DES PRINCIPAUX TERMES DE BANQUE
BoRDEREAD. — Note explîcative et détaillée, article par article. Le bordereau de caisse, par exemple, est une note ou sont indiqués un à un les payements et recouvrements à foire dans la journée. Le bordereau d'escompte est un catalogue méthodique et détaillé des billets, lettres de change ou valeurs présentées à Tescompte. On dit gonvent : a Escompter un bordereau, négocier un bordereau, » au lieu de: escompter, négocier les valeurs énumérées sur le bordereau.
BoDRSB. — Harcbé public où doivent être négociés exclusivement, aux termes de la loi, les effets publics, lettres de change, etc.
Broche. -* Effets de commerce de petite valeur. On donne ordinairement ce nom à tous ceux dont le montant est inférieur à 500 francs, et quelquefois à tous ceux audessous de 1,000 francs. Les effets au-dessus de 1,000 francs s'appellent des quatre chiffres.
Brouiixard. — On appelle, dans le commerce, brouillard ou main courante le livre sur lequel oij^ inscrit toutes les affaires d'une maison aussitôt et à mesure qu'elles t'effectuent»
Cavriste. -- Celui qui spécule ou qui écrit sur le cours des changes.
Carnet. — Livre sur lequel les agents de change doivent constater, à Tinstant et à mesure qu'ils les effectuent, les négociations dont ils sont chargés.
CODANT. — Celui qui, soit comme tireur, soit comme endosseur, négocie et par eoQséquent cède un effet de commerce.
Certain. ~ Lorsque l'on compare ensemble les monnaies de deux pays, on prend nécessairement l'une des deux comme unité ou terme de comparaison. C'est cette unité que l'on appelle « le certain. » En matière de change, l'usage a fixé les monnaies qui, entre deux places, sont prises comme unités et forment le certain. Lorsqu'on dit, par exemple, que le change entre Paris et Londres est à 25.37, c'est la livre sterling qui est l'unité et qui vaut 25 fr. 37 cent. On dit en ce cas que Londres « donne le certain, » c'est-à-dire le terme de comparaison, qui est toujours sous-entendu dans le cours des changes. Par contre, Paris donne l'incertain, c'est-à-dire le terme comparé, et dont l'expTession varie.
Certificat. — Lorsque des marchandises sont remises dans les magasins de dépôt, l'administration de ces magasins en délivre un reçu qui porte indifféremment le nom de certificat ou de récépissé^ et qui se négocie au besoin. On fait habituellement des avances sur cette espèce de valeur.
Charge. — Le change des monnaies est l'échange d'une monnaie contre une autre. — Le prix du change est la*différence qui existe en plus ou en moins entre la valeur d'un effet de commerce au lieu où il se négocie et sa valeur au lieu où il est payable. On dit que le change est favorable lorsque la différence est en moins, et contraire lorsqu'elle est en plus.
Commission. — En banque, ce mot désigne ordinairement le prix d*une opé- . ration faite pour le compte d'un tiers, d'un arbitrage ou d'une négociation par exemple.
Compte. — filat détaillé des affaires qu*un négociant a faites avec un autre.
Compte courant. — On donne spécialement ce nom aux comptes de banque dont 1m rsroisea en espèces ou titres fiduciaires forment la matière ordinaire, et qui donnent lieu le plus souvent à des calculs d'intérêts — On arrête un compte lorsque tous les cateuls sont rapportés et arrêtés k une époque déterminée : on solde un compte lorsqu'on balance les sommes inscrites au crédit et au débit, au ^guré, lorsqu^on en règle
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ou lorsqu'on en paye la différence : on ferme un oompte lorsqu'on cesse d*avoir ttec le client des relations d'affaires.
Compte de retour. '— C'est celui qui doit accompagner la retraite d'one lettre de change protestée; il contient l'état des sommes dont le remboursement doit être fait par le tireur ou les endosseurs.
Connaissement. — C'est, si l'on peut ainsi dire, la lettre de voiture du capitaine de navire. La forme et les effets du connaissement sont déterminés par les art. 381 et suivants du Code de commerce. Le connaissement, comme représentation des marchandises chargées sur un navire, sert assez souvent de gage à certains prêts, |>arti* culicrement sur les places qui font le commerce des Antilles.
Courtage. — Droit perçu à la suite d'une opération faite au nom et pour le compte d'un tiers et, par exemple, à la suite d'une vente ou d'un a/:hat d'effets publics par an agent de change.
Couverture. — Remise fournie à un banquier pour balancer i^ compte ooarant dont le solde constate de sa part un découvert ou une avance sans gage ni garantie. — On dit dans le même sens : couvrir un banquier, au lieu de fournir une remise. — A la Bourse, on dit de même couvrir un agent de change ou que l'agent de change exige une couverture, — On dit dans un autre sens vendre à découvert^ ce qui signifle vendre un titre dont on n'est pas propriétaire, et qu'on ne peut livrer par conséquent qu'en l'achetant dans l'intervalle de la vente au jour de la liqaidation.
Crédit. — Se dit de la confiance par l'effet de laquelle on prête des capitanx i quelqu'un, sous quelque forme que ce soit. On dit d'un négociant qu'il a on n'a pas de crédit, lorsque sa position ou son caractère inspirent ou n'inspirent pas cett^ ces* fiance. Ouvrir un crédit à quelqu'un, c'est s'obliger i prêter sur demande à la personne désignée une somme à des conditions déterminées. — En comptabilité, le crédit est synonyme d'arotV : il désigne la partie d'un compte où sont inscrites les valeurs fournies par la personne dont le nom est inscrit en tête du compte.
Découvert. ~- Être à découvert, c'est avoir avancé en compte courant sans être garanti par une remise. V. Couverture. — Vendre à découvert i la Bourse» c'est vendre un titre dont on n'est pas propriétaire, que l'on ne peut livrer, tn besoin, qu'après l'avoir acheté.
Délégation. — Acte par lequel un débiteur donne à son créancier un antre débiteur qui se charge de le payer, C'est par délégation que sont transférées les créances régies par la loi civile.
Déport. — C'est, en langage de Bourse, un prêt de titré consenti d'ane lîquidafîOR à l'autre, moyennant indemnité, à un vendeur à découvert. Le déport est l'inverse du report.
Disposition. — Se dit de tout ordre de payer, qaelle qu'en soit la forme, adressé à un banquier par celui qui a un compte ouvert chez lui : « J'aecaeillerai vos dispositions, je ferai honneur h vos dispositions » signifie : « Je payerai sur vos ordres. »
Dont un, dont 50 c„ etc. — Se dit dans un marché à prime pour exprimer le moatant de la prime payée.
ËcHÉANCE. — Instant précis où un effet de commerce doit être payé. Un papier à longue échéance est celui dout la réalisation en espèces est éloignée. On appelle aaisi échéance l'époque à laquelle une somme en compte courant devient productive d'intérêt, ou enfre en râleur.
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