LA PARITÉ
et des demandes de monnaies ou de changes^ le prix du mark en espèces métalliques ou en lettres de change s'élève au-dessus du pair, et que la cote en soit 1 fr. 25 c. A ce taux, il faut 2,735 m. 52 pf. pour équivaloir à 3,444 fr. 44 c. On en déduira la valeur du franc en mark :
1 fr. = = m. 0.80
1 fr. 23 C, 0 m. 80 pf. sont à la parité.
On remarquera que le produit des deux termes est égal à Tunité, comme le produit des pairs du franc en mark et du mark en francs. Entre places qui se donnent Tincertain, la parité se calcule donc comme le pair réciproque, en divisant l'unité par le cours :
1 fr. = -r4^ = 0.80
Entre places dont l'une donne le certain à l'autre, les cours sont à la parité quand ils sont identiques, tout en dififérant du pair. Ainsi Londres et Paris sont à la parité quand, sur les deux places, la livre sterling est simultanément cotée le même nombre de francs, sans que, toutefois, le cours en soit 25 fr. 221.
Lorsque Tune des monnaies que l'on compare entre elles est d'or, et que l'autre est d'argent ou de papier, les rapports que Ton trouve entre l'évaluation de la monnaie d'or en argent ou en papier et l'évaluation en or de la monnaie d'argent ou de la monnaie de papier, sont également des rapports de parité.
On a déjà vu que, dans ce cas, il n'y a jamais de pair réciproque, parce que le pair suppose l'identité de matière ; si 1 fr. = 0 m. 81 pf., c'est que 1 kilog. d'or fin = 3,444 fr. 44 c. = 2,790 mark. On ne peut poser ces égalités si Tune des monnaies est d'or et l'autre d'argent ou de papier. Mais on peut très bien calculer la parité du cours d'une monnaie dépréciée : il suffît de diviser l'unité par ce cours. Si lapQseta espagnole, par exemple, vaut à Paris 0 fr. 70 c, on en déduit que 1 fr. = -Q-T^- = 1.428 peseta.
Parité indirecte , — Dans les hypothèses qui viennent d'être
LE MÉCANISME DE LA CIRCULATION
examinées, on n'a envisagé que les rapports de deux places. Le mark valant à Paris 1 fr. 25 c, quelle est la valeur correspondante du franc en mark à Berlin ? Cette valeur correspondante est la parité directe du cours du mark à Paris.
Mais on peut faire intervenir dans le calcul les cours d'une place tierce. La relation que l'on détermine de la sorte est ce que Ton appelle la parité indirecte.
Ainsi, le mark étant coté à Amsterdam fl. 0.5875, et le florin, à Paris, fr. 2.093, le nombre de mark que Ton pourr,a acheter à Amsterdam au cours de fl. 0,5875 avec des florins* achetés à Paris au cours de fr. 2.093, sera la parité indirecte du franc en mark.
Ainsi, encore, le mark étant coté, à Amsterdam, fl. 0.5875, et le franc, à Amsterdam, fl. 0.4784, le nombre de mark que Ton pourra acheter à Amsterdam au cours de fl. 0.5875 avec des florins provenant de la vente de francs sur Paris au cours de fl. 0.4784, sera une autre parité indirecte du franc en mark.
La question peut être posée diflféremment. Quelle sera la valeur en francs du mark acheté à Amsterdam, étant donné que le mark est coté, à Amsterdam, fl. 0.5875, le florin, à Paris, fr. 2.093 ou le franc, à Amsterdam, fl. 0.4784. C'est alors la parité du mark que l'on cherche.
Les calculs se font au moyen de la formule que les praticiens appellent ce règle conjointe* 3).
1. La « règle conjointe » est une règle de trois composée, qui résulte de la combinaison de deux ou plusieurs proportions.
Soit : fl. 0-5875, le cours du mark à Amsterdam ; fr. 2.093. le cours du llorin à Paris ; le nombre de mark à acheter avec des florins ; le nombre de florins à acheter avec des francs :
2.093 francs : 1 florin : : 1 franc : y florin. 0.5875 florin : 1 mark : : y florins : x mark.
Si Ton multiplie les deux proportions terme par terme, les produits forment encore une proportion :
Le facteur commun y, se trouvant dans les deux derniers termes de la proportion, peut être éliminé sans que le rapport soit changé. On a ainsi ;
On en déduit que x = J^^^^^ ^5875 = ^'^^^^