CHANGE MOYEN
AN.NÉE3
d'argent fin. •
de la piaslre.
do la piaslre.
fr.c.
fr.c.
fr.
Le pouvoir général d'achat des monnaies d'or ou d'argent de frappe libre est, comme le change de ces monnaies, sous la dépendance de la valeur du métal. Toutefois, le pouvoir général d'achat des espèces ne peut guère être modifié par les variations de la valeur de change du lingot; la durée de cellesci est trop courte. Un lien plus étroit unit le pouvoir général d'achat des espèces et le pouvoir général d'achat du lingot. Il ne saurait subsister, en effet, entre les quantités de marchandises ou de services qu'un même poids d'or ou d'argent achète à l'intérieur, une différence notable selon que le métal est ou non monnayé, du moment qu'on peut le faire passer d'un état à l'autre moyennant le seul sacrifice de frais de fabrication qui ne sont jamais très élevés.
1. La frappe au compte des particuliers est subordonnée à une autorisation spéciale du gouvernement. Les fabrications tant pour le compte du Trésor que pour celui des banques ont toujours été limitées. V. infra, II» partie, chap. vu.
i&8 DES CAUSES DE LA VALEUR DBS MONNAIES.
La valeur propre des monnaies-étaloa de frappe libre dépendant de leur valeur métallique, les causes qui gouvernent celle-ci régissent également celle-là. Le rapport entre TofiFre et la demande dont le métal précieux lui-même est Tobjet doit, en conséquence, être considéré comme la circonstance déterminante de la valeur de c«s monnaies.
On doit en conclure que les mots « quantités offertes, quanlilés demandées' » ne s'entendent pas, pour les monnaies principales de frappe libre, dans le même sens que pour les monnaies métalliques secondaires ou pour les billets. Les quantités offertes en monnaies secondaires ou en billets, ne sont pas autre chose que les espèces ou billets existants; les quantités demandées sont les pièces ou billets dont le public a besoin pour certaines classes de paiements. Quand on analyse les causes de la valeur des monnaies principales de frappe libre, on doit dénommer quantités offertes tout le métal disponible pour les emplois tant industriels que monétaires, et quantités demandées, tout le métal que réclament ces emplois. De plus les quantités demandées ou offertes doivent être considérées, non dans un pays particulier, mais dans le monde entier ; le pouvoir d'achat des monnaies principales a, comme celui des métaux précieux*, un caractère mondial.
Ce n'est pas qu'à tout instant, dans tous les pays du monde, un même poids d'or ou d'argent s'échange contre des quantités égales de produits ou de services. Les conditions de l'offre et de lademandesont très diversifiées, selon les temps etles lieux, tant pour les marchandises que pour les métaux eux-mêmes ; par suite, l'inégalité des valeurs est la règle. En ce qui concerne spécialement les métaux précieux, il y a un exemple classique de ces inégalités : sur les lieux de production, ils achètent moins de marchandises que partout ailleurs. Il n'en existe pas moins une tendance vers un niveau commun universel. L'or et l'argent s'éloignent des pays où ils sont moins appréciés, et se dirigent vers ceux où ils sont prisés plus haut- Ces migrations diminuent l'offre là où elle était plus grande, l'accroissent là où elle était plus petite et finissent par rendre