‹ La Montansier, ses aventures, ses entreprises, 1730-1820Chapitre 7 sur 7 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

« Sire,

« Dois-je encore me plaindre d'avoir été dépouillée de la salle oti se tient aujourd'hui l'Opéra ?

« Dois-je encore représenter à Votre Majesté que je n'ai été payée qu'avec des valeurs que mes créanciers ont refusées, et que j'ai été forcée, par un arrêté des Consuls du 13 floréal an IX, de me contenter d'un tiers de ce qui m'était dû, et encore en inscriptions sur le Grand-Livre.

« Non, Sire, le mal est fait, vous n'y avez eu aucune part : vous avez plaint les Français, et votre retour n'a eu d'autre objet que de les consoler, de les soulager.

« Si j'ai été poursuivie par des créanciers, ce sont ceux qui m'ont fourni des fonds pour éle-ver ce beau monument, aujourd'hui le Temple des Arts.

« Ils m'ont dépouillée de mes immeubles, et le prix n'a pas suffi pour les payer; le surplus de ma fortune est envahi par eux; des oppositions frappent sur moi de toutes parts; il ne me reste aucunes ressources.

« Si je suis à planidre après tant de travaux, de peines et de soins, si l'Etre Suprême a prolongé mes jours, c'est qu'il les conservait pour revoir Votre Majesté et pour me faire jouir encore des bienfaits dont votre auguste famille n'a cessé de me combler.

(( J'ai demandé des secours à Votre Majesté : je n'ai pas entendu priver les malheureux de ces bienfaits journaliers dont votre bonté les honore.

« Un bienfait d'un autre genre, un bienfait qui ne coûtera rien à l'Etat, qui n'enlèvera aucune des sommes que Votre Majesté consacre aux infortunés, voilà ce que je demande à Votre Majesté.

« Je suis la doyenne des Directeurs des Théâtres de toute la France; j'ai fait construire la salle de l'Opéra; les premiers sujets de la scène française ont été mes élèves, mes pension-

naires; Fleury, M"* Mars et tant d'autres n'ont eu qu'à se louer de moi, tous sont prêts à me donner des preuves de leur attachement.

« Que Votre Majesté m'autorise à faire donner chaque année une représentation à mon bénéfice dans cette salle que j'ai élevée à grands frais.

« Tous les talents se réuniront, les riches apporteront leur offrande, et je serai consolée, je serai soulagée.

A Je ne dois pas jouir longtemps de cette faveur qui ne nuira à personne, et le commerce de la capitale gagne toujours à ces représentations de luxe et de plaisirs.

« De Votre Majesté,

« Sire,

« La très humble, très respectueuse servante et fidèle sujette,

« MONTANSIER, V^e NEUVILLE. »

Cette pièce n'est pas datée, mais une note nous apprend que, sur l'ordre de Louis XVIII, elle fut transmise par le duc de Duras au comte de Pradel, le 29 avril 18 19, avec recommandation de prendre les informations nécessaires pour rendre compte au roi. Que révéla l'enquête? On

l'ignore, mais il est bien certain qu'aucune fête artistique ne fut organisée au profit de M™^ Montansier.

Pour comble de malheur, l'important monument qu'elle se faisait gloire d'avoir édifié fut, quelques mois plus tard, évacué et voué à une destruction complète, par suite de l'assassinat du duc de Berry, perpétré à sa porte. Ce fut le coup de grâce pour l'ancienne directrice, qui mourut sans regrets le 13 juillet 1820.

Voici le faire-part qu'envoyèrent son exécuteur testamentaire, Lheureux, avocat, et ses héritiers : Francisque Alberico, ancien directeur des Pu pi Napolitani, et M'"' Lillié :

« Vous êtes prié d'assister aux Convoi, Service et Enterrement de Dame Marguerite Brunet-Montansier, Veuve de feu Honoré Bourdon-Nœuville, associée à l'Entreprise du Théâtre des Variétés, décédée à l'âge de 89 ans 1/2 en sa Maison, rue de Beaujolais n° 13, au Palais-Royal;

« Qui se feront demain samedi 15 juillet 1820, à II heures précises du matin, en l'Eglise paroissiale de Saint-Roch. »

Depuis. — Les livres. — Le théâtre. — Les Quatre Ages du "Palais-Royal. — Mademoiselle Montansier. — La Montansier. — Conclusion.

La retraite de M"^® Montansier était trop complète pour que sa disparition fît grand bruit. Quelques lignes dans les feuilles quotidiennes saluèrent seules la mémoire de cette femme dont le monde des arts s'était si souvent occupé.

Le seizième volume de \ Annuaire dramatique rendit, l'année suivante, témoignage à l'esprit actif, au généreux cœur de la disparue. C'est dans cette notice, parfois inexacte, qu'ont puisé depuis les faiseurs d'encyclopédies et même les auteurs des ouvrages suivants : Le Comédien Neuville et M"^ de Montansier à Rouen, par C. Hippeau (1862), et la Vie de théâtre, par Victor Couailhac (1866); aussi ne les doit-on lire qu'avec une certaine défiance.

Les auteurs dramatiques ont-ils mieux célébré l'étonnante Béarnaise? On en va juger par la courte analyse des pièces où elle figure.

Théâtre du Palais-Royal, 13 mars 1834 : Les Quatre Ages du Palais-Royal, histoire dramatique en 3 époques, par Théaulon (avec Chazet).

« Le prologue de l'ouvrage se passe en enfer. Pluton, convoquant les esprits soumis à son pouvoir, leur apprend que le cardinal de Richelieu fait élever, au centre de Paris, un palais somptueux qui doit devenir un séjour de béatitude terrestre. Il faut empêcher cela, et Bélial, un des favoris du sombre monarque, retourne sur la terre avec mission de s'établir dans le nouveau palais pour en faire un foyer d'abomination. C'est dans le corps de Boisrobert, aumônier du roi Louis XIII et poète dramatique, que Bélial établit d'abord son âme de démon, puis, un siècle plus tard, dans celui du comte de Noce, mauvais génie du Régent. L'épisode qui nous intéresse se joue ensuite sous ce titre : Le Palais- Egalité, ou le Salon de M"*" Montansicr. Nous sommes en 1794, la Terreur règne, et Bélial, devenu Titus-le-Rouge, perruquier gascon, sert de pourvoyeur aux prisons d'où ses victimes ne

sortent que pour monter sur 1 echafaud. M"" Montansier, directrice du théâtre du Palais-Royal, se fait au contraire un devoir de \^nir en aide à tous ceux que menacent les lois. Elle est jeune encore, jolie, et le représentant du peuple Barras, qui loge chez elle, se met en tête de la marier au commandant Bonaparte qui est pauvre et cherche en vain à employer son énergie. Cependant M"® Montansier a donné asile à la jeune Adèle de Saint-Géran, ûlle d'un comte guillotiné; elle la fait passer pour actrice en attendant qu'elle puisse l'envoyer à la Martinique. C'est à Saint- Just, conventionnel puissant, que la directrice demande le sauf-conduit nécessaire; or Saint- Just, amoureux d'Adèle, a été jadis repoussé par ses parents et a gardé rancune de cet affront; feignant de ne point reconnaître la proscrite, il rédige contre elle un ordre d'arrestation et l'envoie porter par le domestique du théâtre. Chez la Montansier, où Barras l'a convié, Bonaparte, qui se soucie peu de l'union proposée, apprend que le ministre vient de le nommer général; il a dès lors le pied à l'étrier et reçoit avec joie les félicitations de son ami Talma. Mais, tandis qu'on le congratule, des soldats commandés par Titus-le-Rouge envahissent le salon et arrêtent M"* de Saint-Géran ainsi que la gêné-

reuse femme qui l'a recueillie. On est, par bonheur, au 7 thermidor, et Barras fixe au 9 du même mois la chute de Robespierre et la libération des deux innocentes. »

Palais-Royal, 29 janvier 1841 : Mademoiselle Montansier, comédie-vaudeville en i acte, par Bayard et Gabriel.

« La scène se passe sous le Directoire, dans un salon attenant au théâtre Montansier. Epris de la directrice, le jeune Gustave se donne comme auteur pour arriver à elle, mais c'est du papier blanc qu'il lui présente en guise de manuscrit; cela fait rire la dame, trop avisée pour dédaigner un cœur qui lui paraît sincère. Mis en confiance près d'elle, Gustave raconte qu'il a aimé jadis, en Suisse, la fille d'un émigré dont les événements politiques l'ont depuis séparé; c'est le passé, cela, et la Montansier n'en a cure. Mais voici que Volange, régisseur du théâtre, présente à la directrice une jeune fille qui demande la faveur d'un début; on cause, et la Montansier retrouve dans l'actrice nouvelle l'enfant d'un certain Formont qui lui a rendu d'importants services. Ce Formont est traqué, sans ressources, et c'est pour le nourrir que sa fille

veut se mettre au théâtre. I\I"^ Montansier l'engage, avec l'idée bien arrêtée de la payer à rien faire tandis qu'elle-même travaillera au salut du proscrit. Elle obtient par Barras la grâce du pauvre homme, mais ses efforts sont mal récompensés, car Gustave, mis en présence de M"^ Formont, reconnaît en elle sa passion première et lui rend son cœur. Vexée, mais bonne quand même, la Montansier alors unit les amoureux. »

Ces deux frêles anecdotes constituaient tout l'hommage du théâtre à l'inventrice de plusieurs scènes (i), quand des écrivains s'avisèrent que sa vie pouvait faire le sujet d'un ouvrage important. Ils avaient vu si juste que, d'un mois de cette vie, ils tirèrent trois actes auxquels il suffit de souder un prologue pour les rendre dignes d'intérêt.

Théâtre de la Gaîté, 24 mars 1904 : La Montansier, pièce en 4 actes, dont un prologue, par MM. Gaston de Caillavet, Robert de Fiers et Jeoffrin.

(1) Remarquons que les Variétés, où l'on conserve le fauteuil dans lequel M"'= Montansier s'asseyait pour veiller aux répétitions, n'ont jamais évoqué publiquement le souvenir de leur fondatrice.

« M"® Montansier, tante de Marguerite Brunet, fait à Paris commerce d'antiquités. Depuis quinze jours elle n'a pas vu sa nièce, mais voici que les gentilshommes qui partagent, sans trop se disputer, les faveurs de la belle Béarnaise arrivent chez la tante où, par un billet de même style, Marguerite leur a donné rendez-vous. Convoqués par leur camarade Neuville, des comédiens sont également là. Les seigneurs pleins de morgue plaisantent les histrions dont l'auteur Dorvigny déclare prendre la défense; il va croiser le fer avec le maréchal de Cossé quand Marguerite survient, les réconcilie et invite tout le monde à souper. Pendant que l'on prépare les tables, Marguerite présente à sa tante son nouvel amant, c'est Neuville avec lequel elle rêve jouer la comédie, sur une scène lui appartenant. Elle n'a ni autorisation, ni local, ni argent, mais ses amis sont là, et, avec quelques phrases, elle a bientôt tiré du duc de Richelieu un privilège, de Cossé un terrain, de l'abbé de Bouyon des fonds, si bien qu'il ne reste qu'à boire au succès du nouveau théâtre et à la santé de celle qui prendra désormais le nom de Montansier.

« Plusieurs années passent. La Révolution est venue; Marguerite, que ses relations avec l'ancienne cour ont rendue suspecte, cache impru-

demment parmi ses comédiens le marquis Philippe de Pommeuse qu'elle aime, et qui s'est compromis pour le roi. Mais des visites domiciliaires viennent d'être décrétées, et la Montansier, inquiète, s'adresse au conventionnel Saint-Just pour parer au danger d'une perquisition chez elle. Saint-Just aime Marguerite et exige pour la protéger qu'elle se donne à lui. Marguerite n'en est plus à compter ses atteintes au contrat qui la lie à Neuville; elle accepterait donc la condition posée, si Saint-Just n'insultait grossièrement devant elle la reine malheureuse. Cela lui paraît lâche, elle le dit avec énergie et le conventionnel, furieux, l'abandonne à son sort. Des commissaires bientôt envahissent le théâtre, Philippe de Pommeuse va être découvert quand une inspiration de sa maîtresse le sauve. Un ami d'autrefois l'est venu visiter, c'est AI. de Noailles chargé par le ministre de conduire à l'armée du Nord les volontaires parisiens. — « Nous marcherons tous aux frontières ! » s'écrie Marguerite, et, devant Saint-Just stupéfait, les comédiens s'inscrivent en entonnant la Carmagnole.

« En Belgique, la compagnie Montansier, costumée à la diable, est placée à l'écart, dans un poste inutile. Le vieux Saint-Phar, en qui s'incarne le théâtre tout entier, et qui depuis quinze

ans aime Marguerite sans le lui avoir jamais dit, partage le commandement avec Neuville. Les hommes souffrent du froid et de la faim, mais Marguerite les réconforte. Enrôlé malgré lui dans les rangs des soldats républicains, Philippe y est resté à la prière de celle qu'il aime; mais, quand il apprend par hasard qu'on a guillotiné son frère, il s'indigne et s'arrache des bras de Marguerite pour aller joindre les nobles émigrés qui combattent dans les rangs autrichiens. Il revient, poussé par les baïonnettes des ennemis rencontrés dans sa fuite, on le prend alors pour un traître, et Marguerite elle-même commande le feu sur lui.

« Au lendemain de Jemmapes, les acteurssoldats, qui ont bien mérité de la patrie, s'apprêtent à donner sur le champ de bataille un spectacle en l'honneur des troupes victorieuses. Contre son habitude, Marguerite laisse tout faire aux autres; elle gémit à l'écart sur le sort de l'amant tué par elle. Or, Philippe n'est pas mort; grièvement blessé, il a été soigné, sauvé par Neuville, son rival. Instruite de ce beau trait, Marguerite n'a plus qu'une idée, chasser Philippe et reprendre Neuville, mais, à bout d'indulgence, celui-ci refuse son pardon. Heureusement Saint-Phar, par un subterfuge, les amène à ré-

péter ensemble une scène de la paysannerie annoncée sur l'affiche : Mathmine punie. Ils s'y trouvent dans leur situation même, le fictif se mêle au réel, si bien que, confondant leurs ^rôles avec la passion, ils finissent par tomber dans les bras l'un de l'autre. »

En ces tableaux vivants — comme dans le présent livre — - les défauts et les qualités de la Montansier apparaissent sous leur jour véritable. Elle fut légère, avide, changeante comme la plupart de ses contemporaines, mais, plus qu'aucune, elle eut le goût du beau, l'intelligence des arts, le désir du progrès.

Géniale parfois, vaillante souvent et bonne toujours, elle a, somme toute, les meilleurs droits à l'indulgence, car elle a travaillé, souffert et beaucoup aimé.

La Montansier. — Son acte de baptême. — Un voyage inutile. — Hermosa. — Mort de M. Brunet. — Un bon conseil. — Départ pour Paris. — Un singulier équipage, — Un plongeon. — Conquête d'un haut-de-chausse. — Amoureux maladroit. — Un roué. — La petite maison du marquis de Cossé. — Comment Marguerite entra chez sa tante

Chez la revendeuse. — La Belle Béarnaise. — M"® Brunet devient M"" Montansier. — Les mœurs de l'époque. — Archives de la Bastille. — La Montansier portraiturée par la police. - — Journal des Inspecteurs de M. de Sartines. — L^ne existence bien remplie. — Changement d'objectif

28o TABLE DES CHAPITRES

Nantes. — M"^ Montansier actrice. — Rencontre de Bourdon-Neuville. — Ce qu'était le nouveau venu. — La direction théâtrale de Versailles. — Début de Neuville au Théâtre- Français. — La salle Satory. — Etude critique de Neuville dans divers rôles. — Fleury. — Fragment de ses Mémoires. — Une aventure galante 21

M"® Montansier à la suite de la Cour. — Elle fait construire une nouvelle salle. — Mort de M. de Saint-Contest. — Marie-Antoinette. ■ — Cynisme ou légèreté ? — Un mari platonique. — Plaisirs dangereux. — Une équipée. — Trianon. — Désaffection du peuple. — Joseph II censeur. — Louis XVI s'éprend de la reine. — Une soupe aux choux. — Marie- Antoinette admet la Montansier dans son intimité. — La reine comédienne. — Une Gasconne sans accent 31

Nouvelle faveur. — Amants, mais associés. — • Une lettre de M"^ Montansier. — Ce que femme veut... — Jalousie et brutalité. — Le

Grand-Théâtre de Rouen. — Collot d'Herbois flagorneur. — La Montansier réduite à coucher seule. — • Sanglante et mystérieuse affaire. — Voyage forcé. — Un vaste projet. — - Les Rouennais mécontents. — Placards et chansons. — Trêve, puis reprise des hostilités. — Neuville quitte la place 47

Marie-Antoinette quatre fois mère. — Une prétention fâcheuse. — Prélude de la Révolution. — • La prise de la Bastille. — Hostilité des masses. — L Autrichienne. — Versailles envahi. — ■ Un trait de courage. — Comment la Cour fut conduite à Paris. — Libelles contre la reine. — - Ce qu'on lui fait dire de la Montansier. — - Un calvaire 74

M"'' Montansier quitte Versailles. — Sa position financière. — Elle achète des arcades au Palais-Royal. — Le duc d'Orléans boutiquier. — Un quartier très vivant. — Colporteurs et pamphlets. — Prostitution, jeux, agiotage. — Ce que visait M"* Montansier. 83

Origine vraie du Théâtre des Beaujolais. — • Marionnettes et enfants. — M"® Montansier sup-

plante de Lomel. — Sans privilège. — Tarif des places du Théâtre de la demoiselle Montansier et tableau de la troupe. — - Vingthuit pièces en neuf mois. — La Fête de la Fédération. — Terrassiers par plaisir. — Comment on recevait les pièces au théâtre Montansier 90

La Ribaude du Palais-Royal, pamphlet rare. Dédicace qui promet. — Regrets du passé.

— Une mère pratique. — INIarguerite Brunet à quinze ans. ■ — • Le premier pas. — Défilé d'amoureux. — Mole, Richelieu, Neuville, La Rochelle, Bérard, Francisque. — Hercule indélicat. - — Fâcheux exploits de Neuville. — Insinuations contre la reine. — Duos lesbiens.

— La salle du Palais-Royal. — Joyeuse vie. — ■ Effet produit par la Ribaude sur ceux qu'elle biographiait loi

La Révolution et les gens de théâtre. — Civilisation des comédiens. — ■ Le droit des auteurs. — La liberté des théâtres. — M"® Montansier agrandit sa salle. — Elle joue la tragédie. — Grammont, les sœurs Sain val. — • Un baiser qu'on bisse. — Le salon de M"* Montansier. - — Noirs et Rouges. — Après Varennes. — Scandale à l'Opéra-

Comique. — Le foyer Montansier. — Mot de Saint-Just, billet de Robespierre. — Une volteface intéressée 119

xr

La Patrie en danger. — Armes cachées. — M"® Montansier forme une compagnie franche. — Deux accidents. — Jemmapes.

— • Représentation sur le champ de bataille.

— Un retour gai. — Renard, Bautrichard et le Commandant. — Nuit agitée. — Amoureux vigilant. — La fin d'un coq 129

Exhibition adroite. — Une excellente idée. — Documents inédits. — M"® Montansier missionnaire de la République. — - L'esprit belge apprécié par elle. — Opposition des directeurs bruxellois. — Les conditions qu'accepte M"® Montansier. — Sa tâche commence. — Deux fêtes populaires. — Les Brabançons rétifs. — Une dénonciation. — Nouveaux subsides. — Les Français quittent Bruxelles.

— Bilan de l'entreprise 141

Plus de vendredi saint. — Trois généraux. — On épure le Palais-Royal. — Un grand projet. — Spectacles de par et pour le peuple.

— Le Théâtre-National. — Son prospectus.

— Le monument. — Début médiocre. — Répertoire complet du Théâtre-National. — Une salle très bonne pour l'Opéra. — Robespierre et ses acolytes. — - M"'' Montansier suspecte. — Elle est arrêtée. — Ce que devint son grand théâtre 163

La Petite-Force. — Pistole et Paille. — Le théâtre Montansier change de nom. — Un titre élevé. — Jeu de cartes républicanisé. — M"® Montansier est recommandée par Chaumette. — Son interrogatoire. — Elle réclame. - — Silence de Couthon. — Une lettre cynique. — Le 9 Thermidor. — M"® Montansier et Neuville au Collège du Plessis. — Requête à Colombel. — Enfin libres! 185

Les directeurs du Théâtre-National veulent être indemnisés. — Premier Mémoire. — Sept millions ! — Nouvelles requêtes. — Une phrase imprudente. — Projet combattu. ■ — M"** Montansier et Neuville à la barre de la Convention. — Quelle somme leur est votée. — Queue de liquidation. — Au Conseil des Cinq-Cents. — Le Consulat clôt l'affaire 210

La salle du Palais-Royal en vogue. — Réaction dans les mœurs. — ■ Les filles reviennent d'exil. — Le foyer Montansier, d'après les livres de 1 époque. — Le Quai de la Volaille.

— Robillard, commissaire spécial. — Bonbons ou cachot. — M"® Montansier cède sa direction. — - Un quintette d'administrateurs.

— Le Théâtre Mo?iiansier-Variéiés 223

Barras. — Vicomte et directrice. — Une table ouverte. — ■ Bonaparte attristé. — Barras marieur. — M"'' Montansier en visite. — Dîner de fiançailles. — Châteaux en Corse. — Une affaire décidée. — Le 13 Vendémiaire. — Convive par obéissance. — ■ Un fou tour qui s'éclipse. — Ce qu'il faut croire du récit de Barras 228

M"® Montansier se marie. — Un bon ménage. — Directrice encore. — LOféra-Buffa. — La rue de la Victoire et la salle Favart. - — Une débâcle. — M™^ Montansier prisonnière pour dettes. — Mort de Neuville. — Un adieu théâtral, — La Comédie-Française ja-

louse. — Une nouvelle salle. — Dans la Cité. — Inauguration du Théâtre des Variétés 246

XTX

Acrobates et poupées. — La dernière entreprise de M'"'' Montansier. — Le Théâtre des /eiix-Forains, son histoire et son répertoire. — Tardif amour. — On ferme. — Retraite définitive de M""® Montansier. — Singulière existence. — 181 4. — L'enterrement de M"^ Raucourt. — Placet à Louis XVIIL — Chagrin suprême. — Mort de M^^ Montansier. — Le billet de fairepart 253

Depuis. — Les livres. — Le théâtre. — Les Quatre Ages du Palais-Royal. — Mademoiselle Montansier. — La Montansier. — Conclusion 269

Paris. — Inip. Paul Dupont, 132.3.04 (Cl.)

PN Lecomte, Lo\iis Henry

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