‹ La monnaie et le bimétallisme internationalChapitre 100 sur 137 · LES ÉTATS CONTRACTANTS RESTERONT-ILS FIDÈLES A LA CONVENTOMI · texte numérisé non relu

LES ÉTATS CONTRACTANTS RESTERONT-ILS FIDÈLES A LA CONVENTOMI

Qaaud même, dit-on, une convention bimétallique serait signée par les grandes nations commerciales, il n'y a pas à espérer qu'elles y restent fidèles. L'un ou l'autre État, après avoir accaparé de l'or, voudra reprendre sa liberté, pour se soustraire à la nécessité d'accepter l'argent.

Semblable danger est aussi peu à craindre que celui de la thésaurisation de l'or.

Remarquons tout d'abord qu'une convention monétaire internationale ne sera jamais acceptée que sous la pression d'un mouvement très fort de l'opinion en sa faveur et de la perception très claire des avantages qui en résulteraient. Il est difficile de concevoir quelles circonstances pourraient amener alors un changement complet dans les idées.

Ce point est reconnu même par les six membres de la Gold and Silver Commission qui n'ont pas voulu recommander l'adoption immédiate du bimétallisme.

« 11 est difficile, disent-ils, d'indiquer un motif qui ferait que l'intérêt des États contractants serait de se retirer. On peut prouver que tout pays qui violerait Taccord international se soumettrait à des pertes et à de graves inconvénients. » (R. Il, § H5, p. 87.)

On part toujours de l'idée que chaque État serait animé du désir d'avoir le plus d'or et le moins d'argent possible. Mais cette préférence accordée au métal jaune — parfaitement justifiée aujourd'hui — n'aurait plus aucun motif| da

Page 1