‹ La monnaie dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 15 sur 26 · P. PlautiKs Pidcher Tr'mmphalis fiUus^ augw · texte numérisé non relu

P. PlautiKs Pidcher Tr'mmphalis fiUus^ augw

(1) Borghesi, BulUl.iU VIns\. Archéol. 1831, p. 3o.

(2) Le gentilitium est encore douteux.

(3) L'inscription est de Pétra d'Arabie; il faut mettre sur le compte de l'ignorance provinciale l'erreur qui a transformé le titre de triumvir auro argento aère flando ftriundo en triumvir auro argetito flando, et cela précisément à une époque où le cuivre était le seul métal sur le monnayage duquel les triumvirs eussent encore une autorité effective.

III vir a{uro) a{rgento) a[ere) f{lando) f{eriu7ido, g{uaesto)') Ti{beru) Caesaris Aiigmti V consuUs [\.),tr{ibunus) pl[ebis)y ijr(aefectiis) ad aerar{ium), cornes Drusi fil{ii) Germaniciy avuncidus Drusi TiÇberh) Claud[ii) Caesaris f Augusti plii et ab eo censore inter patricios, curator viarum sternendarum a vicinis lectus ex auctoritate Ti{berii) Claudii Caesaris Augusti Germanici, proco(n)s[ul) provinciae Siciliae : Orelli, n° 723.

28. Ti. Vlautio M. f{iUo) ^nien(si) Silvano Aeliaim^ pontifiici)^ sodal{ï) aug{ustali)^ III vir{o) a'uro) a[rgento) a{ere) /(landd) f{eriundo)^ qiuaestori) Ti{beriî) Caesaris, leg{atd) leg{iojiis) V i?i Germania, pr{aefectd) Urb{i) legat{o) et comiti Claud[ii) Caesaris in Britannia, consuli, proco(?i)s{uii) Asiae, legat{o) pro praet[ore) Moesiae; in qua plura quam centum mill{ia) ex numéro Transdanubianoriiirn) (2) ad pjraestanda tributa^ cum conjugib{us) ac liberis et jjrincipib{us) aut regibus suis ^ transduxit; molum orientem Sarniatar{wn) conipressit^ quanivis parte{rn) magna[m) exercitus ad expeditioneni in Armeniam misisset ; ignotos ante aut infensos P{opulo) I{{omano) reges signa romana adoraturos in ripam quam tuebatur perduxit; regibus Bastarnarum et Rhoxolanorum filios^ Dacorum fratres (3) captos aut hostibus ereptos remisit; ab aliquis eorum opsides accepit ; per quae [h] pacem provinciae et conRrmavit et pjrotuUt; Scytharum quoque regem a Cherronensi, quae est ultra Borusthenem^ opsidione summoto,

(1) En l'an 31 de notre ère.

(2) Le lapicide a écrit TRANSDANVVIAKOR.

(3) Le lapicide a écrit ici par erreur FRATRVM.

(4) Par une nouvelle faute, le lapicide a écrit QVEM.

primusex eaprovincia magno triticimodo annonamP[opuli) HComani) adlevavit; hune legatum in Hispaniam ad praefeciur{am) Urbis remissum Senatus in praefectura trimnphalibus ornamends honoravit^ auctore imp[eratoré) Caesare Augusto Vespasiano^ verbis ex oratione ejus q{uae) i{nfra) s{crrptd) siimt) :

Moesiae ita praefuit ut non debuentin me differri honor triumphalium ejus ornamentorumy nisi quod latior ei contigit mora titulus praefecto Urbis;

Hune in eadem praefechira Urbis impj[erator) Caesar Aug{ustus) Vespasianus iterum co{n)s{ulem] fecit: Orelli, 11° 750. — Ce personnage fut pour la première fois consul suffectus en 47 ap, J.-C. ; on ignore la date précise de son second consulat^ qui eut le même caractère.

29. Q. Pompeio Q. f{ilio) Quiriina) Senecioni Roscio Murenae Coelio Sex{to) Julio Frontino Silio Deciano C{ai6) Julio Eurycli Herculaneo L{ucid) Vibullio Pio Augustano Alpino Bellicio SoLerti Julio Apro Ducenio Proculo Rutiliano Rufino Si.io Yalenti Valerio Nigro Fusco Saxaeurytiano Sosio Prisco, pontifici, sodali hadrianali^ sodali antoniniano veriano (1), salio collino^ quaestori candidato Aug[ustorum) (2), legato pr{o) pr{aetore) Asiae, praetort, consuli, proconsuUAsiae, sortito praefecto alimentor(um), XX viro monetaU., seviro^ praef\ecto) feriarum latinarum : Orelli, n° 2761. — Ce personnage si singulièrement polyonyme, car il ne porte pas moins de trentesix noms enfilés à la suite les uns des autres, fut consul ordinaire en l'an 169 ap. J.-C.

(1) Le marbre porte, par une erreur du lapicide, ANTONINIÀNI VERIANI.

(2) AVGG.

30. T. Yitrasio... f(ilio)... Pollioni, co(ii)s(uli) II, pr(aefecto) pr(aetorio), Aw^uslor{um) comil'i M. Antonini et L. Yeri Aug{uslorum) (1) expeditioms, Germanicae Sarmaticae, bis donis milit(aribus) donato, coronis muralibus II, vallaribus II, aur(eis) II, /lattis purisVIII, vexillis YIII, proco(n)s(iili) Asiae (2), leg(ato) Aug(asti) pr(o) pr(aetore) provinciae Moesiae Inférions (3), proco(n)s(uli) provinciae G-alliae î^arbonensis, leg(ato) Aiig(usti) leg(ionis...., pontiâci, sodaliantoniniimo, praef(ecto) alimentorwm, praeiori, ^îniestori, III viromonetali a (î^ro) a{rgento) aÇere) f{lando) f{eriundo), marilo J.imiae 'E-dUStinae iriip^craioris) Caesaris M. Antonini Aug(usti) et àivae Faustinae Piae, patrudi Commoàï Aug{usli) : Henzeu, n° 64-77. — La restitution de cette importante inscription sur un fort petit fragment, est certaine et due en grande partie à Borghesi (i). Le personnage auquel elle se rapporte^ gendre de Marc-Aurèle, fut une première fois consul suffeclus sous le règne d'Antouin le Pieux, dans une année encore incertaine, puis consul ordinaire en 176 ap. J.-C.

7. Si ces inscriptions nous attestent la conservation du titre et des fonctions des triumvirs monétaires sous l'Empire, pendant deux siècles et demi, elles n'apprennent absolument rien sur ce que pouvaient être alors les attributions de ces magistrats. Et ce point important reste encore enveloppé de la plus grande obscurité.

(1) AVGG.

2) Voy. Orelli, n° 3421 .

(3) Voy. Henzen, n» 5290.

(4) Rhein. Jahrb. 18i3, p. 104.

M. 0. Hirschfeld (1) a récemment émis l'opinion que jusqu'au règne de Trajan les triumvirs avaient c.û intervenir dans la fabrication des monnaies des trois métaii:x, agissant au nom de l'Empereur pour l'or et l'argent, au nom du Sénat pour le cuivre ; qu'ensuite, à dater des réformes de Trajan dans l'administration des monnaies (plus loin, dans ce livre, chap. iv, § 2 ; livre VIT, chap, iv, § 1), leur charge devint purement honorifique, et qu'ils n'eurent plus aucune autorité dans la fabrication^ monétaire d'aucun métal. La théorie est ingénieuse, mais elle ne repose sar aucune base solide ; elle me paraît^, au contraire, en contradiction avec les faits que l'on peut constater le plus sûrement, et pour ma part je ne saurais y souscrire.

Nous verrons tout à l'heure (dans le paragraphe suivant) par des preuves positives, qu'à partir d'Auguste , s'il se produisit à plusieurs reprises, et en particulier sous Trajan, des changements dans l'administration de la monnaie proprement impériale, de la monnaie d'or et d'argent remise sans contrôle entre les mains de l'Empereur, moneta auraria argentaria Caesmis (2), cette administration fut toujours rangée parmi les services de la maison impériale, et dépendit du directeur suprême du fisc, procuralor fisci ou a rationihus. Ceci ne laisse aucune place vraisemblable et admissible à l'intervention des magistrats tels que les triumvirs, dont l'autorité émanait de celle du Sénat, bien qu'ils fussent désormais, les inscriptions qui viennent d'être citées nous l'attestent, choisis dans les rangs de Tordre

(1) Uiitersuchitngn a\i[ dem Gcbiete der rœn.ischen Verivallungs^yeschiclite, p. 9i.

(2) Cnrp. inscr. lut. t. VI, n" -i3.

équestre (1). Ainsi, malgré la conservation de leur titre traditionnel qui mentionnait l'or et l'argent, métaux sur le monnayage desquels ils avaient eu réellement pouvoir aux temps républicains, on ne saurait croire que le Iresviriauro argento aereflnndo feriundo aient eu sous l'Empire aucune part à la fabrication des espèces de ces deux métaux. Mais, d'un autre côté, il fallait une administration spéciale, dérivant ses pouvoirs du Sénat, pour la confection et la comptabilité du numéraire d'appoint, demeuré sénatorial. Nous ne trouvons dans les textes littéraires ou dans les inscriptions aucune trace de personnages à qui cette administration ait pu être remise, autres que les triumvirs, et du moment que l'on continuait à les créer chaque année, c'est à eux qu'elle incombait naturellement ; ils en étaient les titulaires, désignés à l'avance par l'institution même de leur charge. Je ne crois donc pas possible d' adopter un autre système que celui auquel je me suis déjà rangé (dans ce livre, chap. T"", § 8, 4), considérant les triumvirs monétaires comme ayant été, sous les Empereurs, les directeurs et les administrateurs du monnayage sénatorial de cuivre. Ils restaient ainsi ce qu'ils avaient été sous la E,é|)ublique, les magistrats monétaires normaux délégués par le Sénat ; mais la sphère de leurs attributions s'était trouvée restreinte en même temps que le droit même du Sénat, d'oii découlaient leurs pouvoirs. En l'envisageant comme ainsi restreinte à la monnaie de cuivre, je ne pense pas non plus que leur autorité effective ait souffert aucune atteinte de la nouvelle organisation monétaire de Trajan. Tant qu'il y eut un monnayage sénatorial de cuivre, leur rôle y resta le môme. Sans doute,

(1) Mommsen, Sladtsrechte, i I, p. 563; 0. Ilirschfeld, ouvr. cit. p. 94.

il paraît positif que Trajan, pour faciliter les opérations techniques et sans doute réaliser certaines économies dans la fabrication, réunit l'atelier sénatorial, destiné à la frappe exclusive du cuivre, dans le même hôtel des monnaies que les ateliers impériaux où se frappaient l'or et l'argent (i)lus loin, dans ce livre, chap. iv, § ^). Mais, pour se trouver désormais dans les mêmes bâtiments que les officines impériales, l'officine ou les officines sénatoriales n'en restèrent pas moins asolument distinctes comme direction et administration. Des dédicaces de l'an il5 de l'ère chrétienne parlent de la moneta auraria argentaria Caesaris nostri (1); une inscription d'un affranchi de Trajan, de Vaurum et argentum monelae Caesaris nostri (Î2) ; sans que rien n'indique une confusion, même de personnel, entre cette administration et celle de la monnaie d'appoint. Tout ce que l'on pourrait admettre, c'est qu'à partir de Trajan l'Empereur s'arrogea une certaine autorité de surveillance et de contrôle supérieur sur la fabrication de la monnaie de cuivre du Sénat (3). Il est certain, en effet, qu'en l'an 415, le directeur de la monnaie de Rome, qui est un affranchi de l'Empereur et un employé du fisc impérial, prend le titre à'optio et exactor auri argenti et aeris ([\). Remarquons cependant que de ceci ne résulte même pas d'une manière absolument nécessaire une intervention de l'administration du fisc dans le monnayage sénatorial. Il peut y avoir là un fait d'une autre nature, et peut-être purement temporaire, résultat naturel de la réunion des

(1) Corp. inscr. lat., t. VI, n°' 424 i.

(2) Mommsen, Inscr. rcgn. Neapol. n° 609.

(3) Mommsen, MR, t. III, p. 11 ; 0. Hirschfeld, ouvr. cité, p. 9S.

(4) Corp. inscr. lat. t. VI, n°^ 42-44.

officines impériales et sénatoriale?; dans le même local : la remise de la direction supérieure des services de vérification et de contrôle des monnaies, pour les deux administrations distinctes, aux mains d'un seul et même personnage, à la fois agent du fisc en ce qui touchait il l'or et à l'argent, agent des triumvirs, et j)ar suite de l'autorité sénatoriale , en ce qui touchait au cuivre. Et, en effet, si le directeur est le même, ce que devait entraîner le groupement des deux fabrications dans le môme hôtel des monnaies, au-dessous de lui les officines dépendant de l'Empereur et du Shiat ne se confondent pas; leur personnel est absolument distinct, parce que les administrations sont différentes et dépendent chacune de l'un des deux pouvoirs entre lesquels la fiction constitutionnelle établie par Auguste a partagé l'Empire.

Ce qui prouve, du reste, la liaison intime existant, sous l'Empire, entre la magistrature des triumvirs monétaires et le monnayage sénatorial de cuivre, ce qui prouve que ce sont eux qui administraient et dirigeaient ce monnayage, c'est que les deux institutions se maintiennent jusqu'à la même époque et cessent en même temps d'exister. Les inscriptions que nous avons passées en revue nous ont fait voir des triumvirs en fonctions jusqu'au milieu du lii^ siècle de notre ère. Les plus récents parmi ceux dont la date peut s'établir avec précision sont Sergius Calpurnius Dexter (inscr. rr 7), qui fut consul en 225 ; Lucius Tiberius Claudius AureliusQuintianus (inscr. n^ 9), consul en 235 ; Titus Clodius Pupieiius Piilcher Maximus (inscr. n" 10), fils de l'Empereur assassiné en 238 ; enfin, Lucius Fulvius Gavius Numisius Petronius ^milianus (inscr. n" 16j, s'il est exact, comme le conteste M. Léon Ee-

nier (1), mais comme lacliose paraît plus vraisemblable et est assez généralement admise, qu'il n'est pas le personnage qui fut consul un peu avant A.lexanclre Sévère, mais son fils, et qu'ayant été, peu après son triumvirat monétaire, candidat questeur de deux Empereurs régnant en même temps, quaestor candidalvs Aiigustoritm, il le fut entre 2i7 et 260. Ce dernier exemple nous amènerait ainsi au seuil du règne deGallien, peut-être même dans les années où il fut associé à son père Valérien. Après cela, nous ne voyons plus mentionner de triumvir monétaire, non plus qu'il n'y a de fabrication de monnaie de cuivre par l'autorité du Sénat à partir du règne d'Aurélien (dans ce livre, chap. r% § 8, 7 ; livre VII, chap. iv, § 2).

Bimard de la Bastie (2) et Eckhel (3) me paraissent donc avoir été dans le vrai quand ils ont conjecturé que la suppression de l'office des triumvirs monétaires, et la direction de tout le monnayage des trois métaux remis aux mêmes officiers du fisc impérial, étaient des faits qui avaient dil se produire en même temps que l'on supprimait le droit du Sénat sur l'émission de la monnaie d'appoint, à l'époque d'Aurélien, et, comme les autres réformes monétaires de ce prince, être la conséquence de la grande révolte des ouvriers monnoyers, que les historiens mentionnent sous son règne, en 274 (a).

(1) Mélanges d'épigraphie, p. 12 et s.

(2) Dans la 2* édition de la Science des médailles du P. Jobert, t. H, p. 66.

(3) DN, t. I, p. Lxxix ; cf. F. Lenormant, Organisation de la monnaie dans l'anhquilé, p. 42.

(4) Vopisc. Aurelian. 38; Aurel. Vict. Cacsar, 3o, 6; Eutrop. IX, 14 ; Suid. V. jJ.ovtTapio;.

8. Si j'ai cru devoir combattre le système de M.O.Hirschfeld relativement aux triumvirs monétaires sous l'Empire, je me plais à constater la précieuse lumière que le même savant a su répandre sur la façon dont était organisée la direction et l'administration du monnayage proprement et exclusivement impérial, de celui de l'or et de l'argent (I). En établissant que l'office de procuralor monetae n'a été institué qu'au iV siècle, M. Hirschfeld a déterminé un point capital dans l'histoire de cette partie de l'administration du fisc impérial et permis d'en suivre les principales vicissitudes.

César avait remis la fabrication de la monnaie impératoriale à des esclaves de sa maison, monetae peculiaresservos praeposuit (2). Auguste suivit son exemple, et quand il se fut assuré le privilège exclusif de l'émission des espèces des deux métaux nobles, il en fit un des services de la maison impériale (3), de telle façon que dans cette maison les employés et ouvriers des monnaies formèrent une branche à part, sous le nom de familia monetalis [k] ou monetaria (o). Nous ne possédons que deux inscriptions d'un personnage appartenant à ces services, qui remontent au 1" siècle, c'est celle de C. Julius Thallus, superpositus auri monetai nummulariorum (6), lequel paraît avoir été un affranchi de Caligula et avoir exercé sa fonction sous

(1) Untermchungen auf dent Gebiete der rœmischen Verwaltmgsge' schichte, p. 92 et s.

(2) Suelon. Caes. 26.

(3) Mommsen, MR, t. III, p. 13.

(4) Orelli, n" 1711 ; Corp. inscr. lat. t. VI. n° 239. (b) Orelli, n° 3226 ; Corp. inscr. lat. t. VI, n° 298. (6) Willmanas, n° 227.

Claude (1), et celle de Nobilis, esclave de Tibère, aeq{uator] monetae (2). Ou n'employait, en effet, alors, dans cette administration, que des affranchis et des esclaves impériaux.

Au temps de Domitien encore, Stace (3) place sous l'autorité de l'intendant supérieur du fisc de TErapereur, qui portait depuis Claude le titre de a rationibus, plus tard rationalis,

.... quid Ausoniae scriptum crepet igné monetae.

L'expression à^Ausonia monela est importante à noter, non qu'elle signifie, comme l'a pensé M. Hirscbfeld, que toute la monnaie impériale se fabriquait alors uniquement en Italie, à Rome, mais parce qu'elle indique que seul l'atelier de Rome, le plus important de tous, du reste, dépendait directement de ce haut fonctionnaire. Nous montrerons un peu plus loin (dans ce livre, chap. iv, § 2), qu'il existait dès lors un certain nombre d'ateliers pour la monnaie d'or et d'argent de l'Empereur , placés dans les provinces, comme celui de Lugdunum, dont parle Strabon (4) ; mais ils étaient probablement soumis à l'autorité du procurateur spécial qui administrait les intérêts du fisc dans la province (5) .

C'est au commencement du if siècle, et très-probablcT ment lors des réformes que Trajan réalisa dans Tadminis-

(1) 0. HirschfeUl, ouvr, cit. p. 92.

(2) Boissieu, Inscriptions de. Lyon, p. 281.

(3) Silv. m, 3, 103.

(4) Strab. IV, p. 192 ; cf. Boissieu. Inscr. de Lyon, p, 281.

(5) Dio Cass. LUI, 15; Cod. Just. II, 37. 2; VII, 73, 6; voy. O.Hirschfeld, ouvr. cit. p. 30.

tratjon des monnaies (l) fplus loin, dans ce livre, chap. ii, § 2 ; livre YII, chap. iv, ^ 1), que la direction de tous les services urbains et provinciaux relatifs au monnayage impérial fut centralisée entre les mains d'un fonctionnaire unique et spécial, dont l'office fut alors créé. Son titre ûit procurator monetae, et il se prit dans Tordre des chevaliers, car le caractère domestique de l'office n'aurait pas permis d'y appeler un sénateur (2). Les inscriptions ne nous font connaître jusqu'ici qu'un petit nombre de ces fonctionnaires :

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