Jiivesligations..., p. 279, note
fort ancienne. Elle remonte à 1774 (1^^^, Geo. III, c. 70). Lord Liverpool constate que le public s'y conforma pendant plusieurs années. Mais, de son temps, elle était tombée en désuétude et il en exprime le regret*. La Banque et quelques administrations publiques* l'observent encore. D'autres administrations, celles des postes notamment, et les particuliers n'en tiennent aucun compte. Outre que le cisaillement d'une pièce défectueuse est un acte peu courtois et qui expose, en cas d'erreur, à des dommages-intérêts, on ne peut toujours avoir sur soi des balances pour peser les pièces et des cisailles pour couper les espèces frayées. "
La loi anglaise avait constitué le public lui-môme gardien de l'intégrité des monnaies. Le public se déroba à cette mission. Les pièces frayées restèrent dans la circulation. Ce sont même les pièces frayées qui circulaient le plus. La Banque d'Angleterre les cisaillant impitoyablement, on se gardait de les lui apporter. On ne lui versait que les bonnes pièces ; les mauvaises étaient systématiquement remisés par les banquiers au public ^
Il est intéressant de remarquer que la réserve de la Banque comprenait exclusivement des souverains de bon poids. Toute pièce défectueuse fuyait les balances automatiques et les ci- *«ailles installées à ses guichets. Comme l'or destiné à l'exportation est pris principalement à la Banque, le délabrement de la circulation n'avait pas de retentissement fâcheux sur le change.
En 1868, à la suite d'une enquête qu'il avait conduite lui-même auprès des principaux banquiers du Royaume, Stanley Jevons dénonça le mauvais état de 'la circulation d'or. 31.5 p. Vo
1. Op. cit. y p. 241. La môuie obligation était imposée au public par nos vieilles ordonnances : elle est rappelée par un arrêt de la Cour des monnaies du 30 mai looîi.
2. L'administration du revenu intérieur, par exemple. Slanley Jevons a rapporté le cas d'un particulier qui. ayant touché un mandat au bureau de poste de Saint-Martin-le-Graud. porta les souverains qu'il venait de recevoir, au bureau du Timbre, à Somerset-House. où ils furent pps(>s et où quelques-uns furent rebutés pour défaut de poids. Un homme avait été ainsi fraudé, remarque-t-il. entre deux bureaux du gouvernement. La vionnaie^ etc., p. 93.