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(4) Cf. encore c onflare pecunias (Cod. Theod. IX, 23, 1) et conflalores figurati aeris 'Cod. Theod. IX, 21, 1).
(5) Mommsen, M R, t. III, p. 105.
(G) Ethic. Y, 5.
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tragiques. Le simple vo'goç, avec le même sens (1), paraît une forme plus ancienne ; il signifiait originairement une part régulière de métal. Au lieu de vo'goç, les Doriens, du moins ceux de l’Italie et de la Sicile, disaient voüggo; (2). C’est ce terme qui, transmis aux Latins par les villes grecques, avec l’usage même delà monnaie (3), produisit chez eux l’expression nummus ou numus.
Noüggo; était, du reste, devenu chez les Grecs de Sicile l’appellation spéciale d’une taille monétaire déterminée, de la petite pièce d’argent pesant 1/10 du statère d’argent de Corinthe et équivalant originairement à une livre ou litra de cuivre (voy. livre VII, chap. i, § 1). Le mot nummus passa d’abord à Home avec un sens analogue et aussi restreint; il y désigna la pièce d’argent environ correspondante, le sesterce, nummus seslertius ou simplement nummus (voy. livre VII, chap. ni, §2), comme on continua toujours à dire dans les énoncés de sommes (4). Quand il prit une signification plus générale, il commença à s’appliquer à toute espèce de monnaie d’or et d’argent, mais non de cuivre. Ainsi, Plaute se sert de nummus indifféremment en parlant d’une obole grecque (5) ou d’un statère (6) ; l’inscription de la colonne de Duilius, qui, si elle date de l’époque impériale, a été du moins faite sur des documents anciens, mentionne séparément 1 aes et les numei
(1) Antiatt. ap. Bekker, Anecd. p. 109; Suid. s. v.
(2) Pollux, IX, 79, 80 et 87, qui cite un exemple d’Épicharme dans sa comédie des XÜTpai.
(3) Varr. De Ling. lat. V, 173; Fest. s. v.
(i) Mommsen, MR, 1. 1, p. 238.
(5) Mostcll. II, 1, 10.
(6) Trucul. Il, 7, 11; Rud. Y, 2, 40.
d’or et d’argent. Ce n’est qu’un peu plus tard que l’acception du mot s’étendant encore, nummus devint le nom le plus ordinaire et le plus générique de la monnaie courante.
Les poètes du siècle d’Auguste empruntèrent au grec nomisma, comme doublet de nummus, pour les besoins de la quantité :
Retulit acceptos regale nomisma philippos (1).
Mais, dans l’usage de la prose, nomisma ne fut adopté que pour désigner les anciennes monnaies hors de cours rassemblées dans un but de curiosité, les médailles de collections (2). Nous avons déjà vu plus haut (chap. I, § 3, 1) un jurisconsulte mentionner les nomismata vetera d’or et
(1) Horat. Epist. II, 1, 233. — Voy. encore, un peu |plus tard, Martial. I, 12.
(2) Rien n’indique que le goût des collections de médailles ait existé chez les Grecs ; l’ignorance des écrivains helléniques sur les anciens monuments monétaires de leurs peuples semble même prouver positivement le contraire. Mais chez les Romains il y avait des amateurs de numismatique et des collectionneurs de médailles. Suétone ( August . 75) raconte que, parmi les présents d’objets de prix qu’Auguste distribuait à ses familiers à l’occasion des saturnales, il leur donnait des monnaies anciennes de toute espèce, des rois grecs et des pays étrangers, numos omnis notae, etiarn veteres regios et peregrinos. Ce passage suffirait à lui seul pour prouver que les médailles anciennes étaient fort recherchées à Rome dès le début de l’empire. Le texte d’Ulpien rappelé par nous quelques lignes plus bas contient une allusion certaine à l’usage de ce genre de collections. Nous savons aussi par un témoignage positif (Plin. H N, XXXIII, 9, 132) que les amateurs de Rome recherchaient particulièrement, à titre de curiosités, ce que nous appelons les monnaies fourrées (voy. livre II, chap. il, § 3). Mais ils savaient aussi faire une application vraiment scientifique à l’histoire des données fournies par les monuments numismatiques ; ainsi les écrivains de l’Histoire Auguste ont souvent recours aux monnaies pour prouver la réalité d’événements (Herodian. II, 15; Lamprid. Diadumenian. 2 ; Yopisc. Firm. 2).
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d’argent que l’on enchâssait dans les bijoux. Ulpien dit (1) : cc Dans les cas de legs d’or ou d’argent monnayé, on doit se conformer à la désignation expresse du testateur, par exemple quand il a dit si c’etaient des philippi ou des nomismata qu’il entendait léguer (2). »
L’expression de philippi désigne ici la monnaie courante, opposée aux médailles de collections ; c’est un terme dont l’usage, avec ce sens, devint général après le ne siècle de l’ère chrétienne (3). Dans un rescritde Yalérien, conservé par Trébellius Pollion (4), l’empereur se sert des mots philippei nostri vullus en parlant des monnaies d’or à son effigie. Pour Yopiscus, les plus petites pièces d’argent sont des argentei philippei minululi (S) et les pièces de cuivre des aerei philippei (6). Il faut voir dans l’adoption de cette expression l’influence d’un terme littéraire affecté sur le langage; c’est dans les comiques que les écrivains de la décadence avaient ete puiser le mot de philippi ou philippei pour en faire, par une recherche prétentieuse, une désignation de la monnaie (7). Car les comiques, transportant en latin les pièces de la comédie nouvelle d’Âthènes, parlent souvent de philippes. Dans les comédies de Ménandre
(1) Dig. vil, 1, 28.
(2) Si aurum vel argentum legatum est, id paterfamilias videtur testamento legasse quod ejus aliqua forma est expressum, veluti quae philippi sunt, itemque nomismata et similia : Dig. XXXIV, 2, 27.
(3) Mommsen, MR, t. III, p. 68, note 4.
(4) Claud. -14; cf. Vopisc. Bonos. 15.
(5) Aurelian. 9 et 12.
(6) Prob. 4.
(7) C’est ainsi que plus tard Ausone (Epist. V, 18) ne se sert plus seulement du mot philippi, mais de darii, par une affectation plus grande encore, en parlant des solidi d'or de son temps.
et de Philémon, il s’agissait de véritables statères de Philippe de Macédoine (voy. livre YI, chap. v, § 1), la principale monnaie d’or circulant dans le monde grec au moment où ils écrivaient. Mais, sur le théâtre de Rome, ce terme avait déjà perdu son sens précis; il n’était plus pour les spectateurs que l’indication vague d’une espèce de monnaie, dont ils ne connaissaient plus bien la nature.
Tandis que le mot nomisma, passé en latin, prenait à Rome la signification de médaille ancienne, de pièce hors de cours, v6u.iay.oi., en grec, continuait à désigner la monnaie courante. Les aurei de l’âge impérial et, après Constantin, les solidi, qui les remplacèrent (voy. livre VII, chap . vi, § 1), s’appelaient en grec yyucra wjJ.cj.7~v. (1) ou simplement y purâ (2). Mais, au VIIIe siècle, l’usage changea sur ce point, et le simple vo'jjuc-ga, prenant un sens spécial et restreint, devint l’appellation du solidus (3); ceci dura jusqu’au XIIIe siècle, où Vhyperpyron, de poids et de valeur fort inférieurs, remplaça le solidus à Byzance. Mais cette dernière monnaie, appartenant au moyen âge, ne rentre plus dans le cadre de nos études.
5. Le mot de moneta vient de ce que, à Rome, le premier atelier régulier de frappe des monnaies fut, en même temps que s’introduisait le monnayage de l’argent (4) , établi sur le Capitole, dans les dépendances du temple de Junon Moneta (5), Junon « l’avertisseuse », élevé sur
(1) Menandr. Hist. p. 352 et 390, éd. de Bonn.
(2) Theophylact. Hist. p. 39 et 46, éd. de Bonn.
(3) Voy. Paparrigopoulos, Rev. archéol. nouv. sér. t. XXXII, p. 283.
(4) Mommsen, M R, t. II, p. 30.
(5) Tit. Liv. VI, 20.
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1 emplacement de la maison de Manlius, à l’endroit d’où il avait entendu lès Gaulois monter à l’assaut de la forteresse. Le Sénat, à la suite d’un vœu (1), plaçait ainsi la fabrication des espèces monétaires sous le patronage de la déesse du bon conseil. Un célèbre denier d’argent de Titus Carisius (2) offre d’un côté la tête de cette déesse avec l’inscription de son nom, MONETA, de l’autre les instruments du monnayage. L’atelier se trouvant de cette manière ad Monetam , les magistrats qui le surveillaient et le diiigeaient reçurent fort naturellement le nom de triumviri monetales ou monetarii (voy. livre III, ckap. m, § 2), et l’atelier lui-même fut appelé par abréviation monela. C’est encore là le sens le plus ordinaire du mot chez Cicéron (3).
Pourtant, dès l’époque du grand orateur, nous constatons que le mot avait déjà passe de l’atelier de fabrication à ses produits, qu avec le sens de « monnaie » il commençait à être admis et d'usage courant à la fin de la République. Dans son Traité des lois, Cicéron dit, en parlant de la vieille déesse Naho, qui présidait à la naissance et aux accouchements : « Si elle est vraiment une déesse, l’Espérance, la Monnaie et toutes les choses en sont également (4) . » En effet, Moneta, non plus comme une forme de Junon, mais comme la monnaie personnifiée, devient un personnage allégorique que l’on voit fréquemment représenté au revers des pièces impériales (5) ; on admit même
(1) Suid. v. MovrjTa.
(2) Cohen, M C, pl. X, Carisia, n° 7.
(3) Philipp. VII, 1 ; Ep. ad Attic. VIII, 7.
(4) Ea si dea est, ergo etiam Spes et Moneta omniaque ■ Cic De lea