LIVRE VI, CHAPITRE IV
traite sur T pour cette somme et la négocie à 3 fr. 20 le rouble, il en obtiendra 48,901 fr. 82, et en portant cette somme, par Caisse, au crédit de T, mon compte, en la forme ordinaire, ce compte sera soldé. S'il ne tire pas effectivement, il peut solder le compte et créditer T, mon compte, pour solde, et par T personnellement, de 48,901 fr. 82.
Supposons que A tire et négocie une traite de 1 5,28 1 roubles 82 à 320, nous passerons le prix de cette négociation en la forme ordinaire , tant au journal qu'au livre des comptes courants. Les roubles seront inscrits à la colonne intérieure du crédit de ï, mon compte, et les francs à la colonne extérieure.
Alors le crédit et le débit des colonnes intérieures , qui expriment les opérations faites par A à Saint-Pétersbourg , seront balancés. Le résultat de ces opérations ressortira de la comparaison du débit et du crédit des colonnes extérieures de T, mon compte.
En cet état, le crédit de T, mon compte, s'élèvera à 173,901 francs 82 et se soldera par 13,891 fr. 32. Que représente ce solde? Le bénéfice obtenu dans les opérations pratiquées. S'il était en faveur de l'actif du compte, il y aurait perte, et le solde en exprimerait le chiffre.
Nous clorons le compte de T, mon compte, en le soldant par Profits et Pertes ou par le compte qui représente celui-ci, en la forme ordinaire.
Nous établissons ci-après les écritures de A relatives à T, mon compte, sur le livre des comptes courants :
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DOIT Ty BANQUIER, A SAINT-
DATES
OPÉnATlOKS DE T.
Juillet.
à Portefeuille, envoi de 50.000 r/ à 320. v/ de 1.500 /. à 34
à Caisse, ports de 1/ et menns f/ de Paris, à Prolits et Pertes, pour solde
Le compte de T, à Saint-Pétersbourg, est tenu en la forme ordinaire, parce que, non-seulement T opère toujours avec la même monnaie, mais parce que toutes les opérations qu'ilfait donnent lieu à une entrée effective ou à une sortie de valeurs. Il n'aura, tant au journal qu'au grand-livre, qu'un compte intitulé : « A, son compte, » qui sera crédité des roubles que les opérations feront entrer et débité de ceux que ces mêmes opérations feront sortir, c'est-à-dire qu'il sera crédité des sommes dont le compte T, mon compte, que nous venons d'établir, se trouve débité dans les colonnes intérieures du grand-livre, et débité des articles dont nous l'avons crédité dans ces mêmes colonnes.
Les comptes relatifs aux opérations en participation sont tenus d'après les mêmes principes.
Ces principes consistent à considérer la participation. Je même que la commission , comme un être moral qui reçoit de plusieurs personnes et fournît à plusieurs personnes. Ce qu'elle reçoit de la maison dont on tient les livres et ce qu'elle lui fournit est inscrit en la forme ordinaire. Ce qu'elle reçoit des autres personnes ou leur fournit est passé en notes appelées articles borgnes au crédit de l'un et au débit de l'autre au livre des comptes courants.
Au livre des comptes courants, on établit, tant au crédit qu'au débit, autant de colonnes de caisse qu'il y a de participants. Comme on considère la participation au point de vue de la maison dont on tient les livres, les achats avec les fonds des autres participants constituent un crédit, et les ventes qui
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