‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 151 sur 260 · ILid., novembre 1S88. p · texte numérisé non relu

ILid., novembre 1S88. p

L AGITATION BIMÉTALUSTB. 275

sait la question à la Chambre des Communes. Dans les deux occasions, le gouvernement se borna à des déclaralions extrêmement circonspectes. Le premier ministre, faisant allusion à la réunion prochaine d'un congrès monétaire à Paris, déclara, que les bimétallistes ne devaient pas seulement s'attacher à conquérir l'opinion de toutes les parties du royaume ; pour arriver à leurs uns, il leur faudrait aussi convaincre les autres peuples. M. Goschen émit Tavis courtois qu'en présence des efforts, il ne voulait pas dire des progrès du bimétallisme, les monométallistes devaient cesser de compter sur Tévidence de leur credo pour en assurer le triomphe*.

En 1892, le bimétallisme obtint Tadhésion de la Chambre de commerce de Manchester, qui revenait ainsi*, par 420 voix contre 406, sur la résolution qu'elle avait opposée, en 1879, à la profession de foi bimétalliste de la Chambre de Liverpool-^ Au mois de mai, à la suite d'un meeting tenu à Mansion-House, une importante députation de la ligue renouvela auprès du gouvernement la démarche de 1889. M. Goschen, dans un discours prononcé dans la Cité au mois de décembre précédent, avait déclaré qu'au cas oii d'autres États reprendraient la frappe de l'argent, le gouvernement pourrait inviter la Banque à user de la faculté que lui confère sa charte, de faire entrer l'argent jusqu'à concurrence d'un quart dans sa réserve, et maintenir la liberté de la frappe dans l'Inde. Le chancelier de l'Echiquier se montra moins explicite devant la délégation. Il annonça que le gouvernement avait accepté l'invitation des États-Unis à prendre part à la Conférence de Bruxelles, et ajouta que cette acceptation même l'obligeait à une discrétion toute particulière*.

On sait déjà qu'à la Conférence de Bruxelles, Sir Rivers Wilson et M. Ch. Fremantle, qui représentaient plus particulièrement la métropole britannique, déclarèrent qu'ils « n'admet-

1. Bulletin de statistique du Ministère des finances, juin 1889, p. G37. 2.1bid., mai 1892, p. 638.

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