‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 117 sur 138 · L'AMITIE DES FEMMES · texte numérisé non relu

L'AMITIE DES FEMMES

Je descendrai le fleuve au son des instruments Sans voir les caïmans et les hippopotames, Les marais vénéneux où rôdent les flamants, Sur ce bateau de fleurs qu'est l'amitié des femmes.

Je ne m'entretiendrai que de subtilités, Aspirant les fraîcheurs sous le mât qui s'allonge Et, nourri de sorbets et de vapeurs de thé, Les bambous bruissant me donneront des songes.

La lanterne du pont sera de papier peint

Et ne reflétera qu'une clarté trop vague,

Pour qu'on voit la tribu se partager le pain

Et la pirogue et son rameur aux mains sans bagues.

26o LE MASQUE DE LA BEAUTÉ PERDUE.

Le lit sera suave et les manceniliers Rouleront leurs parfums sous la tente de soie. Je poserai mon front sur des seins familiers, Me plongerai parmi des cheveux qui chatoient.

Et quand j'arriverai dans l'éternelle mer, J'aurai pour affronter le sel et la bruine, Sous la lune trop vive et le vent trop amer, L'éventail, le sachet, la rose et les pralines...

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