‹ La monnaire, le crédit et le changeChapitre 85 sur 260 · V. infra^ lll» partie, chap · texte numérisé non relu

V. infra^ lll» partie, chap

n'est pas le billet de la Banque de France qui se substituait au métal exporté, c'est Tautre métal, celui dont la loi monélaire; en le surévaluant, provoquait l'importation et le monnayage. C'est ainsi que, de 18:20 à 1850, l'argent a remplacé Top et qu'à l'inverse, après 1850, l'or a évincé l'argent. L'étalon est donc demeuré métallique et le billet n'a pas cessé d'être une monnaie secondaire*.

De nos jours, le monnayage de l'argent déprécié, continué presque sans interruption de 1870 à 1899-, a été en Espagne l'origine de l'exportation de l'or. Mais le métal blanc n'y a pas conservé le rôle d'étalon. L'unité monétaire espagnole est la peseta de papier ; la peseta d'argent a été réduite au rôle de monnaie subordonnée. Que le billet de banque soit devenu l'étalon aux lieu et place des espèces d'argent, c'est ce que montre le taux de la prime de l'or, au moyen de quoi se note le cours du change espagnol, car ce taux ne correspond en aucune façon au degré de dépréciation de l'argent: si la peseta n'est pas au pair de l'ôr, sa valeur de change n'en est pas moins supérieure à la valeur du poids d'argent de la pièce de i peseta. Celle-ci n'est donc pas l'unité monétaire. L'étalon est bien constitué parla peseta de papier, unité fiduciaire pourvue d'une valeur propre qui dérive du crédit de la Banque d'Espagne et de l'État espagnol. La peseta d'argent étant échangée au pair contre le billet dans la circulation intérieure, y bénéficie d'une plus-value. Sa valeur fiduciaire à l'intérieur excédant sa valeur métallique, il n'y a pas intérêt à l'exporter. Le billet retient donc la monnaie d'argent en Espagne^. En revanche, il en chasse l'or ou plus exactement, il en empêche- la réimportation: il subit, en effet, une perte sur l'or, la Banque d'Es-

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