Silvestre, Notes, etc., p. i
LA MONNAIE DE l'iNDOCIIINE.
50 centièmes en argent et des pièces de 1 centième en bronze.
Enfin, c'est à partir de septembre 1883 seulement que Ton a frappé des piastres entières. Le cours légal leur fut donné par un arrêté du gouverneur de la Gochinchine du 22 décembre suivant.
1 2. — Les monnaies actuelles.
L'ancien système annamite admettait deux unités monétaires : une unité d'argent, le nén, et une unité de métal commun, la ligature de sapèques. A côté de ces deux unités nationales avait déjà pénétré, au moment de l'occupation delaCochinchine, une autre unité d'argent, la piastre, monnaie de compte du commerce étranger. Le corps expéditionnaire français allait en introduire une quatrième, le franc^ monnaie décompte de notre administration.
Aujourd'hui la piastre s'est complètement substituée au nén. La ligature de sapèques a conservé sa fonction. De même qu'autrefois entre la ligature et le nén^ aucun rapport légal n'a été établi entre la ligature et la piastre. Le change de la monnaie de compte d'argent en monnaie de compte de métal commun varie suivant les jours et selon les régions. Au temps de notre arrivée en Gochinchine, il était de 5 à 6 ligatures ; par la suite, il s'est élevé à 7, 8 et même 9 ligatures; plus tard il s'est beaucoup réduit et Ton a constaté par exemple en 1902, dans certaines régions, les taux de 4 et même de 3 Vt ligatures pour une piastre.
Un certain nombre d'opérations de Tadministration française sont maintenant exécutées et décrites en piastres. Mais le Trésor compte toujours en francs pour les dépenses imputables sur les crédits du budget métropolitain et même pour certaines dépenses que supportent le budget général de l'Indochine et les budgets locaux. Enlin les commerçants français se servent souvent du compte en francs.
Le franc ne circule pas en Indochine. C'est une monnaie de compte, non une monnaie réelle.
Le nén d'argent, supplanté par la piastre comme monnaie de compte, lui a également cédé la place comme monnaie réelle.