‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 142 sur 258 · V. infra, p. 335 et suiv · texte numérisé non relu

V. infra, p. 335 et suiv

LE PROBLÈME MONÉTAIRE EX FRANCE. 277

baisse de l'argent. Mais, pour rehausser la valeur intrinsèque de sa monnaie blanche, elle ne devait pas s'exposer à perdre le stock de métal jaune dont la possession assure à son commerce le bénéfice inappréciable du pair du change.

La solution du problème monétaire par le bimétallisme universel ne peut plus être envisagée aujourd'hui. Il n'est plus un seul pays au monde oii subsiste la frappe libre de l'argent. La solution monométallique, consistant à limiter le pouvoir libératoire de la pièce de o francs, n'est pas encore réalisable. Elle le deviendra dans un avenir qui n'est plus très éloigné, lorsque^ à la suite des démonétisations graduelles que permet la convention du 4 novembre 1908, les existences en pièces de 5 francs ne dépasseront plus les besoins de la circulation.

Dans la édition de ce livre, publiée en 1894, la conclusion de ce chapitre était la suivante : c( En résumé, nous ne pensons pas que le problème monétaire comporte actuellement une solution. La politique la plus sage nous paraît être de ne rien changer à une situation qui aurait pu être meilleure, mais qui, somme toute, est tolérable et qu'en tout cas la moindre imprudence pourrait compromettre ». L'imprudence que donnaient alors à craindre les sympathies des protectionnistes pour le bimétallisme, n'a pas été commise. La France recueille aujourd'hui le fruit de sa sagesse et de sa patience.

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