LE MIROIR OVALE
J'avais tout disposé, le parfum, le peignoir, Les babouches de soie et d'or, le collier noir, La boîte de cristal pour mettre ses opales Et le miroir d'argent, dont elle aimait l'ovale. Elle n est pas venue. Une femme passait. Je l'appelai, j'ouvris la porte. Elle sentait La laine, le café, la fatigue et la brume. Vite, je lui donnai, pour qu'elle se parfume. Le flacon. A son cou je mis le noir collier Et les babouches d'or et de soie à ses pieds. Le cristal retentit des épingles tordues Et j'eus la nouveauté d'une épaule inconnue.
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i82 LA CHAMBRE AUX RIDEAUX VIOLETS.
Mais quand sa main toucha l'ovale du miroir Son haleine ou la mienne empêchait de s'y voir, Faisait dans la buée un dessin de visage... J'ai cassé le miroir à cause de l'image...