‹ La monnaie bimétalliqueChapitre 228 sur 343 · LIVRE IV, CHAPITRE XI. 4lJ · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE XI. 4lJ

point, comme celle de cuivre, qui tirent de leur usagé, et non dé la matière avec laquelle elles sont faites, leur principale valeur. Mais ces monnaies, qui existent dans presque tous les pays, occupent dans les affaires une si petite place, qu'elles ne fournissent guère la matière d'opérations de change ou de banque, et il n'y a pas lieu d'en parler ici. Cependant la monnaie de cuivre a donné moyen d'émettre du papier dont l'apparence était fiduciaire et qui, en réalité avait cours forcé. Ainsi, lorsque le gouvernement, comme on la vu dans plusieurs États du nord de l'Europe, fonde une banque de circulation dont le papier est remboursable en monnaie de cuivre, il crée un papier-monnaie susceptible de se déprécier jusqu'à concurrence de la valeur intrinsèque du cuivre. Quelquefois même on a vu franchir cette limite, comme quand le gouvernement russe* défendit, sous des peines très-sévères, l'exportation et la fusion du cuivre, afin de pouvoir tenir plus de papier de banque en circulation.

Page 1