‹ La monnaie dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 21 sur 26 · HN, XXXVI · texte numérisé non relu

HN, XXXVI

(9) Corp. inscr. allie, t. I, n<s 37i-376.

(10) Corp. inscr. graec. n° 666; Ross, Le Monument d'Eubulidès. Athènes. 1837; Beulé, L'Acropole d'Athènes, t. II, p. 345. n^ 22 ; Le Bas, Mém. de l'Acad. des Inscr. nouv. sér. t. XXllI, 2= part. p. 146-150.

lui voir graver les coins destinés à la frappe de leurs espèces métalliques. C'est ainsi que les monuments uumisraatiqués nous font voir, comme on a pu déjà le discerner f dans la liste que nous avons donnée, Evénète travaillant pour Phégium, Camarina et Catune en même temps que pour Syracuse, Proclès pour Catane et Naxos, Aristoxène pour Héraclée de Lucanie et Métaponte, Cimou pour Syracuse et Messana. Cette conclusion ne résulte pas seulement de l'identité des noms dans les signatures, ce qui serait une raison insuffisante, car il pourrait y avoir homonymie purement fortuite entre des artistes différents ; mais le travail de la même main, l'empreinte du style propre à un même artiste, sont incontestables dans les monnaies de villes différentes que nous rapprochons ainsi (1).

Au sujet de la période de temps fort restreinte dans laquelle se placent toutes les signatures connues de graveurs de? monnaies grecques, nous ne saurions mieux faire que de rapporter ici les judicieuses observations de M. Von Sallet (2).

« A Ivhégium, la destruction de la ville en 387 av. J.-C. (par Denys l'Ancien) fournit une date certaine pour la. cessation du monnayage d'argent. Le graveur Cratésippos est manifestement un peu plus ancien, puisqu'il' emploie encore l'orthographe PHTINON dans la légende de ses monnaies. (Voy. livre IV, chap, ii, § 2; livre V, chap. i, § "2.)

« Pour la Sicile, l'époque de la destruction de Xaxos et de ("atane par Denys, en 403 av. J.-C, offre un élément sûr pour dater un grand nombre de monnaies. Proclès a

(1) Voy. par exemple, dans la pi. i de R. RocheUe. n»* 6-9, le rapprochement des types gravés par Evénète pour Syracuse et Catane.

(2) Zeilschr. f. Num. l. II. p. 7 et s.

travaillé pour Naxos et Catane, Chœrion et Héraclidas pour Catane, tous les trois évidemraent très-peu avant •i03. Evcnète gravait à la fois pour Catane et pour Syracuse dans sa première manière, d'un style encore dur, également dans les dix dernières années du v^ siècle. Les monnaies qui appartiennent au complet développement de son talent, à la perfection de sa manière (et la pièce qu'il a gravée pour Camarina est du nombre), doivent être attribuées avec certitude aux années qui ont suivi /iOO, ainsi que les monnaies gravées par Cimon, son contemporain. Dans le même temps se placent Euclide, Phrygillos, etc. Enraène a commencé plus tôt, et Sosion doit être aussi rangé parmi les artistes qui participent encore de l'ancien style .

« En un mot, tous les graveurs monétaires siciliens appartiennent à une même période, celle du plus haut degré de développement de la Sicile, et en particulier de Syracuse, après la guerre des Athéniens et sous Denys I"", au temps de qui je rapporterais les chefs-d'œuvre d'Evénète et de Cimon.

(( En Grèce, les inscriptions de noms d'artistes sont si mal déterminées encore et se présentent si sporadiquement, qu'il est difficile d'en parler avec précision. Les belles monnaies de la Ligue Chalcidienne appartiennent au temps de Philippe de ]\Iacédoine, jusqu'en 348 av. J.-C. (1). Les pièces deClazomèneavecOEOAOTOl E roi El doivent avoir été frappées à l'époque du roi Mausole de Carie, mort en 353 (t2). On a déjà remar-

(1) J'ai cru devoir adopter une époque de trente ans antérieure et se terminant en 379 (plus haut, dans ce livre, chap. r' 3 2, 3).

(2) Je pencherais plutôt à croire qu'elles appartiennent aux années

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que l'analogie de style qui existe entre la tête du droit de ces pièces et celle qui se voit sur les monnaies du monarque carien, mais avec une beauté bien supérieure dans l'œuvre du graveur de Clazomène.

« Par conséquent, à l'exception de quelques exemples bien douteux fournis par certaines monnaies royales (d'Alexandre et de Seleucus IV) et peut-être de quelques autres appartenant à l'Italie méridionale, on peut déterminer le milieu du iv^ siècle avant l'ère chrétienne comme l'époque où les noms de graveurs disparaissent absolument des monnaies, tandis qu'on ne saurait citer aucun fait certain d'inscription d'un nom de ce genre avant les dix dernières années du v^ siècle. »

Enregistrons maintenant, sur le sujet spécial des graveurs de Syracuse, les remarques de M. Barclay Head (1), qui a su serrer de plus près et avec plus de succès qu'aucun autre les phases de l'histoire de l'art dans cette grande cité, et qui en a fait un si heureux usage pour la détermination de la série chronologique de ses monnaies.

De la levée du siège jmr les Athéniens à l'avènement de Denys l'Ancien (412-406 av. J. -C.) : « C'est à ce moment qu'une attention toute particulière commence à être consacrée à la fabrication des monnaies , dont la beauté est désormais regardée comme un objet d'intérêt public. Pour la première fois, les graveurs des coins sont admis à signer leur œuvre, et nous voyons dès lors

subséquentes, pendant lesquelles on construisait et décorait à Ilalicarnasse le tombeau de Mausole.

(1) On the chronologkal seqience of the coins of Syracuse, Londies et Paris, JSTi, extrait da t. XIV de la nouvelle série du Numismutic Chronicle.

fréquemment charger deux artistes difFérents de l'exécution des deux faces d'une même pièce. Eumène, Sosion et Phryf^illos sont les graveurs principalement employés à l'exécution des têtes du droit des pièces que je classe avant 406, Eumène, Evénète et Euth.... ceux à qui l'on confie plutôt les coins des revers dans les mêmes années (1). »

Temps de Denys et de ses successeurs {h^Q-'^h^) : « Les monnaies d'argent des règnes de Denjs et de ses^ successeurs sont les spécimens les plus splendides qui existent de l'art monétaire, parle luxe du style et la délicatesse du travail. Mais ils ne présentent pas, par contre, la pureté et la simplicité qui caractérisent l'art de la meilleure époque en Hellade et en lonie (2). Les noms de graveurs qui se rencontrent alors le plus fréquemment sur les droits des pièces sont ceux d'Evénète, Euclide, Cimon etParménion ou Parraénide. Les deux premiers se trouvent souvent avec des revers signés d'Eumène. Euclide et Cimon ont excellé dans la représentation des têtes de face ; celle de Pallas par Euclide (3) et celle d'Aréthuse par Cimon (4), sont justement célèbres; nous préférons la seconde, mais la première était alors tellement favorite qu'on l'adopta, à l'exclusion de toute autre^ pour les drachmes et les hémidrachmes...

« Les décadrachmes sont nombreux dans cette période. Tous, sans exception, paraissent avoir été les œuvres des deux artistes Evénète et Cimon, bien que tous ne soient pas signés

(2) R. S. Poole, On greek coins as iUustralinrj greek art, dans le Nuni. chron. nouv. sér. t. IV, p. 236.

(3) PI. IV, n° 10 de la publication de M. Barclay Ilebd.

(4) PI. IV, n" 9.

« Les pièces qui semblent bien positivement appartenir à la fin de la période ne portent plus de signatures d'artistes Il est probable, du reste, que les

dernières datent de la fin du règne de Denys II et du temps de Dion (356-353). Les neuf ans qui suivirent l'assassinat du dernier ne furent qu'une longue convulsion de désordre et d'anarchie, où il n'est pas vraisemblable que l'on ait produit l)eaucoup de monnaies (1). »

Il résulte de ces faits que l'on ne trouve de signatures certaines de graveurs monétaires que pendant une période historique d'une soixantaine d'années environ, qui correspond, du reste, au développement le plus parfait de cet art ; puis que la permission accordée à ceux qui exécutaient les coins des monnaies d'y inscrire leurs noms n'a été, même pendant cette période, dans la Grèce proprement dite et l' Asie-Mineure, qu'un fait extrêmement rare, exceptionnel ; qu'il n'est passé à l'état d'usage habituel que dans la Sicile et la Grande-Grèce. Ceci semble bien montrer que si ces graveurs étaient des hommes libres et de véritables artistes, en général on ne les classait pas à un rang bien élevé, sur la même ligne que les maîtres de la sculpture et de la peinture ; qu'on les rangeait plutôt dans ce que nous appellerions les artistes industriels, par opposition à ceux qui cultivent le grand art. Cette conclusion est confirmée par le silence absolu que gardent tous les écrivains de l'antiquité grecque au sujet des graveurs monétaires. Les littérateurs ont dédaigné de conserver le nom d'aucun d'eux, tandis qu'ils célèbrent la gloire de certains graveurs sur pierres fines, même celle de ciseleurs d'orfèvrerie.

(1) P. 20 et s.

Une certaine parenté de procédés techniques entre les deux arts a fait supposer à quelques-uns des érudits modernes (I) que les graveurs des coins monétaires devaient être pris parmi les graveurs d'intailles et de camées. 11 n'est pas impossible que la chose ait pu quelquefois se produire. Cependant, il me semble plus probable que ces graveurs des monnaies appartenaient ordinairement à la classe des toreutes, ou ciseleurs sur métaux, et qu'ils devaient en même temps exécuter des pièces d'orfèvrerie, d^e même que nous venons de voir les entrepreneurs de monnayage, àp^pj^oY.ô-oi^ se confondre avec les orfèvres, yp'jaoyôou II y a même vraisemblance à ce que, dans bien des cas, le même personnage, tout en exerçant le métier d'orfèvre, a pu être à la fois monnoyer, comme entrepreneur industriel, et graveur de coins (2). C'est de la même façon que la plupart des grands graveurs de médailles et de monnaies de l'Italie des xv^ et xvr siècles, et ceux de la France du xvf (3), étaient en même temps orfèvres, et que plusieurs d'entre eux sont connus comme ayant soumissionné l'entreprise d'une ou plusieurs émissions de monnaies (4).

(1) Jacobs, Miinchner Denkschrift. part, v, p. 9; Meyer, Geschichle dtrbild. Kiinsle, t. I, p. 141 ; Welcker, Kumtblatt, 1827, n" 8i, p. 334.

(2) Je serais assez disposé à croire que c'est seulement dans celte dernière condition que l'on aura permis à un graveur de placer son nom sur la monnaie, non plus d'une manière dissimulée, mais à une place plus importante et avec le verbe èTtôst. L'inscription serait ainsi à la fois une signature d'artis'.e ot une signature de monnoyer responsable.

(3) Voy. la dissertation de M. Albert Barre : Graveurs généraux et particuliers des monnaies de France; Contrôleurs généraux des effigies; Noms de quelques graveurs en médailles de la Renaissance française (extrait de VAnnuaire de la Société Française de Numismatique). Paris, 1867. Et J.-J. Guiffrey, dans les Mélanges de Numismatique, 1877, p. 430 et s.

(4) Voy., entre autres, l'exemple d'Emiliano Orsini, de Foligno, sous

Nous avons vu que Tun des principaux et des plus luibiles graveurs monétaires de Syracuse, au temps des Denys, s'appelait Cimon. Or, parmi les plus fameux ciseleurs de vases d'or et d'argent, à la grande époque de la plastique grecque, est précisément aussi un Cimon, qu'Athénée (1) mentionne avec de grands éloges, mais sans indiquer sa patrie. Le rapprochement est au moins remarquable, quoiqu'il y aurait imprudence à affirmer d'une manière absolue l'identité des deux personnages.

En tous cas, la nature de l'art qu'ils pratiquaient, et qui n'était pas tenu pour plus relevé que celui de l'orfèvre et du ciseleur, qui de même était rangé parmi les métiers plutôt que parmi les arts proprement dits, a fait que les anciens ont tenu les graveurs de monnaies en assez médiocre estime pour ne nous avoir conservé aucun de leurs noms. Et pourtant pour nous autres modernes, qui n'avons pas les mômes préjugés, il est au moins trois de ceux dont les signatures ont pu être lues sur leurs œuvres, que nous n'hésitons pas à placer au rang dés plus grands artistes de l'antiquité, et qui méritent à nos yeux au moins une page dans l'histoire générale de l'art : ce sont Evénète et Cimon de Syracuse, et Théodote de Clazomène (2).

Evénète et Cimon étaient contemporains, quoique le premier ait commencé à travailler un peu plus tôt que le second. Comme je l'ai déjà fait voir, l'époque de leur

les papes Pie II et Paul III, signalé dernièrement par M. Eugène Muntz, Gazette des Beaux-Arts, juillet I87S, p. 100 et s.

(i) XI, p. 781.

(2) Voy. l'étude que je leur ai consacrée dans la Gazdte c/cs Beaux- Arts, t. XV, p. 380 et s,, accompagnée d'une admirable planche par M. Jules Jacquemart. Jamais on n'a mieux rendu que dans celte planche le style propre à chacun des trois grands maîtres de l'art monétaire.

grand éclat correspond à la tyrannie des deux Denys à Syracuse. C'est alors qu'ils ont été chargés d'exécuter les énormes pièces d'argent, du poids de dix drachmes attiques, que l'on appelait pentécontalitra (voj. livre VI, cliap. IX, au mot Pentécontalitron ; livre VII, chap. i^ § 1): Toutes celles de ces pièces qui sont jusqu'à présent connues, appartenant à l'époque indiquée, sortent des mains de l'un ou de l'autre, et ce sont leurs plus merveilleux chefs-d'œuvre. Une partie seulement est signée. Mais, sur les pentécontalitra du môme temps qui ne portent pas de nom d'artiste, il est Tacile de reconnaître le faire de l'un des deux rivaux, sans qu'on en ait encore rencontré qui porte l'empreinte d'une troisième main.

Depuis longtemps le jugement unanime de tous les connaisseurs a proclamé ces pentécontalitra de Syracuse, gravés par Evénète et Cimon, même avant qu'on n'eût su discerner les noms de leurs auteurs, le nec plus ultra de Fart monétaire. Des deux graveurs, Cimon ne doit être classé que le second, et pourtant ses œuvres surpassent de beaucoup ce qui a été fait de plus remarquable dans le même art à la Renaissance. Son style est loin d'être sans défauts; il recherche un peu trop les tours de force et le côté gracieux des types, aux dépens d'une beauté plus idéale et plus sublime. Ses figures, trop surchargées de détails et d'ornements, manquent de simplicité, et par suite perdent quelque chose du côté de la pureté et du grandiose. En même temps, il a toujours dans l'exécution une certaine âpreté, qui quelquefois atteint presque à la rudesse et contraste singulièrement avec la recherche de grâce dont il paraît toujours préoccupé.

Cimon n'est qu'un grand artiste; Evénète est le plus grand de tous dans la branche qu'il a cultivée. Il est comme

le Phidias de la gravure en monnaies. Regardez pendant quelque temps une pièce gravée par lui, et bientôt vous oublierez les dimensions exiguës de l'objet que vous tenez à la main ; vous croirez avoir sous les yeux quelque fragment détaché des frises du Parthénon ; car c'est le propre de l'art parvenu à sa perfection, de donner autant de o-randeur aux plus petits qu'aux plus immenses objets, et de rassembler sur un flan monétaire de six ou sept centimètres de diamètre autant de beauté et de i)uissance que dans une statue colossale.

Comme beaucoup de grands maîtres, Evénète a proo-ressé constamment dans le cours de sa carrière et modifié sa manière d'une manière sensible. A ses débuts, dans les dernières années du v" siècle, son style et son faire participent beaucoup de ceux d'Eumène, avec qui il commence par être associé et qui semble avoir été son maître. C'est Kaphaël dans sa première manière, encore sous l'influence du Péruo;in. Evénète a déjà, de plus qu'Eumène, ce je ne sais quoi de divin où se sent l'artiste de premier ordre ; mais il lui emprunte un dernier reste de la raideur et de la dureté de l'ancien style. Peu à peu son style s'assouplit et se perfectionne, il gagne de la douceur et de la liberté, mais en gardant toujours un accent de grandeur simple et de sévérité jusque dans la grâce, qui atteint au sublime. Comme précision et science du modelé, il est incomparable; ses têtes de divinités respirent un souffle vraiment idéal; il sait être riche sans tomber dans cet excès d'ornements et de détails qui finit par rapetisser une œuvre d'art. Son exécution arrive à une finesse égale à celle de la gravure des intailles ou des camées sur gemmes ; cette finesse inouïe de travail est môme son écueil, car dans les figures de petite dimension des revers des tétradrachmes il la pousse

presque jusqu'à la séclieresse. C'est à ce moment le plus complet du développement de son talent qu'il grave les coins des pentécontalitra et qu'il voit se dresser en face de lui, comme son émule et son rival, Cimon, lequel paraît lui avoir survécu et avoir continué à graver après lui, de même qu'Euclide.

Au reste, ce n'est pas à l'école 'athénienne de Phidias que se rattachent les graveurs syracusains, mais à l'école dorienne de Polyclète. Le peu qui reste des œuvres originales des sculpteurs de l'école d'Argos, qui disputa un moment la palme à celle d'Athènes, les fragments de l'Hérœon d'Argos (i), où travailla Polyclète lui-même, une tête encore inédite en bas-relief, découverte au monastère de Loukou, et dont j'ai rapporté en 1863 un moulage à notre Ecole des Beaux-Arts, présentent comme art la plus étroite parenté avec les belles monnaies syracusaines. C'est la même manière de sentir et de rendre la nature^ la même conception de l'idéal, la recherche des mêmes lignes.

En revanche, Théodote, le graveur de Clazomène, qu'il faut mettre sur la même ligne que les deux grands Syracusains, se relie par son style d'une manière manifeste aux enseignements presque romantiques (si semblable expression peut s'employer en parlant de sculpteurs grecs) des artistes qui travaillèrent à la décoration du tombeau deMausole, et en firent une des merveilles du monde. C'est encore un maître du premier ordre, qui pour la noblesse du style et la science du modelé peutrivaliser avec Evénète lui-même. Mais il n'a pas aussi bien compris les conditions spéciales delà composition des types monétaires. En employant, au lieu d'un profil, pour décorer le droit de ses

(1) F. Lenormant, Rcv. ArchéuL nouv, sér. t. XVI, p. llG-122.

monnaies, une tête de trois-qiiarts modelée en méplat, il s'est laissé aller trop complaisamment — comme l'ont fait aussi, du reste, à Syracuse, Cimon et Euclide versla fin de leur carrière — à une mode passagère de son temps (voy. livre IV, cliap. i, § I et 9) . Et s'il y a trouvé l'occasion de prouver, dans de très-grandes difficultés, toutes les ressources de son talent, il a fait preuve de moins de goût et d'intelligence en ne discernant par les inconvénients qui devaient empêcher l'établissement définitif de la mode à laquelle il a cédé, tandis qu'Evénète n'y a jamais sacrifié.

FIN DU TOME Kl

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