‹ La monnaie bimétalliqueChapitre 248 sur 343 · LIVRE V, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE I

ans 2 p. 100 de la même somme, et le revenu de ce fonds fixé h 6,000*/. est versé à la caisse des veuves d'employés, fondation patronnée par la banque. Si les secours abaissaient cette somme au-dessous de 6,000 /., on comblerait le déficit gvec les arrérages des rentes qui forment cette dotation ; on recourrait à de nouvelles contributions, si le cautionnement commun devenait inférieur à 4,700 /.; mais jamais la contribution ne peut s'élever au-dessus de 2 p, 100 de Fancien cautionnement personnel, et jamais la banque ne peut réclamer au fonds de garantie une somme supérieure au montant de cet ancien cautionnement. Les employés sont, en outre, personnellement engagés pour toute la somme dont ils seraient responsables, et le fonds de grantie n'est jamais qu'un cautionnement. — La retenue annuelle pendant cinq ans a été fixée à une livre. »

Discipline, — « Comme la discipline du bureau dépend principalement du commis chef, la description de ses fonctions servira à expliquer celles des autres.

a Le commis chef doit connaître à fond le bureau. H doit aussi posséder certaines qualités morales, telles que le sangfroid, l'amour de l'ordre et de la régularité, lesentiment de la discipline joint à une grande bienveillance naturelle. Il doit surtout prêcher d'exemple.

« Les fonctions du commis chef consistent : — à veiller à C€ que les autres commis viennent au bureau le matin à heure fixe ; à ce qu'ils ne s'absentent pas sans motif dans la journée et à ce qu'ils ne quittent pas la banque jusqu'à ce qu'ils aient rempli leur tâche ; à vérifier de temps en temps si les livres sont en bon ordre, et, s'ils n'y sont pas, à faire les avertissements et les remontrances nécessaires; à voir pendant le jour si les guichets sont bien tenus de manière à ce que le public y soit à son aise; à vérifier si les livrets des habitués sont bien et convenablement écrits, et, en cas de plainte, à examiner la chose et à s'expliquer avec l'habitué ; à voir le matin de bonne heure si la balance de la veille au soir est exacte et, si elle ne l'est pas, à venir le soir ou le lendemain, et à trouver le moyen d'empêcher la chose de se reproduire ; à vérifier de temps en temps les caisses, et à faire

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sur le résultat de la vérification son rapport au banqmcr; à veiller à ce que tous les employés de la maison soient polis les uns envers les autres et envers le public, etc.

<c n doit veiller d'une manière spéciale à ce que chacun arrive exactement à Theure; quelques banques ont établi une feuille de présence.

ce L'exactitude est un signe du caractère. On peut conclure avec raison que celui qui est exact à l'heure remplit ses devoirs avec exactitude pendant le jour, qu'il a les habitudes les plus régulières et qu'il est le plus digne d'avancement. Les plus exacts sont ceux qui méritent le mieux d'obtenir des congés au besoin, car les autres prennent les leurs en détail chaque jour de l'année ; chaque fois qu'un employé demande un congé, il est bon de voir s'il est exact à Theure. Quant aux absences pour cause de maladie, on ne peut pas supposer qu'elles ne soient pas légitimes, et qu'un employé se dise malade lorsqu'il ne l'est pas réellement; s'il s'en trouvait quelqu'un capable d'un tel mensonge, cette action indiquerait une telle absence de dignité personnelle qu'on ne devrait pas tolérer la présence de son auteur dans une banque. »

Vacatices. — « Il est désirable, sous plusieurs rapports, que tous les employés d'une banque, et spécialement ceux qui sont chargés, de la garde du portefeuille ou de la caisse, aient tous les ans au tnoins une semaine ou deux de vacances. Les vacances ne devraient pas même être facultatives ; elles devraient être établies comme une règle fixe et placées à l'époque où elles ont le moins d'inconvénients dans la maison. La bienveillance et l'humanité devraient suffire à décider le patron à prendre ce parti ; mais à défaut de ces sentiments, celui de l'intérêt personnel doit le faire accéder à toute demande légitime de vacances. En premier lieu, le défaut de récréation et de repos peut à la longue déterminer une maladie qui occasionne toujours un grand dérangement dans la maison, lorsqu'elle atteint un employé important. En ce cas, la banque éprouve plus de dommage que si le congé avait été accordé. Ensuite les absences momentanées, lorsqu'elles sont prévues, améliorent la discipline du bureau. En

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