LawsoD, op. cit., p. 464-405 et suiv
2. Cliiffres empruntés à l'Economist, qui publie depuis 1877 des tableaux lûsumant la situation collective des banques du Royaume-Uni. Des chiffres plus récents sont donnés, note, p. 503.
3. Les banques privées disparaissent une à une. La tendance actuelle est la concentration des banques [amalgamation). En 1893, 37 banques privées donnaient des renseignements sur leurs dépôts et comptes courants; nous n'en retrouvons que 19 en 1901. Le nombre total des banques dont les bilans sont publiés tombe, en même temps, de 103 à 78 pour l'Angleterre et le Pays de Galles.
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Il y a quelque trente ans, Bagehot écrivait déjà qu'il n'y avait pas, en Angleterre, en dehors des banques, des sommes assez considérables pour qu'il y eût lieu d*en tenir compte au point de vue du marché des capitaux*. Les dépôts connus se montaient alors à 120 millions sterling-. Les chiffres ci-dessus permettent d'apercevoir à quel point s'est développé Tusage des dépôts et comptes courants.
Tout commerçant a un compte de banque en Angleterre et il n'est presque pas de particulier ayant un revenu de âOO à 300 livres sterling qui n'emploie également l'intermédiaire d'nn banquier.
Il y a nombre de banquiers du» Royaume-Uni dont toutes les opérations consistent à recevoir des dépôts, à encaisser les sommes dues à leurs clients et à payer les sommes qu'ils doivent. On a déjà noté que, d'après Içs idées anglaises, ce sont méQie les seuls banquiers au sens propre du mot. A-t-on un paiement à faire? On donne iin chèque sur son banquier. Une lettre de change est-elle présentée ? On en domicilie le paiement chez son banquier. A-t-on un chèque à encaisser ? On le passe à son banquier, après avoir inscrit son nom entre les barres du crossing. Le banquier encaisse les dividendes, les arrérages des consolidés, etc. Il fait, en recettes et en dépenses, tout le service de caisse de son client.
Par suite de ces habitudes, la circulation des chèques est des plus considérables en Angleterre : depuis longtemps déjà presque toutes les transactions commerciales, à l'exception des ventes au détail et de certains grands paiements qui doivent se faire en espèces à cause de leur nature particulière, se liquident au moyen de chèques ou de lettres de change domiciliées qui équivalent à des chèques \ Il y a assez longtemps, le président de l'Institut des banquiers de Londres, M. F.-W. Birch, donnait à ce sujet, dans son inaugural address^ les indications suivantes. Il avait demandé à la Banque d'Angleterre la statistique des payements faits pendant une semaine prise au hasard. « Voici le résultat : sur une moyenne quotidienne do
\. Lombard blreet, p. 43.