‹ La monnaie et le bimétallisme internationalChapitre 55 sur 137 · IN QUOI CONSISTA LE BIMÉTALLISME · texte numérisé non relu

IN QUOI CONSISTA LE BIMÉTALLISME

^ N&ttS'âvoû» montré les atantages du bimétallisme iaternaUooaliei les maui qui ont été le résultat de l'emploi e»^lii9ifd:e^i^oi< comme monnaie principale et internationale, imposé aux États civilisés^ piar les décisions prises dans la ^upairi de ces^ États depuis 187^. Il nous reste à examiner ^ le' système qtte nous ^réconidons pourrait fonctionner et iémtàdténii*. Voyons d^aberd en quoi consistait le bimétallisme fra^i^ôi

lia4oi diôl' 7 germinal de i*an XI porte :

*^ W Art; !«'. €inq grammes d'argent au titre de neuf dixièmes ^o ^idonstitueût Tunité monétaire, qui conserve le nom defWiifciJ i < i

i> «'^Âfrtl 6jU] sellai fubriqtié dès pièces d*or de vingt francs 6i Sâe^ qûaraintei frànics.

jui Âirt. 7< Lebr> titre est fixé à neuf dixièmes de fin et un dixième d'tfllia^giel'. ■ > ■'

/ u ArtijS.Lés ipîèces de vingt francs seront à la taille de eeÏDt d&qttante-cinq piècfes au kilogramme et celles de quarante fi^àaes'àl c^«^ de àoixante-dix-sept et demi. » ' ' D«iHS le^âysiiétne djB Van Xl^ Tunité monétaire était donc lëf fi^anc' d'argent; lé franc d'or, quoique investi aussi du lileinpoa'voivpayftnt^ne' venait ^n'en seconde ligne.

La loi détermine le poid& d«B unités monétdres, mais w»i leur viBileiir;jeUeiie fiïe t[>aèrdei>rlx pour le gramme d^'or

Ë. DE LaVELEYB: ''^^ hà mànuêia,, - g ' ' '

et le gramme d'argent. Mais elle dit que cinq grammes d'argent à neuf dixièmes constituent le franc; par conséquent, toute dette stipulée payable en francs pourra être acquittée au moyen de cinq grammes d'arge\t monnayés par Thôtel des Monnaies. La loi n'établit pas non plus un rapport de valeur entre les deux métaux ; scilement, comme celui qui apporte à Thôtel des Monnaies soit un kilogramme d'or à neuf dixièmes de fin, soit quinze kilog. et demi d'argent à neuf dixièmes de fin, reçoit en monnaie nationale investie du plein pouvoir payant la même somme de 3100 francs, il s'en suit qu'un kilog. d'or a autant de pouvoir payant que quinze kilog. et demi d'argent. Si avec un kilog. d*or je puis payer et acheter quinze fois et demie autant qu'avec un kilog. d'argent, on peut en conclure qu'une valeur d'échange quinze fois et demie plus grande est attribuée à l'or qu'à l'argent. Le rapport de valeur entre l'or et l'argent {ratiOf en anglais) est alors de 1 à 15 1/2.

En déterminant le poids de chaque métal, soit or, soit argent, qu'il faut apporter à la Monnaie pour obtenir le même nombre d'unités monétaires nationales, la loi établit entre l'or et l'argent un rapport de pouvoir payant.

La loi de l'an XI décrète que des poids différents, l'un d'or et l'autre d'argent, convertis, par la frappe libre, en unités monétaires, auront le même pouvoir payant. Tel est le principe de tout système monétaire bimétallique.

La première loi réglant la monnaie aux Etats-Unis en 1792 décrète que « l'unité (unit) » sera à la fois le dollar d'argent contenant 37,25 de métal fin et le dollar d*or contenant 24,75 grains de métal fin ; que le rapport légal sera de 1 à 15; et que tout Targent et tout Tor apporté à la monnaie sera rendu au porteur, monnayé, sans frais, en espèces ayant cours légal. C'était donc le système du bimétallisme intégral qu'on avait adopté d'après l'avis de Hamilton (V. son remarquable rapport au Congrès, 1791) et de Jefferson, qui avait dit : u L'unité monétaire doit avoir pour base les deux métaux. »

Les deux conditions essentielles du maintien de tout sys« tème monétaire bimétallique sont donc :

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