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KTAlrON MONETAIRE. 30|>
grande valeur comme les unités d'or. De temps à autre, quelques personnes préconisent Tenvoi de pièces d'argent deSfrancs par le Trésor public, sans d'ailleurs indiquer comment on pourrait convaincre les indigènes que les 25 grammes d'argent de reçu valent deux fois ou deux fois et demie les 27^rammes d'argent de la piastre. L'opinion générale considère la piastre comme la monnaie nécessaire de Tlndo-Chine.
Mais on s'est demandé s'il ne serait pas possible de régulariser la valeur de la piastre par des moyens analogues à ceux qui ont procuré à l'Inde anglaise le bénéfice d'une parité fixe de la roupie en monnaie sterling et auxquels ont recouru plus récemment les États-Unis pour le peso philippin et le Mexique pour sa piastre *.
C'est tenir pour démontré que ,1e régime monétaire indien peut convenir à tous les pays dont la circulation se compose d'argent. Une constatation de l'enquête anglaise de 1898, que les faits postérieurs outùu surplus confirmée, est, à ce point de vue intéressante à relever. Avant la réforme de 1893, tandis que le cours de la roupie en monnaie sterling tendait à baisser et variait sans cesse, le change entre l'Inde et IIong-Kong était d'une remarquable stabilité. On comptait généralement 224 roupies pour 100 piastres». Depuis 1893, le change de Bombay sur Hong-Kong a beaucoup baissé : dès la fin de 1897-98, on ne donnait plus que 140 roupies pour 100 piastres; depuis lors, en 1902, notamment on est descendu plus bas encore ^. La roupie ayant acquis une valeur Rue en or, le nombre de roupies nécessaire poud* acheter 100 piastres s'est réduit au fur et à mesure que baissait la valeur de l'argent. On a vu, en même temps, le cours de la roupie en piastres devenir aussi instable que Tétait avant 1893 le cours de la roupie en monnaie britannique. Suivant une observation du directeur général de la statistique de l'Inde, les difficultés qui gênaient le commerce avec les pays à étalon d'or ont été remplacées par des difficultés de même nature pour le commerce avec les pays
i . V. supra, chap. iv, § 6 et infra, chap. viii.