‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 32 sur 260 · Mars 1885, p · texte numérisé non relu

Mars 1885, p

2. Pour la période 1887-1896, la Direction générale des Douanes a fait des calculs du même genre, en appliquant à chacune de ces années les taux d'évaluation de 1896. Il en est ressorti que ces taux sont inférieurs à ceux des années 1889 et 1890, pour les importations, de 16 p. •/« et, pour les

QUESTION DR \.' APPRECIATION DE l'OR. 53

NNBBS^

IMPORTAnONB.

BXPORTATIOKt.

De 1873 à 4887, taus les pays ont souffert de la baisse progressive des prix. Dans toutes les parties du monde, le commerce fit entendre de vives plaintes. L'avilissement des stocks faisait disparaître le bénéfice espéré ; le capital engagé dans les approvisionnements était atteint lui-même et fondait en quelque sorte ; pour éviter ce désastre, chacun restreignait ses achats, stipulait pour des termes de plus en plus rapprochés ; la défiance universelle, en paralysant les spéculations, contribuait à son tour à la chute des cours.

En 188S^ des commissions d'enquête furent instituées, en France et en Angleterre', avec mission de rechercher les causes des souffrances du commerce et de l'industrie.

Dès 1879, M. Robert Giffen, dans un rapport officiel sur le mouvement des prix dans le commerce d'exportation de l'Angleterre, émettait l'idée quMl pouvait y avoir connexité entre l'extrême abaissement du niveau moyen des prix et une raréfaction temporaire ou permanente de l'or'. En 1883, M. Goschen adoptait expressémeirt cette opinion, dans un discours à Vinsiitute ofbankers^. M. Robert Giffen reprit la thèse et la développa dans un article publié par la Contemporary Revtew •, en 1885, puis l'année suivante dans un essay intitulé Gold suppiy, ihe raie of discount and priées^. L'éminent statisticien du

exportations, de 11 p. •/©. Mouvement commercial de la France avec ses colonies et les pays étrangei*s pendant la période décennale 1887-1896.

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