Why was there so much gold in France at one time
When silver was its prédominant money under biaietallic
law?... For a long lime, then, in France gold wns wanted for
spécial purposes more than it wouid olherwise hâve been,
E. DE LaVELEYE. — La monnaie. 10
Ce qaî prouve d*uQe façon non moins décisive que Tor n*a jamais manqué en France ce sont les cours du change entre Londres et Paris. Je prends à ce sujet les chiffres invoqués par M. Juglar pour prouver sa thèse aotibimétalliste. « Pendant cette longue période, dit-il (i8i9 à 18^), le cours du change oscille de 25.95 à 25.40; dans quelques rares circonstances on se rapproche du pair pour s'en écarter aussitôt et remonter à 25 fp. 50 et 25 fr. 65, de fr. 25 ou de fr. 45 au-dessus du pair, ce qui représentait la prime sur Tor par rapport à l'argent. » Gomme nous Tavons vu au chapitre xxxiv, cette prétendue prime représentait seulement les frais qu'il fallait faire pour envoyer de Londres de l'argent à la Monnaie de Paris et pour en faire revenir de l'or, ou simplement pour tirer sur Paris. Il est évident que si on n'avait pas pu obtenir à Paris de l'or pour payer une traite de Londres, le change aurait été bien autrement défavorable à la France.
Sans doute, de i803 à 1850, l'or était rare dans le monde «ntier, parce que la production de ce métal était restreinte (d'après M.Soetbeer, moyenne annuelle, en millions de marks : de 1801 à 1810 : 49; de 1811 à 1820 : 31; de 1821 à 1830 : 39; de 1831 à 1840 : 56; de 1841 à 1850 : 152); et, en outre, l'Angleteire, qui avait soutiré du monde entier un demimilliard pour reprendre ses payements après 1816, continuait à réclamer la plus grande partie de la production annuelle pour son monnayage toujours important : mais la France avait eu, pendant les guerres de l'Empire, un monnayage relativement considérable, et elle l'a, en grande partie, conservé ou elle l'a entretenu par des frappes nou-
because there was no dénomination of paper under i 20. » M. Gilîen maintient néanmoins sa thèse en s'appuyant sur le fait que Tor jouissait d'une prime : « The point is not very malerial », dit-il. Mais s'il y avait de l'or en France, on pouvait donc toujours obtenir, moyennant une légère prime, un kilogramme d'or contre 13 1/2 kilogr. d'argent; donc le bimétallisme français était assez puissant pour maintenir ce rapport entre les deux métaux et le pair du change entre TAngleterre et la France.
Telles *. Le ministre des Finances en France dit ce qui suit en 4803, dans un rapport officiel que cite M. Barr Robertson (Gold and Silver Commission ^ II P., p. 20) :
« Les pièces d'or composent le tiers de nos espèces. Elles constituent Finstrament principal de notre commerce intérieur. Il est admis que les blés, le bétail, et tous les autres objets pondéreux de consommation répandus sur tout le territoire de la République et qui sont rassemblés pour Tapprovisionnement de nos cités, de Parmée et des ports sont d*abord payés avec de l'or. »
« En 1832, dit M. Barr Robertson (H P., p. 20), la France perdit par l'exportation 1 600 000 livres sterling d'or, mais elle en regagna, par Timportation, 1 800 000 en 1830, 1831 et 1833, et pendant les cinq années i830 à 1834, elle monnaya pour près de 5 000000 de livres sterling. Le total des importations d'or de 1815 à 1836 s'éleva à environ 15 800000 livres sterling et le total des exportations à environ 16 400000 livres sterling, de sorte qu'elle perdit en tout environ 600 000 livres sterling d'or. » — Comme la frappe de 1803 à 1820, pendant la période de suspension du remboursement des billets en Angleterre, s'était élevée en France à 722 063 080 francs, on peut en conclure qu'il