X 3,437 X 1,0UU
— 487 dollars-
II va de soi que l'intermédiaire de Londres ne serait pas employé si un règlement direct entre Paris et New York était plus avantageux. New York donnant le certain à Paris, une remise sur Paris est d'autant moins chère que le cours du change est plus élevé. On recherchera donc le cours minimum auquel la remise sur Paris devra être achetée, le change sur Londres étant à New York de doll. 487 et à Paris de fr. 25.20. C'est un calcul de parité indirecte :
X francs = 100 dollars 4S7 dollars = 100 liv. st.
1 liv. st. = 25.20 francs
= 517.45 francs.
Au-dessus du cours de 517.45, le règlement direct est préférable. Si le change sur Paris descend au-dessous de 517.45, il vaut mieux faire tirer sur Londres par Paris et remettre à Londres.
Les opérations sur l'or monnayé donnent lieu à des calculs analogues.
AnXAUNÉ. ^
LE MÉCANISME DE LA CIRCULATION
§ 4. — Théorie de la valeur des changes étrangers.
On exposera d'abord les principes généraux applicables aux rapports entre pays dont la circulation est normale, dont les monnaies ont une valeur intrinsèque égale à leur valeur nominale, tels que la France, l'Angleterre, les États-Unis, TAllemagne. On indiquera ensuite dans quelle mesure ces principes sont modifiés, lorsque Tun des pays entre lesquels se nouent les relations de change a une circulation dépréciée.
I. Relations entre pays a circulation normale. — Deux causes générales agissent sur le cours des changes : la première est la balance des comptes ou, pour employer un terme plus précis, la balance des créances et des dettes exigibles ; la seconde est le taux de l'escompte.
La balance des comptes n'est pas la balance du commerce des mercantilistes. La balance des comptes résulte non seulement des créances et des dettes auxquelles donnent naissance les importations et les exportations de marchandises, mais encore de celles qui proviennent des emprunts ou des placements de capitaux à l'étranger, des opérations d'armement maritime, de commission, de banque, en un mot de tout ce que l'on a appelé les importations et exportations invisibles.
La balance des comptes influe sur le cours des changes pour la raison suivante. Si la balance est créditrice, la.valeur des lettres de change tirées parles créanciers^S^'étranger dépasse la valeur des remises que les débiteurs de l'étranger ont besoin d'acheter. Si la balance est débitrice, la demande de change est au contraire plus forte que l'offre. Les dettes et créances dont la balance agit sur le prix du change, sont en conséquence celles pour le règlement desquelles le change est demandé ou offert, c'est-à-dire les dettes et créanc es exigibles.
A ce point de vue, il n'y a pas lieu de porter au passif d'un pays les dettes non échues ou sans terme, par exemple, la dette en capital qui résulte d'un placement de titres à l'étranger. Goschen en faisait la remarque, dans son traité des changes ^