‹ La monnaie et le bimétallisme internationalChapitre 78 sur 137 · EXCÉDENT DE · texte numérisé non relu

EXCÉDENT DE

l'exportation

Fraoes.

Francs.

Franes.

Franes.

Il résulte de ce tableau que la France a perdu pendant les dix

années 1851-1860 1 380 965 000 francs.

Et qu'elle a gagné durant les dix ans 1861-1870 300 465 000 —

Reste net pour les vingt ans. . . 1 080 500 000 francs.

Qu'on soustraie encore un milliard, si Ton veut, pour remploi industriel, et les exportations non renseignées, etc., il restera encore environ trois milliards d*argent : donc plus que TAngleterre n*a en tout de monnaie tant d*or que d*argent.

n est a noter, d'ailleurs, que même pendant la période du grand afûux d'or des placers, la France continuait à importer beaucoup d'argent et à en frapper pour une somme importante. J'emprunte les chiffres suivants à M. Michel Gheva« Yalier (Baisse probable de Vor, p. 55 et 57) :

Importation d'argent, de 1849 à 1857, 1 815 703 020 francs.

Monnayage de l'argent.

M. Michel Chevalier conclut de ces chiffres qu'on n'a plus frappé, pendant ces huit années, qu'une moyenne de 40 457 000 d'argent, tandis que, du 18 brumaire an VIII ^ jusqu'en 1848, c'est-à-dire pendant quarante-huit ans, on en avait frappé en moyenne, par an 81 065 000. Cela est exact : comme après 1850 on monnayait beaucoup d'or, on ne pouvait plus monnayer autant d'argent; mais on continuait à en frapper, ce qui prouve que la prime n'était pas assez forte pour éloigner complètement l'argent de la Monnaie. Même au moment où l'argent faisait prime, dit M. Juglar, l'écart sur les changes en hausse ou en baisse n'a jamais dépassé 20 centimes. {Discours au Congrès mon, de 4889. Compte rendu, p. 231.)

Sans doute pendant la guerre de la Sécession en Amérique, lorsqu'il a fallu payer le coton aux Indes en argent, ce métal était exporté de France par cette circonstance exceptionnelle, et une prime s'est établie en faveur du

métal blanc de 1852 à 1865 ; mais elle n'a jamais excédé les frais nécessaires pour payer le transport, la prime d'assurance, la perte d'intérêt et la perte sur les pièces de cinq francs plus ou moins usées qu'on prenait au pair et qui, fondues ou pesées, ne rendaient pas le poids correspondant à la valeur légale. Le taux des changes et des primes et les chiffres de la statistique prouvent donc que la France n*a jamais perdu toute sa monnaie d'argent.

Sans doute, en France, Pagent métallique de la circulation a été principalement l'argent, de 1803 à 1850, et principalement Tor, de 1850 à 1870; mais pendant ces deux périodes il y a eu tantôt assez d'or, tantôt assez d'argent pour maintenir pratiquement le pair bimétallique de i :15i/2.

Le tableau de la page suivante présente par millésime le nombre de pièces de 20 francs d'or et de pièces de 5 francs frappées en France de l'an IV à 1850, et le nombre de ces pièces trouvées dans les 19 511 caisses des comptables des administrations financières de France, le 14 août 1878.

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