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3. Conférence rnonéLaire internationale, 1892. Bruxelles, Hayez, 1892 p. 40 et suiv.

l'union latine, le problème monétaire.

son gouvernement de reprendre isolément la frappe libre, ce Si d'autres puissances européennes, l'Angleterre, l'Empire d'Allemagne, l'Empire Austro-hongrois, les États Scandinaves et d'autres pays encore consentaient à ouvrir leurs Monnaies à la frappe libre de l'argent, alors la question changerait d'aspect. » (c Mais, en sommes-nous là^ ? » concluait le premier délégué de la France. Les déclarations catégoriques faites par les représentants des grandes puissances le dispensaient de discuter une proposition, qui, nous avons des raisons de le savoir, ne lui agréait guère.

Si Ton en excepte les États-Unis, dont l'intérêt dans la question était trop évident, on voit que les gouvernements dont les bimétallistes escomptaient le concours n'étaient nullement disposés à répondre à leurs vœux. La démonstration complète en a été fournie, en 1897, par l'échec retentissant de la mission Wolcott. Il n'a même pas été possible de réunir une conférence, comme en 1892^.

Supposons même que l'union bimétallique de la France^, de l'Allemagne, de l'Angleterre, des États-Unis fût un fait accompli. La plus grande partie du monde serait restée en dehors de cette association. Sans doute, les achats d'argent opérés par ces puissantes nations auraient eu une influence sur le cours du métal blanc. Mais combien de temps auraient-elles pu les poursuivre ? Après quelques années, l'épuisement de leur slock d'or ne les aurait-il pas mises dans la situation oii s'est trouvée l'Union latine ? Et peut-on douter de l'exportation fatale du métal jaune à destination des pays dans lesquels la loi monétaire ne l'aurait pas déprécié artificiellement?

En réalité la France n'avait aucun intérêt à entrer dans ces combinaisons dangereuses. Ses relations de change sont normales, parce qu'elle dispose d'un stock d'or assez considérable pour payer en or ses dettes extérieures lorsque les compensations en papier de commerce ou en titres n'y suffisaient pas. C'est là le point essentiel. Il est fâcheux, sans doute, qu'une partie de son capital monétaire soit dépréciée par suite de la

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