‹ La monnaie et les prixChapitre 10 sur 50 · C.-S. — Édol'ard DyLi.ÉANu · texte numérisé non relu

C.-S. — Édol'ard DyLi.ÉANu

34 EDOUARD DOLLÉANS.

Pour remédier à ce vice d'iaégalité on a proposé', non de rétablir Y égalité entre le^ classes de ?narchandises en accordant à chacune d'elles un coefficient d'importance ou de consommation, mais d'établir dès le déhulVégalité entre les prix en faisant choix d'unités de marchandises qui aient la même valeur. On a suggéré le moyen d'établir cette égalité : au lieu de prendre pour chaque article le prix de l'unité cotée, l'hectolitre de 25 francs pour le blé, la tonne de 50 francs pour la houille, le prix de JOO kilos pour les métaux, etc., on choisirait des unités ayant toutes exactement le même prix : 1/2 tonne de houille de 25 francs, 1 hectolitre de blé de 25 francs, 17 kil. 66 de cuivre de 25 francs, 7 kil. 69 d'étain-délroits de 25 francs, etc. Ainsi, à l'origine, toutes les marchandises offriraient la même surface à l'influence du facteur monétaire.

En faisant cette critique aux moyennes simples, on oublie que l'index total ne résulte pas d'une addition des prix des différentes marchandises, mais d'une addition de pourcentages : l'index total de l'année de base, index qui est égal à 100, représente une moyenne d'index particuliers tous égaux à 100. Quels que soient le poids ou le volume, quels que soient les prix des différentes marchandises lors de l'année de base, leurs variations proportionnelles ne seront pas différentes : l'inégalité originaire des prix n'a pas d'influence sur le pourcentage de leurs variations particulières; chaque marchandise en effet n'a d'influence sur le taux de variation du pourcentage total que par son pourcentage particulier qui est le même quels que soient les prix originaires des différentes marchandises, qu'ils soient tous égaux entre eux ou inégaux'^ Ce qui importe, ce n'est pas l'égalité ini-

1 Aupelit, op. cit.^ p. 249.

2 Exemple : 2 produits, blé, café.

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