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PRINCIPAUX TERMES DE BANQUE

Acceptation. — Etiptagemeot écrit de celui sur lequel «ne lettre de change est tirée de la payer à Téchéance. Cet engagement se Torniule ordinairement par le mot accepté inscrit sur le recto de la lettre et suivi de la date et de la signature de l'acceptant. ^ On appelle aussi la lettre de change acceptée une acceptation : un dit, par exemple : « Je voas offre uue acceptation de tel banquier ou négociant. »

Acquit. — Reconnaissance écrite du payement opéré : elle se formule ordinairement par les mots pour acquit^ suivis quelquefois de la date, et toujours de la signature de celui qui reçoit les fonds, au bas des factures et au dos des billets, mandats et lettres de change. Celui qui* écrit cetle reconnaissance donne son acquit. — On dit aussi payer, verser des fonds, ou négocier des effets à ^acquit d'un tiers, lorsque le versement ou la négociation ont eu lieu au compte de ce tiers.

Agent de change. — Officier public commissionné dans les villes où il existe une Bourse pour faire exclusivement, au compte d'autrui, les négociations des effets publics, lettres de change et autres papiers commerçables, et d'en constater le cours. Dans la pratique, les agents de change ont abandonné les négociations des lettres et (les effets de commerce, qui sont failes par des courtiers libres.

Agio. — Différence entre la valeur nominale et la valeur réelle des monnaies. Mille Tranrs en pièces de 20 francs, par exemple, valent 1.004 fr. en argent, plus ou moins: on dit que les 4 fr. sont Vagio de l'or. Lorsqu'il s'agit de comparer le prix courant de la monnaie d'un pays à celle d'un autre pays, celui de la livre sterling au franc, par exemple, l'agio prend habituellement le nom de prix du change. — On appelle aussi agio la différence entre le titre ou montant d'un effet de commerce et son produit à l'escompte. — Le moi agio sei-tenfîn quelquefois à désigner un supplément d'intérêt qui se paye à chaque renouvellement d'un effet présenté à l'escompte, et qui s'ajoute aux droits de commission et de courtage.

Agiotage. — C'est la spéculation appliquée au cours des fonds publics, des actions iodustrielles, etc., le pari qui s'établit sur la différence des cours.

Allonge. — Morceau de papier collé au bout d'un effet de commerce devenu insuf- Qsant pour inscrire les endossements.

Arbitrage. — Comparaison et combinaison de plusieurs opérations par lesquelles on choisit la voie la plus avantageuse pour tirer ou remettre les lettres de change &ur une place étrangère. Les arbitrages sont une branche du commerce de banque, et

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l'on dit : faire les arbitrages, comme on dit : faire Vescompie, les recouvrements, etc. On appelle aussi arbitrage Topéraiion qui consiste à échanger uo titre contre vu autre à la Bourse, acheter du 5 p. 100 et le payer par une vente de 3 p. 100, par exemple.

AssifîXATiON. — Acte par lequel un particulier donne une créance ou un revenu ea garantie ou en payement d'one somme prêtée. On donne assignation sur ses revenus, sur les arrérages d'une rente, sur un banquier, etc. Ce mot, fort uaité autrefois, est i peu près hors d'usage.

Aval. — C'est le cautionnement d'un ou de plusieurs engagements commerciaux. Il peut être donné par un acte séparé, par un ou plusieurs billets ou lettres de change. La forme de cautionnement par aval peut être employée pour le tireur, pour l'accepteur ou pour rendossjcur d'une lettre de change. En cas d'inexécution des engagements, le donneur d'aval est tenu aux mêmes obligatiena que celui dont il a cautionné la signature, et se trouve en quelque sorte substitué à son Heu et place. — L'aval se formule habituellement par les mots bon pour aval, inscrits à la suite delà signature cautionnée et suivis de celle du donneur d'aval. — On donne dans la pratique de Paris le nom à'aval à la facture qne remet au banquier acheteur le banquier vendeur d'une ou plusieurs lettres de change sur l'étranger.

Avis. — Avertissement écrit, adressé au négociant, au banquier sur lequel une lettre de change est tirée, de la création de cette lettre de change, avec indication de la date de l'échéance. On appelle lettre d'avis ou simplement avis la lettre qui contient cet avertissement.

Aviser quelqu'un, c'est lui adresser une lettre d'avis. Cette lettre n'est pas de rigueur, et beaucoup de lettres de change sont tirées avec ou sans avis on sans autre aris ; mais il est plus régulier d'aviser celui avec lequel on est en compte de chaque disposition que l'on fait sur lui. «

Balance. — On donne souvent ce nom à la différence qui existe entre la somme du crédit et la somme du débit ou solde d'un compte. On dit indifféremment : Ce compte se solde ou se balance par 1,000 fr. au crédit, ou au débit, ou : La balance de ce compte est de 1,000 fr. — On appelle aussi balance ou bilan le compte résumé que fait un commerçant à des époques déterminées, et qui présente en quelques lignes le résultat général de toutes ses affaires et la situation de sa fortune.

Banque. — Maison de commerce où l'on vend et achète des valeurs de commerce, titres de rente d'État et hypothécaires, actions, monnaies, matières d'or et d'argent, etc. En France, on ne donne ordinairement le nom de banque qu'aux établissements par actions, publics ou particuliers.

Banquier. — Est un négociant qui se livre principalement à une ou plusieurs des opérations que nous avons décrites sous le nom d'opérations de banque.

Billet. — Promesse de payer une somme indiquée, à une époqne flxe et à une personne déterminée. Le billet commercial est ordinairement à ordre et susceptible d'endossement. Ce titre est soumis, quant aux eflcis de l'endossement, à l'échéance, an payement et au protêt, aux mêmes règles que la lettre de change. ^ Le billet com* mercial est quelquefois souscrit au porteur.

Bu.let de banque. — Promesse émise par une banque de payer à vue et au porlêor une somme déterminée. Ce billet, considéré comme monnaie, circule librement par la volonté des porteurs, qui peuvent à tout instant l'échanger contre espèces. Lorsqu'on a décrété que le billet de banque aurait cours forcé, il est devenu papier-aoonaie, et les payements faits en billets de banque ont été libératoires indépendamment de la volonté des créanciers.

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