‹ La montée aux enfers; poésiesChapitre 127 sur 138 · LA REGION DES ETANGS · texte numérisé non relu

LA REGION DES ETANGS

J'atteignis vers le soir la plaine des étangs. Un vent glacé soufflait parmi les vastitudes. Mes pieds s'enchevêtraient aux herbages flottants. J'allais vite et j'étais ivre de solitude.

De longs roseaux vivants cherchaient à me saisir. Des plantes se collaient avec leurs fleurs gluantes. Vers moi de toutes parts comme un vaste soupir Montait la fade odeur des choses croupissantes.

Un souffle gras sortait de ces stagnations Une buée épaisse, animée, une haleine Qui semblait le ferment des putréfactions Millénaires, dormant sous ces mare malsaines.

Page 1