DU MOIS
du Stock.-
des
annuels.
milliers de 1
Exchange.
ivres sterling .
consolidés.
249wo5
Le maximum de 1910 équivaut à 368 V2 milliards de francs.
Cette masse énorme de liquidations a été faite sans qu'il ait été nécessaire de déplacer un penny. Les soldes sont, en effet, réglés depuis 1854 au moyen de virements sur la Banque d'Angleterre, qui est le banquier de tous les clearing bankers et du Clearing- house lui-même.
Il existe aussi des cleaiHng-houses à Manchester, Birmingham, Liverpool, Newcastle-on^-Tyne, Bristol, Édimbourg, Dublin. Dans ces deux derniers, les compensations portent également sur les billets des banques d'émission. A Dublin, le règlement des soldes a lieu en bons de l'Échiquier, dont chaque banque associée doit déposer une certaine quantité à la Banque d'Irlande; pour les sommes au-dessous de 500 livres, on emploie les billets des banques intéressées.
En Australie, l'usage des dépôts en banque et des chèques est aussi développé. Un cleaiHng-house existe à Melbourne depuis 1868. Comme il n'y a pas de banque centrale qui puisse jouer le rôle de banquier commun vis-à-vis des banques asso-
PAIEMENT DU CHÈQUE. CHAMBRES DE COMPENSATION
ciées, à l'instar de la Banque d'Angleterre à Londres, à Manchester, à Birmingham, les banques australiennes ont constitué un dépôt spécial de monnaie d'or, en échange duquel ont été émis des certificats de 1,000 livres sterling. Les certificats sont considérés comme de l'argent comptant. Chaque banque doit toujours en posséder pour une certaine somme. Elle peut être contrainte de rétablir la proportion en payant en or. Pour les sommes moindres de 500 livres sterling, le règlement des soldes a lieu au moyen de chèques, qui sont portés à un compte ouvert au Clearing- house dans une banque. L'inspecteur du Clearing" house tire lui-même des chèques sur ce compte au profit des banques dont le solde est créditeur. Le Clearing^house de Melbourne compense à la fois les chèques et les billets des banques australiennes.
Le Canada a les CleaiHng-houses de Montréal (4889), Halifax (1887), Hamilton (1891), Toronto (1891), Winnipeg (1893), Saint-John (1896).
De nombreux clearing-houses ont été organisés aux États- Unis^ Le plus ancien et de beaucoup le plus important est celui de New York, qui date de 1853. Le sous-trésorier des États- Unis en fait partie. Les compensations y ont porté* en 1911 sur 92,373 millions de dollars (plus de 478 milliards de francs). Il existe en outre des clearing-houses dans cinquante-six villes. Les plus importants sont ceux de Boston, Chicago et Philadelphie.
L'ensemble des compensations pour tous les clearing-houses des États-Unis^ y compris celui de New York, a été, en 1911, de 160,000 millions de dollars.
Voici quelques-uns des chiffres depuis 1890 :
ANNÉES KKW-YORK. AUTRES CLEARINGS. TOTAL.
millions de dollars.
1. Report on the finances^ Co7nptroller of the currency. 1892, p. 379 et suiv.
LE CHÈQUE ET LES CHAMBRES DE COMPENSATION
Depuis assez longtemps déjà, de nombreuses chambres de compensation ont été établies sur le continent européen. Il existait à Vienne depuis 1864 une association analogue entre la Private OEsterreichische National Bank et deux autres banques. En 1872 fut organisé le Wiener-Saldirungs-Verein, comprenant une dizaine de banques groupées autour de la Banque austrohongroise ; en 1888, le Budapest-Saldirungs-Verein. En 1872, fut également formée la Chambre de compensation de Paris. En Italie, après la suppression du cours forcé, des chambres de compensation furent établies, en vertu d'un décret du 19 mai 1881, à Ptome, Milan, Gênes, Bologne, Florence et Catane. Une chambre très ancienne existait déjà à Livourne. Il en a été créé une autre à Turin. Cologne etStuttgard possèdent une chambre de compensation depuis 1882. A Berlin, une Abrechnungstelie comprenant une vingtaine de banques et banquiers a été fondée en 1883 ; la Reichsbank y joue le rôle de banque centrale. La même année, neuf des plus grosses banques de Francfort s'associaient pour le même objet. Hambourg, Brème, Breslau, Dresde, Leipzig, Elberfeld ont également des chambres de compensation ^ En 1898, une chambre de compensation a été ouverte par la Banque de Russie à Saint-Pétersbourg; Tannée suivante, Moscou et Varsovie en furent également dotées.
La Chambre de compensation de Paris se compose de 12 maisons de banque. La Banque de France en fait partie, mais avec une situation particulière. Elle envoie au siège de la Chambre les eâets dont elle est porteur sur les autres banques ; elle n'admet pas en compensation les effets dont elle peut être débitrice ; ceux-ci doivent être présentés à son siège et non à la Chambre. Elle figure donc au débit des comptes des banquiers pour la totalité des effets dont elle est porteur et ne leur fournit pas d'articles de crédit. Les soldes sont réglés en mandats de virement sur la Banque de France.
Voici, pour un certain nombre d'années, le chiffre des opérations de la Chambre (débit et crédit cumulés) depuis sa fondation :
1. 11 n'existait pas auparavant de chambres de compensation en Allemagne, mais la Reichsbank, la Girobank de Hambourg, la Bank der Berliner Kassenvereins, d'autres encore, pratiquaient les virements sur une large échelle. V. Dictionnait^e des finances de Léon Say, v» Chambres de compensation, Paris, Berger-Levrault.
PAIEMBMT DU CHÈQUE. CHAMBRES DE COMPENSATION
ANNÉES EFFETS EFFETS SOLDES RÉOIiÉS
(du !«' avril). présentés. compensés. par mandat.
millions de francs.
Ces chiffres ne peuvent être comparés à ceux de Londres ou de New York qu'avec certaines précautions. Il faut d'abord noter que les agents de change de Paris liquident eux-mêmes leurs affaires par voie de compensation en tirant des mandats sur la Banque de France qui leur affecte une caisse spéciale. La Banque joue donc à leur égard le rôle qui, à Londres, appartient au Clearing-house^ , D'autre part, la Banque opère d'énormes compensations par ses mandats de virements^ et elle assure notamment elle-même par ses succursales le service de liquidation en province qui, à Londres, est rattaché au Clearing-house par le country clearing.
La véritable cause dû peu d'importance des compensations est dans le développement encore peu avancé de l'usage du chèque et dans l'habitude qu'ont la plupart des négociants français de payer eux-mêmes leurs effets au lieu d'en domicilier le paiement chez un banquier.
Il faut reconnaître qu'à ce point de vue, l'organisation de nos places de commerce est très inférieure à celle des places anglaises. Le montant des effets venant à échéance le même jour sur une place comme Paris^ peut atteindre et dépasser
1 . Il existe à Londres un Stock-Bxchange Clearing -house ^ mais les affaires qui y sont traitées se règlent en chèques et aboutissent, par suite, au Clearing-house des banquiers.