‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 26 sur 258 · Enc7jclopsedia britannica, 3« édit., Precious metals · texte numérisé non relu

Enc7jclopsedia britannica, 3« édit., Precious metals

4. Stanley Jevons a réimprimé ce mémoire dans ses Investigations in curvency a?id finance, 1884.

5. Mémoire déjà cité. V. également De la transformation des moyens de transport et de ses conséquences économiques.

6. ChilTres du D'^ Sœtbeer. Matériaux, etc. Les statistiques du D»" Sœtbeer détaillent jusqu'au kilogramme la production annuelle des métaux précieux. Nous prenons ses chiffres, comme ceux de la Monnaie des États- Unis, tels qu'ils ont été publiés; mais on ne doit pas se dissimuler qu'il s'agit de simples évaluations. Le soin que le Sœtbeer mettait à les établir, les moyens d'information dont dispose la Monnaie des Etats-Unis et la sagacité qu'elle montre dans ses enquêtes permettent d'ailleurs de considérer ces estimations comme très approximatives.

LA BAISSE DE L'oR APRÈS 1850. 29

à 1850 et plus de 45 p. 7*^ des productions totales depuis 1493.

On conçoit facilement qu'une telle révolution dans les conditions de la production ait amené la baisse de Tor, dont la hausse des prix était la manifestation.

La hausse des prix fut d'abord générale. En 1858, d'après M. Levasseur\ le prix du blé (comparé au prix de 1848) avait doublé, le prix des produits naturels (comparé au prix de 1847) avait augmenté de 67.19 p. ^lo ; le prix des produits manufacturés (comparé au prix de 1847) avait augmenté de 14.94 p. 7o ; 1^ prix moyen de toutes les marchandises réunies avait augmenté de 41.61 p. Le savant économiste prenait soin de faire remarquer que la hausse des prix n'était pas uniquement due à la baisse de Tor. Il admettait d'abord, d'une part, que la guerre et la disette avaient provoqué un enchérissement d'environ 20 p. pour les produits naturels et de 2 p. Vo pour les produits manufacturés, et, d'autre part, que la spéculation qui, en 1856, à la veille d'une crise commerciale, était à son apogée, avait enflé tous les prix de 5 p. Vo ; abstraction faite de ces causes passagères, les produits naturels avaient augmenté, en 1858, de 42,19 p. ^/o, les produits manufacturés de 7.94 p. ^/o, toutes les marchandises réunies de 25 p. 7o en moyenne. Sur cette hausse de ^5 p. il fallait encore défalquer 5 p. Vo pour tenir compte des effets du développement de l'industrie et de l'accroissement du nombre des consommateurs. En définitive l'abondance plus grande de l'or avait provoqc^ une hausse de 20 p. 7o dans les prix. La baisse de la monnaie ressortait ainsi à 16.67 p. 7o.

Stanley Jevons arrivait en 1863, à une conclusion à peu près semblable. Il considérait que la baisse de l'or ne pouvait être moindre de 9 p. ""f^ et qu'elle devait être très voisine de 15 p. ""lo si môme elle n'était pas supérieure à ce pourcentage.

A ce moment, les conséquences de la baisse de Tor commencent néanmoins à être moins apparentes qu'en 1858. A la hausse générale des prix succèdent des mouvements fort divers. Plusieurs causes, dont M. Levasseur avait déjà signalé l'influence, viennent contrebalancer ou, au contraire, renforcer

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