OTE TES VETEMENTS
(( Ote tes vêtements, étends-toi sur le lit... »
Et je la sentirai dans l'ombre qui rougit,
Les doigts tremblants au col de sa robe montante,
Une rose efleuillée au corsage, hésitante
Et déchirée au fond de sa chair par les mots.
Ses yeux auront les tons de laque des émaux
Sous l'or épais des cils qui se mettront à battre,
Ils deviendront plus grands, plus troubles, plus bleuâtres,
Elle défaillira sous la brutalité
Des gestes et voudra de ses doigts écartés
Dérober à demi son regard aux caresses.
La crudité des mots augmentant sa faiblesse
it^'l LA CIIAAIBIIE AUX RIDEAUX VfOLETS.
La fera crier de révolte en se donnant Et mes lèvres des creux de son corps frissonnant Feront courir la volupté comme une eau vive Dans sa froideur de braise et sa pudeur lascive...