‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 128 sur 260 · J)urnal des Économistes, septembre · texte numérisé non relu

J)urnal des Économistes, septembre

France (dé/alcatioa faite des pièces françaises qui sont à l'étranger et après addition des pièces étrangères qui se trouvent chez nous) : 4 milliards d'or, dont 8 milliards en pièces de 20 francs, 700 millions en pièces de 10 francs, 300 millions en grosses coupures ; 2 milliards en écus ^

Des calculs analogues basés sur les résultats de l'enquête de 1897 ont conduit M. de Foville à admettre l'évaluation ci-après^ très voisine de celle de 1891 :

MONNAIES UOXXAIES

française*. étrangères. TOTAUX

Millions de francs.

Monnaies (l'or 3,673 525 4,200

Kcus de 5 francs 1,380 oou l,03o

Monnaies divisionnaires d'argent 20:i 35 240

Ensemble 5,2G0 1.115 6,375

Les 55o millions de francs d'écus étrangers étaient répartis par nationalités, comme suit, eu égard aux proportions observées dans les encaisses de la Banque de France et dans la circulation : écus belges, 329 millions ; écus italiens, 208 millions ; écus grecs, 13 millions ; écus helvétiques, 5 millions de francs.

En résumé, les monnaies ù pleine valeur libératoire représenteraient une valeur de plus de 4 milliards de francs pour l'or et de moins de 2 milliards pour l'argent.

Ce dernier chiffre a été contesté, en 1891, par M. Ottomar llaupt '*, qui, se fondant sur les statistiques d'importation et d'exportation, estimait qu'il devait y avoir en France 3,500 millions de francs d'écus.

Les bases choisies par M. Ottomar Ilaupt nous paraissent moins solides que celles qu'a adoptées notre savant maître M. de Foville. La statistique commerciale n'est pas l'œuvre exclusive de la douane. Le commerce y concourt par ses déclarations. Cette collaboration nécessaire est une source d'imperfections, toutes les fois que l'intérêt du fisc n'exige pas que l'administration contrôle les énonciations d'un grand nombre de

1. Économiste français, 7 novembre 1891. Cf. Ibid., 14 et 24 novembre 1891, et Journal des Économistes, toc. cit.

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