‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 31 sur 260 · V. infra, p. 235 el · texte numérisé non relu

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QUESTION DE l.' APPRECIATION DB l'oR. 51

parliculiers et que le Congrès américain lui-même, réuni en session extraordinaire par le président Cleveland, se résigne à abroger la clause d'achat du iSAenna» act (L. du 1*' novembre 1803). En décembre 1893, les cours oscillent entre 30 et 31 pence. En février 1894, Us tombent à 29 "/le, en mars, à 27 pence.

Depuis lors, sauf en 1897, la production a toujours été au moins égale à 5 millions de kilogrammes. Les frappes ont absorbé de 3 à 4 millions de kilogrammes, refontes comprises. Le surplus du métal d'extraction récente a dû être absorbé par les arts et par Findustrie^ dont la demande a été développée par la baisse des cours. Le prix de 27 penbe tend à devenir le centre des oscillations de la cote. Le point le plus bas a été 23 7* pendant Tété 1897, à la suite de l'adoption de l'étalon d'or par le Japon ; les frappes très actives de la Monnaie de Madrid pendant la guerre de Cuba ont ensuite fait remonter les cours aux environs de 29; il a fallu^ pour que le prix de 30 pence fût atteint de nouveau, les événements de Chine et les demandes de l'Inde ainsi que des gouvernements européens qui ont pris part à Texpédition ; dès le mois d'avril 1901^ le cours de 28 pence n'a plus été dépassé et la cote a tendu à doscendre au-dessous de 26 et même de 24 pence ^

La conclusion nécessaire de cet exposé est que la dépréciation de l'argent résulte des modifications survenues dans Toffre et dans la demande de ce métal.

On a cherché, il y a quelques années^ à l'expliquer par une autre cause. La baisse de l'argent a commencé en 1873. Or, Tannée 1873 a été précisément le point de départ d'une baisse générale des prix. Des économistes et des statisticiens de grand mérite en ont conclu que la dépréciation de l'argent devait être rattachée à une cause plus générale, origine commune de rabaissement des prix de la plupart des marchandises. Celte cause serait renchérissement, ou, suivant l'expression anglaise, Vappf'ecialion de l'or.

in. — Question db l' APPRÉCIATION dk l'or après 1873. — Il est incontestable- que les quatorze ou quinze années qui ont suivi

i. Pour la période 190â-i905/note, p. 495.

Tannée 1873 ont été presque uniformément marquées par une baisse du niveau général des prix. Une légère reprise s'est produite de la fin de 1879 au commencement de 1882. Puis, de nouveau jusqu'en 1888, rensemble des prix a baissé. De 1888 à 1890, on constate encore un mouvement de hausse auquel succède bientôt, en 1891, une nouvelle dépression.

En 1884, la réduction survenue dans la valeur des exportations françaises depuis 1874 atteignait 9.6 p. 7o. Cette proportion, indiquée par le Bulletin de statistique du Ministère des Finances \ résultait de la comparaison des valeurs relevées par le Tableau général du commerce de la France en 1884 avec les valeurs obtenues par Vapplication aux quantités de 1884 des taux d'évaluation de 1874.

Le travail n*a pas été refait pour la période 1874-1887'. Mais on peut en rapprochant les valeurs provisoires calculées, dans les Documents statistiques sur le commerce de la France^ au moyen des taux d'évaluation de Tannée précédente et les valeurs définitives calculées, dans le Tableau général du commerce de la France, au moyen des taux propres à Tannée, déterminer le pourcentage de hausse ou de baisse entre deux années consécutives.

Voici le résultat de ces comparaisons pour chacune des années de la période 1880 à 1900 :

ANNÉES

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