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CHAPITRE III

COMPTABItlTÉ GÉNÉRALE.

§ 1. — Considérations générales.

Il n'est pas nécessaire de faire ressortir l'importance de Torganisation générale de la comptabilité dans une maison

• de banque. En effet, un grand nombre d'opérations, les vire-

• ments, par exemple, s'effectuent simplement par des écritures : les transferts de propriété, si nombreux, si importants, qui ont lieu chaque jour par l'intermédiaire du banquier, n'ont le plus souvent d'autre titre que des feuilles volantes et les inscriptions qui ont été faites sur ses livres. D'ailleurs le banquier a besoin d'une bonne comptabilité pour se reconnaître lui-même au milieu des opérations nombreuses et complexes auxquelles il se livre. Ceux qui, parce qu'ils opéraient dans une petite localité, parce qu'ils n'avaient pas d'associés, ou pour toute autre cause, ont cru pouvoir se passer d'une exacte comptabilité, n'ont pas tardé à s'en repentir.

D'un autre côté, il est incontestable qu'il y a dans certaines

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maisons un luxe de comptabilité^ si Ton peut ainsi dire^ tme recherche minutieuse dans la constatation de tous les détails, qui occasionne des dépenses inutiles, des pertes de temps et de travail qii'il est bon d'éviter. En cette matière comme en toute autre, il existe un milieu que la réflexion, l'habitude des affaires et le jugement peuvent indiquer, mais qui n'admet point des règles générales et que l'intelligence la plus déliée ne suffirait point à trouver, si elle n'était aidée par une expérience directe.

En pratique, la .tenue des livres de banque ne présente point d'uniformité : chaque maison a la sienne, dans laquelle il s'introduit toujours quelques améliorations, quelques procédés nouveaux pour mieux résumer les opérations ou pour les résumer avec moins de travail. Le défaut d'uniformité dans la tenue des livres de banque dépend d'ailleurs, non-seulement du caractère, du tour d'intelligence des banquiers eux-mêmes ou de leurs principaux comptables, mais aussi de la différence des opérations, de la constitution même, si l'on peut ainsi s'exprimer, des diverses maisons de banque.

Il est donc impossible d'indiquer, même approximativement, les traits généraux de la comptabilité de banque* Cependant, pour en donner une idée, à titre de renseignement et d'exercice, essayons d'exposeï les principes sur lesquels cette comptabilité est établie, particulièrement dans la banque de commerce, pour laquelle la tenue des livres estplus difficile que pour toute autre.

En banque, aussi bien que dans le commerce de marchan- ' dises, le but de la pomptabilité est de résumer toutes les opérations de manière à constater tous les détails, à rendre les recherches faciles, en même temps qu'elle présente nettement les résultats généraux. On obtient tout cela par des combinaisons de parties -doubles, au moyen de livres tenus par ordre de temps et par ordre de matières ou de personnes, par un Journal et un Grand-Livre. Seulement, en banque, le journal et le grand-livre se subdivisent, se décomposent et se résument tout autrement que dans le commerce de marchandises.

lies opérations de banque se divisent en diverses catégo-

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