‹ La montre de Musette dramevaudeville en trois actesChapitre 13 sur 49 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

MUSETTE, puis l»AI L.

musette. Ils oui beau dire... cela n'esl |vm naturel... Pourvu qu'il ne lui soit rien nrrivé... (Regardant au fond.) Je m'alarmais à tort... le voici !...

r»i l, essoufflé, regardant drrrièir lui "uP!!... j ‘espère qu'elle n'aura pu suivre ma trace, qu elle m'aura |M*rdu de vue.

risette. Aiit mon Üieut comme il est pâle, défait... Paul...

PAii. Musette... ma bonne Musette...

risette, Quavez-vous donc?... celle agiution...

rvCL. Ah ! c’est le ciel qui t’envuie au devant de moil...

■u bette. Oh t mon Dieu ! quVsl-cc donc?

parlez...

tacl, agité et embarrassé. Oui, oui. je parlerai... devant eux je n 'aurais jamais mais à loi, à toi si bonne, je raconterai toid... et tu me pardonneras, j'en suis sûr, quand tu sauras...

rusktte. Mais quoi donc? vous voyez bien que je bous..

fAl)L. Ab! ma foi, tant pis... ce n'esl pas un crime, après tout; voilà la chose : je venais d engager la montre, sur laquelle ou m'avait prêté cent francs...

musette. Ça n 'est pas trop, mais enfin il y a de quoi payer la dépense. Après?...

rvi L. continuant, Quand je vois entrer dans le bureau une jeune tille plus que modestement vêtue, dont l'air timide et embarrassé contrastait singulièrement avec la physionomie des autres visiteurs. . Emu malgré moi, je m'arrête à la contempler :

Je In vois alors, avec quelque hésitation, présenter a l'employé un objet de bien mince valeur sans doute, car. sans prendre la pente do l'examiner, il lui répond sèchement qu'il no peut rien prêter dessus... A eus mots, si lu avais vu le visage de la pauvre enfant ! Ali! une impérieuse nécessité devait la poussera ce sacrifice, car aussitôt des larmes s'échappent do ses yeux, el au milieu de ses sanglots je crois distinguer qu'elle parle de sa ni rc! Oh! alors, Je n'y liens plus, j'oublie que les amis comptent sur moi, que l’on m'attend ; je m’approche d’elle et pins... et puis, te lo dirai-je? je no sais ruminent cela se lit. mais l'argent que je venais de recevoir glR«a de mes mains dans le tablier de la jeune tille; elle s’en aperçoit, se met à rrier; mais avant qu'elle ail pu maîtriser “en émotion, avant qu'elle ait pu voir mon visage, j’avais déjà franchi , l’escalier «pii me séparait de la rue, j etais dé;» loin...

risette. Ah! c'c*l potl'f mi pareil motif, rtci..

Aiu ; lUarz, hovp* jvitt.

Kn voyant m doutait, ms ch«-re,

M mi cti'iir, l-U.! tout on émoi V ii }>!n« songé qu'ii M nuort;

Kt c’ost en r*- luotm-m , jo end»,

Uni! o'e»t alors... [ondonnc-uioi !...

SITHKITR.

Pardonner!... oui, mais j’y vira» iiivtir»

Au moins WM enuditîou j CV»t que tu me permettra» d être De moitié dan» ta Ihiuu.- action ;

•le |iarloi)iK*, mai» je veux être De moitié dan» ta bonne action.

paul. Comment, tu lie me saules pas a la ligure, tu nVs pas furieuse...

MCsrtti. Furieuse!.-, parce que lu as secouru une pauvre tille qui manquait peutêtre de pain, tandis que nous... Ah I liens, Paul, ce que tu as fait la... il faut que je t’embrasse. (Elle lui saute au cou.)

paul. Ma bonne Musette! Oui, mais les | autres, que vont-ils dire?...

musette. Ce qu'ils diront?... ils diront ce qu’ils voudront, je m'en moque pas mal...

d'ailleurs, laisse-moi arranger la chose, je m'en charge... jo leur donnerai n'importe quelle raison... Tu dois avoir besoin de repos. vd-l’en..

i paul. Excellente fille!... comment recou- | naîtrai-je jamais...

musette. C'est bon! c'est boni nous reca userons do cela plus lard.

{ Elle ta rentrer.)

Paul. Attends Jonc, j'oubliais... ce caban .. celle calotte...

ri sette. Tu as raison... je vais les rendre à Clodomir... A ce soir!

A lit tU ti Utile.

Adi.ni, nton Puut ; va, ton Am« inquit-w Peut sl- livrer ù la jota, uu bouhaur ;

Car, siich-.'-le, wvrl'e-le liien, Musette A des défit ti ta, mais -ans manquer de ctrur.

Oui, jo le sens, «mi, griu-r i\ toi, je trouve Qits Anna rç monde il ne p«tl être rien De e> imparable au bonheur qu'nn éprouve Toute* les foi* que l’on a fait du bleu.

KXIKRIIU.

Mt'SETTV.

Adieu, mon Paul . va, ton unie inqmeto Petit livrer à ta jo», su bonheur;

Car, skIip!«, sache- le liien, Musette A de* d*-lnut«, mais sans manquer de c*rur.

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