I A MONNAIE
voir les conséquences commerciales et sociales que la baisse du métal jaune peut avoir dans l'avenir. En Angleterre, dès la même époque, la dépréciation de l'or est annoncée par divers statisticiens ^ A la vérité, Newmarch - et Mac CuUoch ^ la révoquent en doute. Mais, en 1863, Stanley Jevons * la démontre dans son mémoire A serions fall in the value of gold ascertainedy and ils social effects set forth. Dix ans plus tard, M. de Foville après de longues et laborieuses recherches, conclut également à une diminution du pouvoir d'achat de la monnaie.
Pendant que Tor baisse de valeur, une augmentation soudaine et extraordinaire se produit dans Toffre de ce métal De 1831 à 1840, la production annuelle n'avait pas dépassé, en moyenne, 20,289 kilogrammes. De 1841 à 1850, après la mise en exploitation de riches dépôts aurifères dans TOural et surtout dans la Sibérie , elle s'était élevée à 54,759 kilogrammes. La moyenne annuelle fut brusquement portée, par la découverte des gisements de Californie et d'Australie, à 199,388 kilogrammes de 1851 à 1855, à 201,750 kilogrammes de 1836 à 1860. Elle fut ensuite de 185,057 kilogrammes de 1861 à 1865, et de 195,026 kilogrammes de 1866 à 1870. De 1493, c'est-à-dire depuis la découverte de l'Amérique, jusqu'en 1850, en trois cent cinquante-huit ans, les quantités produites avaient été de 4,752,070 kilogrammes. De 1851 à 1870, en vingt ans, elles furent de 3,905,205 kilogrammes. Les extractions nouvelles représentaient donc plus de 82 p. % des productions antérieures
1. Browne (E. H.). A few woi^ds on the gold question, 4852; Austin (W.), On the imminent dépréciation of gold and how to avoid loss, 1853, etc.