Op. cit., p. 13 et
li ajoutait que, loin de rendre débitrice la balance du pays emprunteur^ l'émission ou la vente des titres procure à ce paj^s une créance ioiniédiate^stu-^elui où les titrea-£ûnt 4)lajié^s^^ Ce dernier devient débiteur du montant de la souscription pu du prix de Tachât. Le placement des titres à Tétranger équivaut à une exportation ; il est d'abord la source d'une créance. Deux dettes éventuelles naissent en même temps, celle des arrérages et, si l'emprunt est à terme, celle du remboursement du capital; mais ces dettes ne comptent, n'influent sur le change qu'au jour de leur échéance.
Ce qui est vrai du passif permanent représenté par les fonds d'État et autres valeurs mobilières, l'est aussi du passif moins durable qui résulte des emprunts temporaires de capitaux disponibles provenant de l'étranger. Ces emprunts temporaires peuvent porter sur des sommes très considérables. On assure qu'avant les dernières difficultés marocaines, les capitaux français en <:<: pension » dans les banques allemandes dépassaient le demi-millard. Les sommes placées à l'étranger dans ces conditions sont provisoirement en dehors de la balance des créances et des dettes exigibles. Elles y entrent, par moments, lorsque le créancier étranger se sert des crédits dont il dispos:: chez son correspondant, par exemple, pour faire un arbitrage sur des différences de cours. Elles ont alors une action sur le prix du change. A plus forte raison, entrent-elles dans la balance et modifient-elles le prix du change^ lorsqu'elles sont * retirées définitivement par le pays d'où elles proviennent.
L'-dction de la balance des comptes sur le marché du change peut être compensée par la création d'elfets qui ne correspondent pas à des créances. Supposez qu'a Paris on ait un grand besoin de change sur Londres et que les créances su y l'Angleterre ne puissent encore donner lieu à des tirages rr ,crn liers. On pourra tirer sur Londres des effets à découve^^.j^ q^j, seront plus tard soldés au moyen d'effets corresponds >^ ^j^^ créances réelles. Ce papier de circulation fait conçu i^p^^ç.^ ^^^^ autres effets et en abaisse le prix. Il en a été fait, (\ans certaines circonstances, un grand abus, et il en est re^suité de graves dommages pour ceux qui l'ont commis.
La seconde cause qui agit sur le prix du papier de commerce
LE MÉCANISME DE LA CIRCULATION
est le taux de Tescompte, c'est-à-dire le taux de Tintérêt des capitaux immédiatement disponibles. Le change, qui représente les diverses monnaies de tous les pays, est en effet une des formes que prennent les capitaux disponibles. Il sert à les transporter. Il constitue, en même temps, un mode de placement temporaire.
Les causes qui viennent d'être indiquées sont générales et agissent quelle que soit l'échéance, lointaine ou rapprochée, du papier de commerce. Le change, qu'il soit court ou qu'il soit long, est à la fois un moyen de remise et un placement. La seconde fonction est plus spéciale au papier long, eu égard au trait de temps plus prolongé pendant lequel il produit des intérêts; cependant, le papier court peut également concourir au placement du capital en le transportant sur une place où le taux de l'escompte est plus rémunérateur. D'un autre côté, on fait des remises en papier long, comme en papier court : c'est une question de prix^ De 1871 à 1873, lors des grands achats de change que le Trésor français faisait pour payer l'indemnité de guerre, les ministres des finances prenaient tous les changes et le portefeuille du Trésor s'emplissait indistinctement d'eflfets longs ou courts.
Les prix du papier long et du papier court sont donc sous la dépendance des mêmes causes générales. Mais le mode d'action de ces causes varie suivant qu'il s'agit du change à court terme ou du change à longue échéance. Aussi sur la place, pour les affaires courantes, cette division a-t-elle une importance capitale.
Papier court, — Le papier court est, avant tout, un mnyen de remise et de règlement. L'importance comparative des tirages et des demandes d'effets, des créances à recouvrer et de."^ dettes à régler, en un mot, la balance des comptes internationaux, commande les oscillations de son prix, car c'est elle qui détv^rniine l'offre et la demande.
Si l'office et la demande s'équilibraient exactement, si les banquiers b'cheteurs d'effets courts trouvaient, soit dans leur portefeuille, soit sur le marché, précisément la quantité de