CHAPITRE XXVIII
T Â-T^IL UN PRIX M liA HQitNAIS? : ' '
En Angleterre, on se sert souvent de dette. exprëa^sion itke Mint price of gold^ le prix de l'or à la Monnaie. i t
Geax qai tiennent à Texactitude du langage écoiioml€(ue n'admettent pas ce terme. ' .')
Uhôtel des Monnaies (Mint), disent-^ils, n'achète pab lé métal monétaire; elle le restitue à celui qui le lui apporte^ après ravoir monnayé. Ce qu'elle lui remet n'est pas <i»à prix, c'est le poids même d'or- ou d'argent, qu'elle à reçii et qa'elle restitue transformé en unités monétaires. >
A parier rigoureusement, cette remarque est parfaitement fondée. )
Toutefois, quand la Mint de Londres donne £ ^ 17. 10 1/2 à qui lui apporte une once d'or standard, et la Monnaie de Paris 3100 francs à qui lui apporte un kilog^^ d'or à neuf dixièmes de fin, c'est comme si l'or était acheté à ce prix.
Qu'est-ce que le prix d'une chose? C'est la quantité de numéraire qu'on obtient en échange de cette chose. '^
Qu^est-ce que vendre? C'est livrer un objet pour du numéraire.
Si, en portant à la Mmt une once d'or, on me remet^^ après le monnayage, i 3. 17. 10 1/2, c'est exactement comme si je vendais cet or au prix de i£ 3. 17. Id 1/2; Le résultat est le même et quant à moi et quant à l'e produit sur le prix marchand de l'or.
Du moment que Fou peut obtenir à volonté £ 3. 17. iO 1/2, il est certain que For ne se donnera pas à moins, nulle part, déduction faite des frais de transport et de la perte d'intérêts, s'il y a lieu.
M. Gernuschi dit : Pour For partout monnayable librement et sans limites il n'y a pas de prix, pas de marché. Un kilog. d'or sorti des entrailles de la terre est 3100 francs en France, une once d'or est ^ 3. 17. 10 1/2 en Angleterre.
Cela est très vrai en ce sens qu'il n'y a pas pour l'or, comme pour les autres produits, un marché où le prix se discute et varie. Néanmoins, en Australie, au Transvaal, dans les Montagnes Rocheuses, le mineur vend l'or qu'il extrait; à Paris, à Londres, le bijoutier achète l'or dont il a besoin.
En outre, à Londres, la Banque d'Angleterre est obligée d'acheter l'or à 3. 17. £ 9, en vertu du § 4, ch. xxxii du Bank act de 1884, qui poii,e : « Et il est décrété que, à partir du 31 août 1844, toute personne aura le droit de demander au département de l'émission de la Banque d'Angleterre des banknotes de la Banque d Angleterre, en échange de lingots d'or, sur le pied de £ 3. 17. 9 par once standard d'or, à condition que le gouverneur et la Compagnie auront, en tout cas, le droit de faire fondre et essayer ces lingots d'or, par des personnes que désigneront ce gouverneur et cette Compagnie, aux frais des personnes offrant ces lingots *. »
Ce qui prouve que la Banque d'Angleterre, et les autres grandes banques d'émission achètent parfois de l'or, c'est
i. Bank act, 19 july 1844, chap. xxxn, §4. «And be it enacted that from and after the 31 day of august 1844, ail persons shall be entitled to demand from the issue department uf the Bank of England Bank of England notes, in exchaDge for gold bullion, at the rate of three pounds seveteen shillings and nine pence per ounce of standard gold, provided always that the said governor and company shalU in ail cases, be entitled to require such gold bullion to be melted and assayed by pensons approved by the said governor and company at the expenses of the parties tending such bullion. »