‹ La monnaie, le crédit et le changeChapitre 63 sur 258 · Gourcelle-Seneuil, op. cit · texte numérisé non relu

Gourcelle-Seneuil, op. cit

LA PAIUTK.

Étant donné le pair d'une monnaie par rapport à une autre monnaie, on obtient le pair de celle-ci en divisant l'unité par le pair de la première. En effet, si t fr. 2346 = 1 mark.

1 mark ^ De même, si 0 m. 81 = 1 franc,

D'autre part, le produit du diviseur par le quotient étant égal au dividende, l.!2346 x 0.81 ziz 1. Le pair est donc une relation telle que le produit des deux pairs égale l'unité.

Lorsque les cours sont réciproquement au pair, le prix du capital est identique sur Tune et l'autre place ; seule, l'expression monétaire de ce prix est différente. Il n'y a donc pas de raison, du moins en général, pour que l'on prenne le capital à déplacer sur une place plutôt que sur l'autre.

'^^A PARITÉ. — La parité est une relation analogue à celle du pair réciproque. Comme le pair, la parité est l'équivalence des prix d'un même capital mesuré avec des unités monétaires différentes. Mais elle se distingue du pair en ce que, pour la calculer, ce n'est pas du poids légal théorique des monnaies ou de leur valeur légale que l'on tient compte, mais du poids réel des monnaies sur lesquelles on opère, ou des cours variables des créances exprimées dans ces monnaies.

Par exemple, supposez que par suite du frai^ 2,790 mark en pièces d'or de 20 et de 10 mark ne pèsent plus 1,000 grammes, poids légale mais seulement 996 grammes. On ne peut plus poser l'égalité 2,790 mark = 3,444 fr. 44 c, puisque ce dernier terme n'est autre chose que la valeur en francs de 1,000 grammes. Pour équivaloir à 3,444 fr. 44 c, il faut 2,801 m. 20 pf. en pièces d'or frayées de 4 p. 7oo. De cette nouvelle égalité ^,801 m. 20 pf. = 3,444 fr. 44 c, on déduira les valeurs ci-après du mark en francs et du franc en mark :

LE MÉCANISME DE LA CIRCULATION

Ces deux valeurs sont à la parité. On dit encore : 0 m. 8132 est la parité de 1 fr. 2296, prix du mark représenté par des pièces d'or dont le frai a réduit le poids de 4 p. ^'/oo-

La parité est donc la valeur du franc en mark (1 fr. = m. 0.8132) eu égard à la valeur du mark en francs (1 m. = fr. 1.2296) dans ce cas particulier. Les pièces d'or frayées, expédiées d'Allemagne à Paris, y seront prises à raison de 0 m. 8132 pour 1 franc, ce qui fait ressortir le prix du mark en francs à 1 fr. 2296. Si, au même moment, le mark est coté à Paris 1 fr. 2296, il est au moins aussi simple d'y acheter du mark que d'y envoyer du mark au taux de 0 m. 8132 par franc. Le coût est le même dans les deux cas.

On voit comment la parité ressemble au pair réciproque. Elle en diffère en ce que les cours qui sont à la parité ne coïncident pas avec les expressions numériques des quote-parts légales du kilogramme d'or qui s'appellent le mark et le franc.

Voici un autre cas d'application des calculs de parité, résultant non plus d'une perte réelle sur le poids des monnaies, mais d'une façon d'en prendre le titre et aussi de la perception de frais de fabrication. C'est ce que l'on appelle la parité au tarif des monnaies ,

Les hôtels des monnaies reçoivent les monnaies étrangères pour les transformer en monnaies nationales. Mais ils ne les prennent qu'avec une légère réduction sur le titre légal : de plus, ils retiennent, en général, les frais de fabrication.

A Paris, par exemple, pour le mark allemand, la déduction sur le titre est de i/2 p. Voo ; les frais de fabrication de l'or étant de 2.165 p. °/oo, la retenue totale est de 2.66 p. ^/oo, soit, sur le pair intrinsèque de 1 fr. 2346, 0 fr. 0033. Pour la Monnaie de Paris^ le mark ne vaut en conséquence, au poids droit, que 1 fr. 2313. C'est ce qu'on appelle la valeur au tarif.

A ce compte, le kilogramme d'or fin contiendrait 2^797 m. 39 pf. La valeur correspondante du franc en mark est :

^ fr- = Q LfL Lf = ni- 0.8121 3,444.44

C'est la parité au tarif du mark à la Monnaie de Paris. Supposez encore que par suite de la combinaison des offres

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