LIVRE m, CHAPITRE V
possible d'aboutir à aucun changement de régime. Seulement la Banque prit une attitude plus modeste qu'auparavant, et ne prétendit plus donner des leçons au commerce ; elle se sentit discutée et soupçonnée, de telle sorte qu'en 1866, elle n'osa plus suivre la Banque d'Angleterre, lorsque celle-ci éleva encore une fois le taux de l'escompte.
L'expérience prouva, contrairement à ce qu'avaient prétendu les défenseurs de la Banque, que le taux de l'escompte pouvait être très-différent à Paris et à Londres, sans qu'il y eût aussitôt exportation des capitaux d'une place à l'autre.
Depuis cette époque, jusqu'à 1870, l'existence de la Banque n'a été marquée par aucun incident qui appelle l'observation.
Le tableau suivant indique quelle a été l'importance générale des affaires de la Banque et en particulier des escomptes pendant les quinze années qui ont précédé la guerre et la suspension du paiement des billets. On y voit aussi le chiffre (les virements qui se rapporte spécialement aux opérations de bourse et celui des primes payées pour achat et transport de lingots ou d'espèces.
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