DES MATIERES
Chapitre II. — Coup d'oeil sur la doctrine monétaires et ses conséquences pratiques dans l'antiquité.
§ 1. — Les Grecs.
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1. Les Grecs ne se sont jamais mépris sur la véritable nature de
La théorie de la monnaie chez Aristote Jijid^
Chez Platon -2
Chez Xénophon 3
2. Excellence de la monnaie grecque au point de vue de la correspondance entre la valeur matérielle intrinsèque et la valeur nominale de circulation 4
Rareté des exceptions à cette règle générale 6
L'opération monétaire des Cyzicéniens aux v' et iv^ siècles av.
L'opération de V Union des hedés d'électrum et son peu de succès
sur les marches j^
Les monnaies fourrées n'ont jamais été chez les Grecs que des
espèces de nécessité 7^,V/
La théorie de la monnaie-signe ne s'est jamais implantée chez les
Grecs au temps de leur indépendance 9
TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES
3. Garanties qui s'opposaient chez les Grecs ;i l'altération systématique des espèces. Le caractère municipal du monnayage.
La liberté politique et l'esprit de contrôle . .
On no trouve dans le monde hellénique d'altération des monnaies que sous les tyrans
Nombreuses altérations des espèces dans l'empire despotique des Perses; contraste qu'il offre, sous ce rapport, avec la Grèce.
Prétention des Acbéraénides à l'établissement du double étalon et à la fixation légale d'un rapport invariable entre l'or et l'argent; conséquences qu'entraîne cette erreur économique
En l'absence de la notion du système représentatif, le développement des autonomies municipales dans les états monarchiques était le seul contre-poids à l'omnipotence du souverain; c'est la barrière qui a empêché l'altération des monnaies dans une partie des royautés grecques après Alexandre
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§ 2. — Les Romains.
1. La saine doctrine monétaire est transmise des Grecs aux Romains ^ 8
On en trouve encore des vestiges chez les jurisconsultes, mais moins nettement formulés et laissant la porte ouverte à de graves abus 19
Ce qui manque à la définition de !a monnaie par Paul Ibid.
2. Les premières réductions de l'as à Rome n'impliquent pas la prétention de l'Etat à donner au numéraire une valeur conventionnelle et factice 21
La première tentative de ce genre s'observe dans la loi Flaminia, mais elle était alors seulement un'expédient de nécessité résultant de la détresse de la République 23
3. Cette loi devient un précédent funeste, dont s'autorise la théorie de la monnaie-signe, adoptée par le parti aristocratique à l'avènement de la nobilitas 23
Perturbations profondes dans les monnaies qui résultent de l'adoption de cette fausse théorie au milieu des désordres politiques
de la décadence de la République 26
Tentative de réforme de Marius Gralidianus 27
Triomphe de la doctrine de la monnaie-signe avecSylla Ili'l.
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4. L'habile politique de César et d'Auguste produit de bonnes monnaies au commencement de l'Empire 28
Mais le développement du despotisme impérial, s'autorisant de la doctrine de la monnaie-signe, a mène bientôt de grandes altérations des espèces ' 29
Progrès de ces altérations à partir de Néron 30
La crise monétaire du iii^ siècle 31
La doctrine désormais universellement adoptée livrant la monnaie à l'arbitraire du s uverain, toutes les tentatives postérieures de réforme n'ont qu'un effet temporaire, et l'altération des espèces reprend toujours son cours au bout de peu de temps. .■ Ibid.
5, L'empire romain lègue au Moyen-Age son erreur économique sur la nature delà monnaie ; conséquences de ce funeste héritage 32
La grande crise monétaire du xiv^ siècle 33
St Thomas d'Aquin lui-même reconnaît au souverain le droit d'altération des monnaies 34
Seul, dans le Moyen-Age, Nicolas Oresme proteste contre cette
théorie et formule les vrais principes économiques Ibid.
Triomphe tardif de ceux-ci chez les peuples modernes 35