‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 39 sur 258 · Report of the Director of the Mini, 1900, p · texte numérisé non relu

Report of the Director of the Mini, 1900, p

2. Report of the Director of Ihe Mint upon the production of the pre*^ clous metals, 1900, p. 23. Ces chiffres, comme ceux qui suivent. CGmprenneut les refontes de monnaies et autres matières ; ils sont donc un peu trop forts, dans une proportion d'aiUeurs difficile à préciser.

3. 4,171,000 livres sterling (sur la base de 10 roupies par livre).

LA MONxXAIE.

trois ans, de 1880 à 1882, ils oscillent autour de 52 pence. Mais à partir de 1883, sous l'influence d'une production de plus en plus considérable, la baisse recommence. Elle s'arrête momentanément en juillet 1886, au cours de 42 pence. La fin de 1886 et le commencement de 1887 sont marqués par une légère reprise, imputable peut-être à un accroissement momentané des importations de l'Inde. En mai 1888, Targent tombe à 41

Cependant, au cours de ces cinq années, les frappes monétaires s'étaient progressivement élevées jusqu'à 3,919,000 kilogrammes de fin en 1887 et plus de 3,234,000 en 1888. Aux États-Unis, le monnayage avait employé jusqu'à 846,000 kilogrammes en 1887 et 794,000 kilogrammes en 1888. Loin de se décourager, les chambres américaines font une nouvelle et plus énergique tentative pour réhabiliter l'argent. De nombreuses propositions sont déposées tant au Sénat qu'à la Chambre des représentants. En décembre 1889, le secrétaire du Trésor, M. Windom, se départant de la politique réservée, pour ne pas dire hostile, de ses prédécesseurs vis-à-vis de l'argent, prend lui-même l'initiative d'une réglementation nouvelle. Ses propositions restent sans suite; mais, le 14 juillet 1890, le Sherman act impose au Trésor l'achat mensuel de 4,500,000 onces d'argent* au prix maximum de 1 dollar pour 371.25 grains d'argent fin. Les cours, qui n'avaient cessé de monter pendant les délibérations du Congrès, s'élèvent alors, en septembre, à 54 Vg.

Ils retombent presque aussitôt, la production, surexcitée, ayantatteint 4,267,000 kilogrammes en 1891 . En décembre 1891, l'argent est à 43 en mars 1892 à 39 pence, en dépit de frappes qui varient de près de 107 (1891 et 1893) à plus de 120 millions d'onces de fin (1892).

Les États-Unis provoquent alors la réunion d'une conférence internationale, en vue d'étudier le moyen d'augmenter l'usage de l'argent. La conférence se réunit à Bruxelles le 22 novembre 1892. Le 17 décembre, les délégués s'ajournent sans avoir pris de résolutions^.

\. 5i, 000, 000 d'onces, soit 1,670,400 kilogrammes par an. 2. V. infra, II« partie, cbap. iir, § 2, H.

LA DÉPRÉCIATION DE l'ARGENT.

En 1893, la production de l'argent atteint pour la première fois, et dépasse 5 millions de kilogrammes. La baisse des cours s'aggrave alors à un tel point, elle inflige de telles pertes aux pays qui continuaient la frappe que l'Inde, par une loi du

26 juin 1893, ferme ses hôtels des monnaies aux apports des particuliers et que le Congrès américain lui-même, réuni en session extraordinaire par le président Gleveland, se résigne à abroger la clause d'achat du Sherman act (loi du 1*"** novembre 1893). En décembre 1893, les cours oscillent entre 30 et 31 pence. En février 1894, ils tombent à 29 ^7i6i €in mars, à

27 pence.

De 1894 à 1910, les variations du prix de l'argent sont nombreuses et accentuées, soit en hausse, soit en baisse.

Les prix s'étaient relevés en 1895 ; en avril 1896, ils avaient atteint 31 pence. Mais en septembre 1897, à la suite de

l'adoption de l'étalon d'or par le Japon, un nouveau minimum inférieur à tous les précédents, 23 ^Ju pence, avait été touché. Les frappes très actives de la Monnaie de Madrid pendant la guerre de Cuba, (en 1898-1899, 212,387,000 francs représentant 953,500 kilogrammes de fin), les fabrications plus importantes encore des Monnaies de Bombay et de Calcutta en 1899-1900 et en 1900-01 (194,217,000 roupies pesant plus de 2 millions de kilogrammes), en même temps que les demandes des gouvernements européens pour l'expédition de Chine, font remonter la cote à 30 en octobre 1900. Un mouvement de réaction en baisse se dessine dès avril 1901 ; il s'accuse après la signature du protocole (7 septembre 1901) par lequel la Chine s'engage à payer aux puissances des indemnités (450 millions de taëls), dont le service paraissait de nature à diminuer les demandes d'argent de cet empire ; la cote tombe en novembre 1902 à 21

C'est le cours le plus bas qui ait été vu. D'après une opinion alors très répandue, la chute était définitive et ne pouvait même que s'aggraver. Cependant moins d'un an plus tard, en septembre 1906, on trouve l'argent à 27 Vie î après des fluctuations comprises entre 24 Vie (avril 1904) et 30 Vie (novembre 1905), il atteint, en novembre 1906, 33 Va» cours qui n'avait pas été coté depuis octobre 1893. Cette hausse coïncide avec d'importantes fabrications monétaires dans l'Inde (200,014,000 roupies

en 1905 06, 260,883,000 roupies en 1906 07) et avec la reprise des achats d'argent par le Trésor des États-Unis pour la frappe des monnaies divisionnaires (loi du 24 avril 1906) A la fin de 1907, le gouvernement de l'Inde ayant cessé ses achats, nouvelle baisse ; elle se poursuit l'année suivante; en décembre 1908, le cours descend à 22, presque aussi bas qu'en novembre 1902. En 1909, on cote 24 "/^ au plus haut. En 1910, le cours remonte à 26 V4- Il a varié en 1911 de 23 V,^ à 26 7x« En mars 1912, il atteint 26 ^Vig.

Entre les maxima et les minima qui s'inscrivent sur le diagramme de la période, les écarts sont très grands. Mais l'alternance des mouvements est remarquable Chaque baisse a pour contre-partie une hausse d'amplitude comparable, de sorte que la courbe, cessant de se diriger vers la ligne de base, a pris une orientation parallèle à cette dernière. Gomme dans les années antérieures à 1872, les oscillations de la cote ont un centre. Il se marque maintenant un peu au-dessous de 28 pence, moyenne des cours de 1894 à 1911. Il semble que la dépréciation de l'argent tende à se consolider, la demande et Toffre s'équilibrant à ce niveau abaissé des prix.

L'offre augmente sans doute et dans une large proportion. Depuis 1893, le chiffre de la production a toujours été, sauf en 1896 et 1897, au moins égal à 5 millions de kilogrammes; en 1907, il s'est élevé à 5,729,000 kilogrammes, en 1908, 1909,1910 et 1911, k 6,320,000 kilogrammes, 6,570,000 kilogrammes, 6,932,000 kilogrammes et 6,961,000 kilogrammes. Mais la demande elle-même a beaucoup progressé. On a frappé en moyenne, de 1900 à 1910, près de 4 millions de kilogrammes de monnaies d'argent. C'est au même chiffre^ que l'on évalue aujourd'hui les quantités annuellement utilisées par Tindustrie. La baisse du métal en a développé l'emploi et suscité des de-

4. En additionnant les frappes et les fabrications non monétaires on trouve un chiiTre supérieur à celui de la production. C'est que, dans ce total sont comprises tout à la fois les matières d'extraction nouvelle et celles qui proviennent des refontes soit de monnaies soit d'autres ouvrages. La statistique ne peut faire la distinction. S'il lui est possible de relever les poids de monnaies et d*argenterie directement employés aux fabrications, elle ne saurait déterminer les quantités d'argent en barres provenant de refontes .

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