‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 146 sur 260 · report of the Deputy Masler of the Mint, p · texte numérisé non relu

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4. On avait longtemps reculé devant cette extrémité et cherché à faire payer an public Tusure de monnaies qu'on lui livre gratuitement. M. Childers avait notamment proposé de faire face aux frais de refonte, en réduisant le poids du demi-souverain (V. Bulletin de statistique du Ministère des finaïices, juin 1884, p. 675). Stanley Jevons {op. cit.) greffait la refoute des monnaies sur une réforme dont la portée était plus générale : on aurait prélevé un droit de monnayage tel que la valeur du souverain fut exactement de 25 francs. Le système anglais aurait ainsi concordé avec le système français ; la monnaie anglaise pouvant désormais cirtuler. en France, on n'aurait plus été tenté de refondre les pièces lourdes ; le droit de monnayage aurait couvert les frais de la réforme.

5. Bulletin de statistique du Ministère des finances^ août 1889, p. 147. G.Ibid., juin 1891, p. 643.

légères quelqu'en soit le millésime *. Les relraits au 31 décembre 1900 ont porté sur 24,062,000 liv. st., en souverains, et 15,238,000 liv. st., en demi-souverains; les frais se sont élevés à 583,589 liv. st.J^ 2,«28,280 liv. st. de pièces d'or ont été en outre reprises comme métal au prix fixé en 1870.

§ 4. — Étalon monétaire.

Pendant de longs siècles l'argent a formé presque seul la matière des monnaies anglaises. L'or ne devint abondant que sous le règne de Charles II : à cette époque, la Compagnie d'Afrique en introduisit des quantités notables provenant de la côte de Guinée. C'est, sans doute, pourquoi les monnaies frappées avec ce métal prirent le nom de guinées '. La frappe de l'or fut libre et gratuite comme celle de l'argent, aux termes d'un statut déjà cité (18^^, Ch. n, c. 3). Les deux métaux jouissaient également du cours légal illimité *. La législation anglaise était donc bimétallique.

L'argent conserva le rôle d'étalon. Lord Liverpool constate^ que le métal blanc était reçu à cette époque pour la valeur qui lui était attribuée par le souverain. Le prince assignait également une valeur nominale à l'or ; mais, en fait, les pièces de ce dernier métal étaient prises pour leur valeur intrinsèque, laquelle dépendait du cours commercial de l'or et de l'argent.

Cet état de choses dura jusqu'après la refonte générale des monnaies d'argent effectuée sous Guillaume lïl en 1695. Vers cette époque, le public cessa de tenir compte des variations du rapport commercial des deux métaux. Il n'accepta pas cependant la tarification de la Monnaie, mais il attribua aux guinées, par suite de circonstances inexpliquées, une valeur conventionnelle consacrée sans doute par l'usage, de 21 s. 6 d. C'était 1 s. 6 d. de plus que le prix de la guinée à la Monnaie (20 shillings)

4. V. Bulletin de statistique du Ministère des /înayicM, juin 4892, p. 730.

2. 3t»' report of the Deputy Master of the Mint. Les opérations des années 4901-4904 sont données, note. p. 500.

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