Gourcelle-Seneuil, op. cit
D'autre part, le produit du diviseur par le quotient étant égal au dividende, 1.2346 x 0.81 = 1. Le pair est donc une relation telle que le produit des deux pairs égale l'unité.
Lorsque les cours sont réciproquement au pair, le prix du capital est identique sur l'une et l'autre place ; seule, l'expression monétaire de ce prix est différente. Il n'y a donc pas de raison, du moins en général, pour que Ton prenne le capital à déplacer sur une place plutôt que sur l'autre.
La parité. — La parité est une relation analogue à celle du pair réciproque. Comme le pair, la parité est l'équivalence des prix d'un même capital mesuré avec des unités monétaires différentes. Mais elle se distingue du pair en ce que, pour la calculer, ce n'est pas du poids légal théorique des monnaies ou de leur valeur légale que l'on tient compte, mais du poids réel des monnaies sur lesquelles on opère, ou des cours variables des créances exprimées dans ces monnaies.
Par exemple, supposez que par suite du frai, 2,790 mark en pièces d'or de 20 et de 10 mark ne pèsent plus 1,000 grammes, poids légal, mais seulement 9H6 grammes. On ne peut plus poser l'égalité 2,790 mark = 3,444 fr. 44 c, puisque ce dernier terme n'est autre chose que la valeur en francs de 1,000 grammes. Pour équivaloir à 3,444 fr. 4't c, il faut 2,801 m. 20 pf. en pièces d'or frayées de 4 p. 7oo- De cette nouvelle égalité i,80i m. 20 pf. = 3,44'* fr. 44 c, on déduira \es valeurs ci-après du mark .en francs et du franc en mark :
Ces deux valeurs sont à la parité. On dit encore : 0 m. 8132 est la parité de 1 fr. 2296, prix du mark représenté par des pièces d'or dont le frai a réduit le poids de 4 p. 7oo-
La parité est donc la valeur du franc en mark (1 fr. = m. 0.8132) eu égard à la valeur du mark en francs (1 m. = fr. 1.2296) dans ce cas particulier. Les pièces d'or frayées, expédiées d'Allemagne à Paris, y seront prises à raison de 0 m. 8132 pour 1 franc, ce qui fait ressortir le prix du mark en
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francs à 1 fr. 2296. Si, au même moment, le mark est coté à Paris 1 fr. 2296, il est au moins aussi simple d'y acheter du mark que d'y envoyer du mark au taux de 0 m. 8132 par franc. Le coût est le même dans les deux cas.
On voit comment la parité ressemble au pair réciproque. Elle en diffère en ce que les cours qui sont à la parité ne coïncident pas avec les expressions numériques des quote-parts légales du kilogramme d'or qui s'appellent le mark et le franc.
Voici un autre cas d'application des calculs de parité, résultant non plus d'une perte réelle sur le poids des monnaies, mais d'une façon d'en prendre le titre et aussi de la perception de frais de fabrication. C'est ce que Ton appelle la parité au tarif des monnaies.
Les hôtels des monnaies reçoivent les monnaies étrangères pour les transformer en monnaies nationales. Mais ils ne les prennent qu'avec une l^ère réduction sur le litre légal : de plus, ils retiennent, en général, les frais de fabrication.
A Paris, par exemple, pour le mark allemand, la déduction sur le titre est de i/2 p. 7oo; les frais de fabrication de l'or étant de 2.163 p. «/oo, la retenue totale est de 2.66 p. 7oo. soit, sur le pair intrinsèque de 1 fr. 2346, 0 fr. 0033. Pour la Monnaie de Paris, le mark ne vaut en conséquence, au poids droit, que i fr. 2313. C'est ce qu'on appelle la valeur au tarif.
A ce compte, le kilogramme d'or fin contiendrait 2,797 m. 39 pf. La valeur correspondante du franc en mark est :
C*est la parité au tarif du mark à la Monnaie de Paris.
Supposez encore que par suite de la combinaison des offres et des demandes de monnaies ou de changes, le prix du mark en espèces métalliques ou en lettres de change s'élève au-dessus du pair, et que la cote en soit 1 fr. 25 c. A ce taux, il faut 2,755 m. 52 pf. pour équivaloir à 3,444 fr. 44 c. On en déduira la valeur du franc en mark :
i fr. 25 c, 0 m. 80 pf. sont à la parité.
90 LE MÉCANISm DE LA CinCULATION.
On remarquera que le produit des deux termes est égal à l'unité^ comme le produit des pairs du franc en mark et du mark en francs. Entre places qui se donnent Tincertain, la parité se calcule donc comme le pair réciproque, en divisant r uni té par le cours :
1 fr. = Y^r- = 0.80
Entre places dont Tune donne le certain à Tautre, les cours sont à la parité quand ils sont identiques, tout en différant du pair. Ainsi Londres et Paris sont à la parité quand, sur les deux places, la livre sterling est simultanément cotée le même nombre de francs, sans que, toutefois, le cours en soit 25fr.221.
Lorsque l'une des monnaies que Ton compare entre elles est d*or, et que l'autre est d'argent ou de papier, les rapports que Ton trouve entre l'évaluation de la monnaie d'or en argent ou en papier et l'évaluation en or de la monnaie d'argent ou de la monnaie de papier, sont également des rapports de parité.
On a déjà vu que, dans ce cas, il n'y a jamais de pair réciproque, parce que le pair suppose l'identité de matière ; si 1 fr. = 0 m. 81 pf., c'est que.l kilog. d'or fin = 3,444 fr. 44 c. = 2,790 mark. On ne peut poser ces égalités si l'une des monnaies est d'or et l'autre d'argent ou de papier. Mais on peut très bien calculer la parité du cours d'une monnaie dépréciée : il suflit de diviser l'unité par ce cours. Si la peseta espagnole, par exemple, vaut à Paris 0 fr. 70 c, on en déduit que 1 fr. = -^p=^ = 1.428 peseta.
Parité indirecte. — Dans les hypothèses qui viennent d'être examinées, on n'a envisagé que les rapports de deux places. Le mark valant à Paris 1 fr. 23 c, quelle est la valeur correspondante du franc en mark à Berlin ? Cette valeur correspondante est Idi parité directe du cours du mark à Paris.
Mais on peut faire intervenir dans le calcul les cours d'une place tierce. La relation que Ton détermine de la sorte est ce que l'on appelle lapaiHié indirecte.
Ainsi, le mark étant coté à Amsterdam fl. 0.5875, et le florin,