Silvestre, Notes, etc., p
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50 centièmes en argent et des pièces de 1 centième en bronze. Enfin, c'est à partir de septembre 1885 seulement que l'on a frappe des piastres entières. Le cours légal leur fut donné par un arrêté du gouverneur de la Cocliinchine du 2â décembre suivant.
§ 2 . — Les monnaies actuelles .
L'ancien système annamite admettait deux unités monétaires : une unité d'argent, le nérij et une unité de métal commun, la ligature de sapèques. A côté de ces deux unités nationales avait déjà pénétré, au momentde l'occupation de la Cocliinchine, uneautre unité d'argent, la piastre, monnaie de compte du commerce étranger. Le corps expéditionnaire français allait en introduire une quatrième, le franc, monnaie décompte de notre administration.
Aujourd'hui la piastre s'est complètement substituée au nén! La ligature de sapèques a conservé sa fonction. De même qu'autrefois entre la ligature et le ;ié», aucun rapport légal n'a été établi entre la ligature et la piastre. Le change de la monnaie de compte d'argent en monnaie de compte de métal commun varie suivant les jours et selon les régions. Au temps de notre arrivée en Cochinchine, il était de 5 à 6 ligatures; par la suite, il s'est élevé à 7, 8 et même 9 ligatures; plus tard il s'est beaucoup réduit et l'on a constaté par exemple en 1902, dans certaines régions, les taux de 4 et môme de 3 V« ligatures pour une piastre.
Un certain nombre d'opérations de l'administration française sont maintenant exécutées et décrites en piastres. Mais le Trésor compte toujours en francs pour les dépenses imputables sur les crédits du budgetmétropolitain et même pour certainesdépenses que supportent le budget général de l'Indo-Chine et Tes budgets locaux. Eniln les commerçants français se servent souvent du compte en francs.
Le franc ne circule pas en Indo-Chine. C'est une monnaie de compte, non une monnaie réelle.
Le nén d'argent, supplanté par la piastre comme monnaie de compte, lui a également cédé la place comme monnaie réelle.
LES MONNAIES VCTUELLES. 343
La circulation ne se compose plus que de piastres et de sapèques.
Les piastres américaines (trade dollars) ont été fondues ou exportées il y a longtemps. Les piastres mexicaines ont été importées librement et môme ont été retenues par un droit prohibitif de sortie de 3p. Vo jusqu'en 1903. Un décret du 3juin '1903 a supprimé la taxe d'exportation; un autre décret de la même date a prohibé l'importation des pièces d'argent étrangères. Ces mesures ont été complétées par un arrêté du gouverneur général, du 3 octobre 1905, qui a supprimé le cours légal de la piastre mexicaine à dater du i**' janvier 1906. Désormais la piastre française est, avec la sapèque, la seule monnaie du protectorat.
La piastre française a d'abord été la réplique exacte du trade dollar au point de vue du poids (27.2 lo grammes) comme du titre (0.900). Un décret du 8 juillet 1895 en a abaissé le poic^s à 27 grammes, de façon à en réduire le fin à une quantité (24.3 grammes), sensiblement égale à celles que contiennent le british dollar et le ye/i japonais (24.2604 grammes). Ces deux dernières pièces, dont l'introduction en Indo-Chine étaitsignalée et que l'on y acceptait, bien qu'elles n'eussent pas cours légal, auraient pu en chasser les piastres françaises dont le poids de fin était plus élevé (24.4935 grammes). L'exportation des piastres frappées depuis 1885 s'est, en effet, produite; mais ces pièces ont été remplacées par des piastres (au type de 1895) portant comme les premières le sceau de l'Elat protecteur, au lieu de l'être par des piastres étrangères.
La piastre se divise en centièmes. H y a des pièces françaises de 50, 20, 10 centièmes, 1 centième, 1 cinq centième ou sapèque et 1 six centième (celle-ci est spécialement destinée au protectorat du Tonkin). Les pièces de 50 centièmes sont en argent à 0.900 comme les pièces de 1 piastre; celles de 20 et 10 centièmes sont également en argent, mais le titre en a été abaissé à 0.835 par un décret du 14 avril 1898; celles de 1 centième et de 1 cinq centième sont en bronze ; celle de 1 six centième, créée par un décret du 529 décembre 1904, est de zinc pur.
Voici quel était, pour chaque coupure, le montant des fabrications au 31 décembre 1905 :