‹ La monnaie bimétalliqueChapitre 89 sur 343 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

DEUX SOUTBS d'oPÉRATIONS DE BANQUE.

Lorsque nous avons défini successivement le commerce des matières d'or et d'argent, le change des monnaies, les dépote, les virements, les recouvrements, les arbitrages, l'escompte, les comptes courants, les émissions de billets au porteur, les prêts hypothécaires et sur nantissement ou consignation, les commissions diverses, soit pour rémission de titres d'emprunt ou d'actions industrielles, soit pour recevoir ou payer au nom et pour le compte du commettant, il a été facile d'indiquer et de déterminer le service rendu au public par le banquier dans chaque opération.

Il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit de l'intervention du banquier comme soumissionnaire d'emprunt, soumissionnaire ou fondateur de grandes compagnies industrielles, et surtout comme spéculateur débourse. H n'est ni utile à l'intérêt d'un emprunt, ni à celui d'une grande entreprise industrielle, que leurs titres soient vendus en gros et ensuite revendus au détail au moyen de la spéculation. On a dit, il estvrai,queles hommes avaient besoin d'être trompés pour entrer dans les grandes afiaires, auxquelles ils ne se portaient que sous la conduite de certains chefs de file connus et accrédités; on l'a dit plusieurs fois et sous diverses formes, à la tribune et ailleurs, loi'squ'il y avait une tribune. .

Cette nécessité de tromper les capitalistes, d'exercer leur avidité par la spéculation, de les étourdir au bruit des opérations de bourse, n'est pas démontrée le moins du monde. Il est vrai qu'il y a des habitudes prises, des usages établis, une sorte de prescription en faveur de l'agiotage. Mais lorsque des capitaux réellement disponibles existent sur le marché et y cherchent un placement, il est bien probable qu'ils viendraient d'eux-mêmes, sans qu'il fût nécessaire de faire tant de bruit autour des émissions de titres. On les a vus venii' ainsi quelquefois, même en France; il est vrai qu'en ces

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