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Cette période se divise en trois parties distinctes. Pendant lîi première, qui comprend trois années, la Banque défend son encaisse par des importations d'espèces; pendant la seœnde, elle procède par l'élévation du taux de l'escompte. Pendant la troisième, les espèces affluent spontanément,
tandis que les affaires diminuent^ malgré rabaissement constant du taux de l'escompte, qui, depuis le 31 mai 1867 jusqu'au milieu de 1870, est resté à 2 1/2 p. 100. "
Pendant cette dernière période, l'abondance des capitaux épargnés et la médiocrité relative des emprunts ou des créations d'entreprises par actions et obligations a fait affluer les dépôts chez les banquiers, de telle sorte que ceux-ci n'ont réescompté qu'une petite partie de leur portefeuille. Alors le service de la Banque a consisté à faire les recouvrements et à tenir la caisse. Le nombre des effets remis à l'encaissement, qui était, en 1864, de 1,266,31'2, s'est éleyé, en 1868, à 1,890,515, augmentant ainsi de plus d'un tiers, pendant que le chiffre des escomptes subissait une diminution.
Depuis 1870, une guerre désastreuse, accompagnée de dépenses énormes et suivie d'emprunts plus énormes encore, a ouvert à cet établissement un vaste champ d'opérations. Grâce au cours forcé accordé à ses billets en août 1870, il a pu, tout en continuant ses affaires avec le commerce, avancer à la ville de Paris et à l'État des sommes considérables.
Cette période, fort intéressante pour l'histoire économique de la France, et très-féconde pour les actionnaires de la Banque, dont le dividende, qui était de 107 fr, en 1869, s'est élevé à 350 fr. en 1873, ne présente, au point de vue de Tart du banquier, qu'un médiocre intérêt. On peut constater dans les bilans de la Banque la grande sortie, puis la rentrée des espèces. Son encaisse, qui était de 1,202 millions le 27 janvier 1870, tombait à 398 millions en 1871, puis se relevait à 630 en 1872, à 705 en 1873, à 1,330 en 1874. Les billets ont suivi un •mouvement inverse : ils étaient à 1,471 millions le 27 janvier 1870; ils sont montés à 2,359 millions en 1871, à 2,678 en 1872 et u 3,071 en 1873. En 1875, ils étaient descendus à 2,600 millions.
On trouve aussi dans les bilans de la Banque un témoignage de la reprise des affaires commerciales après la guerre. Ses escomptes s'élevaient de 8,000 millions à 13,451 en l81i et à 14,609 en 1873. Les virements, qui servent surtout à 1a liquidation des opérations de bourse, s'élevaient en 1873 jusqu'à 26,530 millions.
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