REPAS D'HOMMES
Le vin tachait la nappe et les plasirons des hommes Et l'électricité dansait sur les cristaux... Parfois glissaient de noirs maîtres d'hôtel fantômes, L'alcool et le tabac empoisonnaient l'air chaud...
Et mes trois compagnons qui brandissaient leurs verres Semblaient des animaux de plaisir laids et lourds. Ils s'épanouissaient, jaunes, dans la lumière, Ils bavaient de désir et hoquetaient d'amour.
Leurs bagues reluisaient comme des dents magique». C'étaient des fauves excités par de la chair. La luxure mouillait leurs babines lubriques, Une odeur féminine exaspérait leur Ikir.