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Le rôle de l'État est de faire respecter la justice

— Le seul rôle de l'État devrait être de rendre la justice, c'est-à-dire d'obliger tout citoyen à respecter les droits des autres. Ce rôle suffit : par exemple, l'État a le devoir de nous protéger non seulement contre les assassins et les voleurs, mais encore contre les gens atteints de maladies contagieuses (hygiène publique), contre les rapaces qui logent des malheureux dans des taudis» foyers d'in-

fection. 11 a le devoir de nous protéger contre les imprévoyants qui, devenus vieux, retombent à notre charge (assurance obligatoire contre la vieillesse, etc.).

4oo. N'augmentons pas les attributions de l'Etat. — Garantir nos droits contre les paresseux, les orgueilleux, les violents, les envieux, les exploiteurs, voilà le rôle de l'État. Dès qu'il fait travailler, le travail risque d'être mal dirigé, avec des gaspillages. C'est un terrible argument contre ceux qui voudraient augmenter les attributions de l'État au lieu de les réduire à la protection de tous et à la justice.

4oi. C'est dans la commune que nous devons agir. — Peu nombreux sont les citoyens qui, par leurs inventions, par leur influence, peuvent agir sur la nation entière, mais chacun peut agir dans sa commune.

La commune est le champ d'action par excellence des citoyens.

La commune peut gérer l'éclairage, les hôpitaux, les abattoirs.

En Angleterre, une douzaine de villes fournissent, au prix coûtant, du bon lait pasteurisé pour les enfants, et la mortalité des bébés y a énormément diminué.

Certaines villes achètent et gèrent les cabarets; d'autres ont des boulangeries communales. Partout, en Angleterre, on fait démolir les logements insalubres.

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402. — Chaque commune doit se procurer de l'eau pure, avoir de bons égouts, des bains-douches pour la propreté.

Organiser la charité, l'assistance médicale, les secours aux malheureux, demande les efforts des citoyens et surtout des conseillées municipaux.

Les gens d'initiative à la campagne ont aussi de l'ouvrage! Organiser des syndicats de vente, des laiteries coopératives, acheter des machines en commun, batteuses, etc.

4o3. Impôt effrayant sur l'ignorance et la jalousie. — Mais il faut que les paysans s'unissent et coopèrent. Nous avons vu qu'ils payent très cher leurs divisions, leurs haines, leurs jalousies, leur routine : les intermédiaires en profitent pour les exploiter. Les plus lourds impôts du paysan, il les paye à ceux qui bénéficient de son ignorance et de sa jalousie à l'égard des voisins. S'il pouvait évaluer ce qu'il perd ainsi, il serait effrayé.

Sujets à traiter. — Pourquoi faut-il des lois? Que faire si une loi déplaît? Que doit exiger un paysan? Pourquoi le paysan est-il l'égal de tous? La raison a-t-elle des ennemis? La contradiction est-elle nécessaire ? Pourquoi ? A qui profite le silence ? Qui travaille contre la raison? Doit-on croire sans preuves? Faut-il se défier des journaux? Desquels? Que pensez-vous de l'envie? Quels sont les ennemis de la liberté ? Que penser d'un roi ? Qu'arrive-t-il si la presse fait le silence ? Quel est le rôle du gouvernement ? Qui accomplit tous les progrès? L'État peut-il être bien servi? A quoi doit -il se borner? Où devons-nous agir? Comment?

G, — Les devoirs professionnels.

~ Sommaire

C'est un devoir d'exercer une profession. Devoir envers soi-même, car nulle vie digne et heureuse hors du travail : l'oisif est un parasite méprisable.

404. Les travailleurs sans joie. — Il faut choisir entre deux conceptions du métier : celle des travailleurs sans initiative, et celle des paysans et des ouvriers qui savent un métier.

Pour beaucoup d'ouvriers d'usine, d'employés de magasin ou de bureau, le travail est un esclavage, parce qu'il est machinal et qu'il ne demande pas assez d'intelligence, d'initiative pour intéresser. Aussi ne songent-ils qu'aux distractions du soir ou du dimanche : café, caféconcert, théâtre, courses, fêtes où Ton pourra s'étourdir et oublier l'ennui de la vie ordinaire.

405. Le paysan a les joies profondes du travail qui crée. — Ceux des citadins dont le métier est une servitude, ne peuvent comprendre le paysan avec sa vie pleine, sérieuse et heureuse. Dans son travail, le paysan peut mettre son intelligence et son énergie. Actuellement, un paysan devrait être un savant universel. Il devrait con • naître : vie des plantes, des arbres; hygiène des animaux; nature des terrains et des amendements ; usage et entretien des machines; étude des meilleures races, des meilleures méthodes de culture. Chaque jour, le paysan doit apprendre du nouveau, chaque jour il doit -se perfectionner. S'il est

intelligent et courageux, sans cesse il trouvera à faire mieux : son existence demande des efforts intelligents et toujours nouveaux.

Sa vie se passe au grand air, à la lumière du soleil, devant les beaux spectacles de la nature, au milieu des plantes et des animaux, toutes choses dont le citadin est privé.

Vie souvent pauvre et rude, mais combien digne, indépendante, savoureuse à cause des joies du travail qui crée !

406. Anoblissons le métier par l'intelligence. — Les ouvriers qui créent, menuisiers, maçons, serruriers,etc., pourraient donner une grande dignité à leur métier s'ils connaissaient l'origine et les propriétés de la matière qu'ils emploient, s'ils savaient la géométrie et le dessin : car un métier est d'autant plus noble qu'il est plus intelligent. Un médecin fait des opérations répugnantes, mais sa profession est anoblie par l'intelligence qu'elle exige.

407. — Le commerçant peut de même anoblir sa profession en la pénétrant d'intelligence : en étudiant la nature, l'origine des marchandises qu'il vend, en ayant l'idée de l'énorme travail solidaire qu'elles représentent. Le commerce demandera de plus en plus des connaissances étendues (transports, géographie étrangère, etc.).

408. Lé bonheur, c'est d'élever sa vie. — Une condition du bonheur c'est à'élever sa vie, d'y augmenter la part de la raison. Combien cela la rend plus belle, plus digne ! Existence enviable, celle qui est concentrée autour du travail. Heureux celui qui donne au travail son intelligence et son cœur!

409. La ménagère crée du bonheur. — Dans cette concentration de la vie autour du travail, une femme trouve le bonheur. Aucun ouvrier ne crée davantage que

la ménagère capable et laborieuse : elle crée la santé, la joie des enfants qui viennent bien, le contentement du mari, car l'argent qu'il gagne, elle le transforme en bienêtre, en sécurité, en dignité pour la famille.

Elle crée du bonheur, la petite ménagère intelligente qui sait acheter, conserver, aménager, orner; qui connaît l'hygiène, la cuisine, le blanchissage, la lingerie, la coupe des vêtements, et qui en outre sait soigner les malades, tenir ses comptes en ordre, et économiser pour l'avenir.

Ce n'est rien qu'une table blanche, sur cette table une belle carafe claire, des fleurs, et cependant quelle joie de se mettre à table! Joyeux aussi le mari qui trouve sa femme proprette, avec un tablier blanc de lessive et un corsage éblouissant de propreté. Une femme courageuse et habile transforme la situation la moins fortunée.

4io. Sorcières malfaisantes. — On croyait autrefois que des sorcières malfaisantes rendaient les hommes malheureux, et salissaient tout ee qu'elles touchaient... De telles sorcières, nous en connaissons : certaines femmes ont vite fait de leur chambre un taudis.

Les vêtements, le linge, le mobilier, sont mal entretenus et la femme est malpropre : le mari, dégoûté, va chercher un peu de lumière et d'oubli au cabaret.

Les enfants mal soignés, mai portants, misérables, sont dangereux pour les autres par leur saleté et par leur immoralité.

Elle crée de la souffrance et du malheur, la femme qui n'apprend pas son métier de ménagère, ou qui, par paresse, laisse aller sa maison à la dérive.

4n. N'acceptons pas d'être traités autrement qu'en hommes. — Aucun ouvrier ne doit accepter qu'on ne le traite pas en homme, qu'on le fasse travailler dans des locaux sombres, humides. Aucun fermier, aucun métayer ne doit accepter qu'on le loge, lui et sa famille, dans un

taudis humide, mal éclairé, avec de la terre battue pour plancher.

En attendant que la loi fasse une guerre sans pitié aux habitations malsaines, c'est aux victimes des gens sans cœur qui exploitent la misère, de s'unir, de faire tous partie de syndicats professionnels : l'union fait la force. Un isolé ne peut guère se faire respecter.

412. Ce qui nous divise le plus. — Mais si nous voulons nous élever à une vie libre et digne, nous devons être énergiques, consciencieux. Nous devons nous perfectionner et regarder la brusquerie, les manières rudes, la malpropreté, la grossièreté du langage comme des tares d'esclaves. Un hommes libre se respecte. Les jeunes filles, plus délicates, sont souvent très propres, tandis que le frère est malpropre et grossier. Beaucoup d'ouvriers américains sont irréprochables de tenue, et on les respecte. La plus profonde séparation sociale est la séparation des gens sales et grossiers d'avec les gens propres et polis ; il dépend de nous d'être d'une classe ou de l'autre : ce qui nous divisé le plus, c'est la saleté.

4i3. Ouvriers ennemis des ouvriers. — A l'atelier et sur les chantiers, souvent on abuse des enfants : au lieu de leur apprendre le métier, de les intéresser S un travail intelligent et créateur, on les emploie à des courses, à des commissions, à des besognes rebutantes. Ils y prennent, avec le dégoût du travail, des habitudes de paresse.

Souvent les hommes prennent un plaisir malsain à les faire boire. On leur enseigne le mépris de la femme.

Ces pauvres enfants, au lieu de trouver des aines qui aient de la sympathie pour eux, qui les soutiennent et les encouragent, qui les respectent et les initient au travail, trouvent des imbéciles qui les persécutent, les exploitent et les dépravent. Ces ouvriers sont les pires ennemis du progrès et de l'affranchissement de la classe ouvrière.

4i4- Persécuteurs et malfaiteurs. — Il faut que ceux qui nous font travailler puissent compter sur nous. On n'est vraiment honnête que si on est énergique, si on fait des efforts pour travailler le mieux possible. Un routinier n'est pas consciencieux. Sont consciencieux l'ouvrier, le paysan, la couturière, la ménagère, qui réfléchissent à leur travail, se perfectionnent. Ceux qui travaillent sans conscience nous font souffrir, nous persécutent, et peuvent être de vrais malfaiteurs : une chaussure mal faite nous blesse; un train déraille à cause d'un boulon mal rivé; un mari va au cabaret parce que la femme laisse l'intérieur devenir un bouge.

4i5. Deux secrets bons à savoir. — Il y a deux secrets bien précieux : faire sa besogne de chaque jour un peu mieux que la veille, plus vite, plus intelligemment, plus soigneusement.

Ne faire qu'une chose à la fois, et la faire à fond.

4i6. Jeunes filles, prenez garde à vous! — Rappelons aux jeunes filles de prendre garde à un effroyable et ignoble esclavage qui attend les imprudentes. Lorsqu'on leur offre une place à l'étranger, qu'elles se méfient, surtout si les promesses sont belles! Il faut toujours qu'elles prennent des renseignements auprès du consul français du pays où elles sont engagées.

417. Un métier vaut ce que vaut l'homme. — Un homme qui se respecte se fait respecter, et il rend sa profession honorable. Les hommes ont besoin les uns des autres, et le plus grand écrivain serait réduit à l'impuissance si des ouvriers ne fabriquaient pour lui encre, papier, plumes, et si des imprimeurs n'imprimaient ses livres. Un métier vaut ce que vaut celui qui l'exerce.

Sujets à traiter. — Voir page 22c.

D. — La Trance. Le patriotisme.

*.~™~ Sommaire

Nul ne peut se développer complètement s'il n'est soutenu par la grande famille solidaire qu'on appelle la France, et qui garde le dépôt sacré de libertés conquises par ceux qui nous ont précédés.

Les adversaires de la liberté n'aiment pas la France issue de la Révolution de 1789. Aussi, doit-elle être puissante, mais rester loyale. Elle doit être prête à défendre sa dignité et sa propre liberté contre les nations encore violentes et conquérantes.

Notre idéal est la force au service du droit. C'est à la France, guérie des guerres d'agression, qu'il appartient d'introduire, par son exemple, dans les relations des peuples entre eux, la notion de justice et de respect mutuel, conditions d'une paix durable.

4 18. Un écolier lâche attire les mauvais procèdes, — Un camarade brutal, aime à tourmenter les faibles : il trouble leurs jeux, les empêche d'aller avec leurs amis, les oblige à venir avec lui.

Il ne tourmente pas des camarades, même plus faibles et plus petits, s'il les sait courageux. Il n'ignore pas que s'il les pousse à bout, ils n'hésiteront pas à se défendre, et si violent qu'on soit, on n'aime pas recevoir quelques mauvais coups, même si on est sûr de les rendre.

Avec un poltron, un brutal ne se gêne pas. La lâcheté attire les humiliations, les mauvais procédés, les persécutions.

419. Avec une nation lâche, on ne se. gène pas. — Il en est de même pour une nation qui, par lâcheté, souffre qu'on porte atteinte à son indépendance. La guerre est un malheur épouvantable, mais il y a des maux plus insupportables, et il vaut mieux mourir que d'être esclave.

C'est qu'une nation est comme un citoyen : elle veut être libre, indépendante, respectée. Du jour où eHe tolère une injustice, on sait que lâche aujourd'hui, elle le sera demain, et qu'on peut l'insulter sans rien craindre.

420. Ne confondons pas susceptibilité avec dignité. — Cependant il faut se garder de confondre la dignité avec la susceptibilité. Il y a des camarades susceptibles qui se fâchent pour un rien, et qui sont insupportables.

Cette susceptibilité est une maladie et un commencement de folie. De même, il y a des nations susceptibles, qui perdent leur bon sens. Pour peu que des journalistes violents excitent le public, celui-ci s'affole, rend impossible un accord, et amène une guerre qu'il serait facile d'éviter.

421. Une justice de paix pour les peuples. — Pour permettre aux susceptibilités de s'apaiser et au bon sens de reprendre le dessus, les représentants des nations, réunis au Congrès de la Haye, ont créé un Tribunal permanent d'Arbitrage (fig. 36). Deux peuples qui ont des difficultés, comparaissent devant lui, comme deux citoyens devant le juge de paix.

422. Nations barbares et nations raisonnables. — Une nation qui a des démêlés avec une autre et qui fait la guerre sans porter ses griefs devant le Tribunal d'Arbitrage, prouve qu'elle a conscience de ses torts. C'est une nation brutale, barbare, dangereuse pour la civilisation.

Nous, Français, soyons une nation raisonnable, juste.

Soyons résolus à toujours porter nos différends devant le Tribunal d'Arbitrage, sauf, .bien entendu, s'il s'agit de notre indépendance et de notre liberté.

423. Nous aussi, nous avons été injustes. — De même qu'un homme sage reconnaît quil n'a pas toujours été raisonnable, de même nous devons reconnaître que notre nation n'a pas toujours été raisonnable ni juste.

Nos ancêtres, les Gaulois, étaient violents »et susceptibles. Ils n'avaient pas le respect de la vie humaine et ils étaient volontiers batailleurs.

Soyons comme eux courageux, mais soyons plus calmes, plus justes, plus respectueux de la vie des autres.

424. Ont été criminelles les guerres de religion, l'Inquisition, les dragonnades, la Terreur rouge ou blanche. Nous ne pouvons approuver les guerres d'Italie de François Ier, la guerre de Louis XIV contre la Hollande, les guerres injustes de Napoléon Ier, les guerres d'agression de Napoléon III (guerre du Mexique).

La ruine de la France après l'exécrable gouvernement de Louis XIV; ses deux démembrements après lés folies sanguinaires de Napoléon Ier et de Napoléon III prouvent que l'injustice est dangereuse.

4a5. Guerres légitimes. — Au contraire, nous lisons avec enthousiasme les luttes légitimes contre les .envahisseurs : celle de Jeanne d'Arc contre les Anglais; celle de Kellermann à Valmy contre les Allemands; de Gambetta, de Ghanzy contre de Moltke.

426. Que la France soit loyale ! — On n'est vraiment un Français que si l'on refuse d'être injuste et querelleur. Français, Franc, veut dire loyauté, justice.

Nous voulons que notre patrie soit la plus juste, la plus humaine, en un mot la plus raisonnable. Nous voulons

que la France ait une réputation de politesse, de générosité qui la fasse aimer de tous les peuples et qu'elle force l'estime même des nations hostiles.

ZJ27. Rejetons avec dégoût les journaux violents. — Si une situation dangereuse survient, soyons très calmes.

Fig. 36. — Vers la paix universelle !

(Une séance du Tribunal international de La Haye, en 1900.)

La guerre ne sera pas plus éternelle que les luttes dos barons féodaux. Sans doute, nous aurons à la redouter longtemps encore, mais il faut tout tenter pour arriver à la paix universelle. L'institution du Tribunal d'Arbitrage entre les nations est le premier pas dans cette voie. Il permet d'espérer qu une ère do justice succédera aux abus do la force.

Rejetons avec dégoût les journaux dangereux qui font appel à nos « revenants », à l'envie, à la haine. Les rédacteurs des journaux violents sont comme ces mauvaises gens qui voyant des chiens se provoquer, les excitent pour les faire battre. Sachons être maîtres de nous-mêmes, très calmes, comme des gens qui ne veulent pas de querelles, mais qui sauront se défendre si on les attaque.

428. Nous avons intérêt à la prospérité des voisins. — N'excitons pas non plus les autres. Nous n'avons pas d'intérêt à ce que d'autres nations se battent. Supposez l'Angleterre ruinée : que de misères en France I Les Anglais nous ont acheté en 1901 pour un milliard deux cent soixante quatre millions ! Nos industries de luxe ont besoin que nos voisins soient heureux et riches. De plus, les Français ont chez les étrangers pour trente milliards en argent prêté, en maisons de commerce, en propriétés. Une guerre entre voisins serait donc la misère pour des milliers de Français.

429. Solidarité internationale. — Les nations civilisées sont solidaires : notre intelligence a été enrichie par des philosophes, des savants anglais, allemands, etc. Ne serait-il pas fou de refuser d'utiliser les rayons X ou la télégraphie sans fil parce que ce sont des étrangers qui ont fait la découverte? Voyez-vous aussi les Allemands refusant de profiter des découvertes de Pasteur? ^

Quand un grand génie apparaît dans un pays, nous «

nous enrichissons de ses pensées ou de ses sentiments. Les j

travailleurs de toutes les nations finiront par s'apercevoir ■ de la stupidité des haines internationales.

430. Nations susceptibles et querelleuses. — Malheureusement, de même qu'il y a des individus qui perdent

..leur sang-froid, qui frappent et même qui tuent, de même, il y a des nations querelleuses, batailleuses. Nous avons été, nous aussi, une nation susceptible et querelleuse, mais le malheur nous a éclairés. Nous comprenons combien est affreux l'abus de la force. L'Allemagne en annexant malgré elles les populations de l' Alsace-Lorraine, a commis un crime, et depuis, aucune nation européenne ne se sent en sûreté.

43i. Nations criminelles. — Il n'y aura de sécurité

que le jour où il sera admis qu'une nation est sacrée, et qu'un peuple qui se rue sur un autre au lieu d'en appeler au Tribunal d'Arbitrage, est aussi criminel que je le serais si, ayant à me plaindre de vous, j'incendiais votre maison et si j'essayais de vous assassiner.

43a. Soyons prêts! — Tant que les nations européennes ne s'entendront pas pour désarmer en même temps, nous devons être prêts à repousser par les armes toute tentative contre notre indépendance. Ne cherchons querelle à personne, mais, si on nous attaque injustement, soyons prêts à repousser l'ennemi hors des frontières.

433. L'esclavage perfectionné. — Si nous étions de nouveau vaincus, nous serions plongés dans la misère, car le vainqueur nous imposerait une indemnité de guerre, forme perfectionnée de l'esclavage. Une indemnité de dix milliards mettrait à la charge de chaque chef de famille français une dette de quinze cents francs. Un ouvrier qui gagne trois francs par jour devrait travailler pour en payer les intérêts trois semaines par an, soit un an tous les 17 ans. Gela ferait trois ans d'esclavage pour une vie d'ouvrier ! Quelle misère et quelle honte!

434. La défaite ferait une nation de meurt-de-faim. — En outre, le prix des objets de première nécessité monterait. Nos industries, accablées d'impôts, ne pourraient lutter contre la concurrence étrangère : la défaite aurait pour conséquence une indigence indicible. Aussi devonsnous lutter, en cas de guerre, avec la volonté de ne pas subir un esclavage qui ferait de nous une nation de meurt-de-faim.

435. Un apprentissage nécessaire. — Être un bon soldat est un métier difficile, qu'il faut apprendre. Il faut être un tireur adroit, savoir charger et pointer un canon,

Payot. — Morale (Élève). g

savoir monter à cheval. Il faut savoir utiliser le terrain, etc. Comme dans tous les métiers, il y a mille détails qu'il faut apprendre. Cet apprentissage, c'est le service militaire.

436. La victoire est à ceux qui avancent. — Le soldat français est intelligent, vif, courageux, mais il est trop impressionnable et s'il est obligé de reculer, il se décourage. C'est un tort. Dans une bataille, c'est toujours le plus persévérant qui l'emporte. « Le moindre mouvement d'hésitation et d'indécision augmente le nombre des morts et des blessés. Au contraire, l'élan, l'audace joyeuse, diminuent les pertes. Aussi faut-il toujours avancer avec courage, coûte que coûte. »

437. Gaiement et courageusement. — Voyez comme un camarade hardi fait reculer un plus grand que lui, mais qui a peur des coups ! A la guerre, c'est la même chose. Sur 73 batailles qu'on a étudiées, 33 fois c'est l'armée la moins nombreuse qui a gagné : quelquefois les vainqueurs étaient un contre deux comme à Auerstœdt. Aussi, nous n'avons rien à craindre d'une invasion si nous savons faire notre devoir courageusement.

Faisons notre service militaire, comme un bon ouvrier fait son apprentissage : obéissons vivement et gaiement à nos chefs.

438. Devoirs des intelligents à l'égard des « bleus ». — Caporal ou sergent, fais-toi aimer de tes hommes, en étant sévère s'il le faut, mais juste et bon. Un sous-officier qui traite grossièrement ses hommes, qui a des haines, des rancunes, qui prend quelqu'un en grippe, est indigne d'être chef.

Lorsque les « bleus » arrivent au régiment, ils ont souvent du chagrin. Ils sont un peu ahuris par les ordres qu'ils reçoivent ; ils sont gauches et maladroits. Ceux qui

sont « débrouillards », intelligents, et les anciens qui connaissent le service, doivent leur venir en aide, leur expliquer avec patience ce qu'il faut faire, les encourager. L'ancien qui « brime » un nouveau ; celui qui ayant perdu un objet prend celui du nouveau, agit en méchant et en lâche. Ne tolérons jamais que Ton persécute quelqu'un autour de nous : en laissant faire, nous sommes aussi mauvais que celui qui fait mal.

439. Ne haïssons pas : valons mieux ! — Haïr est un sentiment bas. En outre, aucune passion n'empêche autant d'observer et de bien raisonner. A quoi bon haïr par exemple les Allemands ? Valons-les par l'ardeur au travail, par l'utilisation intelligente de la science, par la patience commerciale. Valons mieux en n'ayant ni leur arrogance, ni leur brutalité, ni leur dédain du droit des autres nations.

440. Le droit de demain. — Notre souffrance d'avoir été séparés par la violence de nos frères d'Alsace et de Lorraine, nous a donné un vif sentiment de la justice et du droit — du droit, qui seul fera la paix permanente. Nous représentons en Europe le droit de demain qui proclamera qu'une nation est inviolable, qu'un peuple n'est pas un troupeau dont la force dispose. L'Allemagne, qui a conquis par la violence les Polonais, les Danois du Schleswig-Holstein et les Alsaciens-Lorrains, ne s'est pas élevée encore à cette idée de justice et elle reste pour l'Europe un danger et une menace.

44 1. L'idéal français: la force au service du droit. — Si nous savons rester sages, calmes et puissants, une nouvelle annexion violente en Europe sera impossible. Les nations faibles savent qu'il n'y aura de paix définitive que par la reconnaissance du droit des peuples, qui amènera le désarmement simultané. Ces nations aiment la France avec confiance parce qu'elle représente un idéal de

justice en face des abominables idées allemandes que la force prime le droit. Nous, nous voulons que la force soit au service du droit.

. 44a. La guerre ne sera pas éternelle. — Cela bien compris, la guerre, comme le meurtre, est un crime, hors du cas de légitime défense. Les ignorants et les violents disent que la guerre est éternelle : les sauvages de l'âge préhistorique croyaient sans doute aussi que la guerre de tribu à tribu ne finirait jamais. Les grossiers barons féodaux croyaient éternelle la guerre de château à château. Les hommes sont sortis d'une barbarie pire que la barbarie internationale actuelle et ce n'est pas après l'institution d'un Tribunal d'Arbitrage entre les nations qu'on peul continuer à croire que le droit et la justice entre les peuples est impossible.

443. La guerre, déchaînement de la bête humaine. — La préparation de la guerre et la guerre ruinent les peuples, les empêchent d'organiser l'instruction intégrale pour tous, les retraites pour la vieillesse, l'assistance. En outre, la guerre plongera dans la misère le vainqueur luimême. Avec ses horribles tueries, ses incendies, ses pillages, les maladies et la saleté qu'elle impose, elle est le déchaînement de la bête humaine, et elle est ignoble si elle n'est la lutte pour l'indépendance et pour le droit. Alors l'odieux en retombe sur les barbares qui l'ont rendue inévitable.

444. Les vrais patriotes. — Que du moins jamais la France n'encoure la honte défaire une guerre injuste! Nous avons chez nous des écrivains qui font l'apologie de la guerre : ce sont les mêmes qui admirent les œuvres d'orgueil, de vanité, de clinquant; qui louent les grands agités de l'histoire, les hommes de parade. Pendant que les « braillards belliqueux » font leur tapage

inutile, aux applaudissements des ignorants, les savants, les laborieux font le travail productif.

Les véritables patriotes sont ceux qui élèvent des enfants robustes et courageux; ceux qui deviennent chaque jour plus intelligents, plus vaillants, plus consciencieux; ceux qui font leur propre vie et celle des autres plus haute, plus intense, plus belle : ceux-là, au jour du danger, sauront faire leur devoir. Ne confondons pas ceux qui s'agitent et font du bruit, avec ceux qui travaillent. Le courage est le même dans toutes les circonstances et à la guerre ceux-là seuls seront courageux qui font courageusement leur devoir de chaque jour. Ce sont ces bons citoyens-là qui sont les vrais patriotes et qui font la force de la France.

Sujets à traiter (page 219). — Distinguez le travail sans joie du véritable travail. Comment anoblir sa tâche ? Comparez la bonne ménagère et la mauvaise. Que doit exiger tout travailleur ? Qu'estce qui nous divise le plus ? 'Citez des ouvriers ennemis des ouvriers. Connaissez-vous deux bons secrets ? Comment rendre la profession honorable ?

Sujets à traiter. — Qu'arrive-t-il aux lâches? Qu'est le Tribunal permanent d'Arbitrage ? Quelle nation devons-nous être? Avons-nous toujours été justes ? Quelles sont les guerres légitimes ? Que faire des journaux violents ? Avons-nous intérêt à la misère des voisins? Pourquoi devons-nous être redoutables? Que ferait de nous une défaite ? Comment s'obtient la victoire ? Quels seront nos devoirs au régiment ? Quel est l'idéal français ? La guerre serat-elie éternelle ? Quels sont les vrais patriotes ?

Vil. — LES QUESTIONS PHILOSOPHIQUES.

Sommaire

Nous n'avons pas à intervenir dans les questions religieuses qui sont une affaire privée. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire, et nous devons respecter toute croyance sincère et réfléchie : seuls les actes nous regardent.

A. — Les croyances religieuses.

445. Les croyances ne prouvent rien, les actes seuls comptent. — Jugeons les gens d'après ce qu'ils font, jamais d'après ce qu'ils croient. Une seule chose prouve qu'une croyance est sincère : agir comme elle commande. Un paresseux peut dire qu'il aime le travail : il n'a qu'un moyen de prouver qu'il est sincère, c'est de travailler. Un libre-penseur qui ne peut supporter la contradiction sans se fâcher, peut se dire libre-penseur : sa conduite prouve qu'il ne l'est pas. Vous pouvez vous dire chrétien : si vous êtes injuste, haineux, médisant, votre conduite prouve qu'au fond du cœur vous n'êtes pas chrétien.

Les croyances ne prouvent rien : les actes seuls comptent.

446. Personne ne connaît toute la vérité. — Aucune croyance sur Dieu, sur l'origine du monde, sur l'origine

et la destinée de l'homme n'est acceptée par tous ceux qui pensent : nous ne pouvons faire sur ces questions que des suppositions.

Trois grandes religions se partagent la majorité des hommes : la religion des bouddhistes, celle des chrétiens, celle des mahométans. Ces trois religions ne sont d'accord sur aucun dogme. Les chrétiens eux-mêmes sont divisés en protestants, en catholiques, en orthodoxes, etc. Ils ne sont pas d'accord sur ce qu'il faut croire.

Gela prouve que personne ne connaît toute la vérité : aussi, est-il insensé et criminel de vouloir persécuter quelqu'un qui ne partage pas nos croyances. Que chacun croie suivant ses sentiments. Que chacun soit libre de croire ou de ne pas croire.

447. La religion, affaire privée. — En France, l'État ne paye ni ne reconnaît aucun culte : chacun va à l'église qu'il a choisie, ou il ne va à aucune, comme il lui plaît. La religion est une affaire privée où personne n'a à intervenir. Liberté absolue est laissée à chacun ; il n'y a rien de plus raisonnable, ni de plus juste.

448. — Nous avons vu que les hommes ont été d'abord ignorants et grossiers. Pendant des milliers d'années, ils ont fait des progrès : tous les livres que les plus sages ont écrits autrefois sont remplis d'erreurs et de préjugés. Aucun livre ancien ne peut contenir la vérité complète sur quoi que ce soit, parce que les anciens, par rapport à nous, étaient comme des enfants ignorants. C'est nous qui sommes les « anciens », puisque nous profitons des trésors de sagesse et de connaissances amassés par tous ceux qui nous ont précédés.

449. Causes de la lenteur du progrès. — Pendant des siècles et des siècles, le progrès des sciences a été lent

parce que les hommes sont impulsifs, orgueilleux et violents.

450. — Impulsifs, incapables de rester calmes, de faire attention longtemps, ils n'ont pu supporter l'ennui des recherches difficiles. La minutie des observations les fatigue vite, comme l'attention fatigue vite les écoliers turbulents.

45 1. — Orgueilleux, ils ne pouvaient patienter pendant des années pour chercher quelques vérités modestes. Ils préféraient les croyances toutes faites, acceptées sans examen, qui leur donnaient l'illusion de connaître, dans le plus grand détail, la création du monde et celle de l'homme.

45a. — Violents, ils n'admettaient pas la liberté de croire autrement qu'eux, et ils persécutaient les esprits libres. Durant des centaines de siècles et jusqu'à nos jours, on a haï et persécuté l'esprit, la liberté de penser, la virilité des chercheurs indépendants.

Oui, les hommes en majorité impulsifs, orgueilleux et violents ont toujours emprisonné, tué les intelligences libres et courageuses. Cependant, ce sont ces intelligences libres qui ont affranchi l'humanité de l'oppression du monde matériel, des « revenants » et de tous les esclavages.

Ces stupides persécutions ont retardé pendant de longs siècles le progrès.

453. — 11 n'y a pas longtemps qu'on s'est aperçu que l'orgueil ne fait que des sots et des ignorants. Nos savants savent que pour commander aux forces hostiles, il faut obéir aux lois de la nature. Par exemple, ils savent que pour se bien porter, il faut être sobre, très propre et respirer nuit et jour de l'air pur. Ils savent qu'une plaie ne

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s'envenime que par l'action des microbes du pus, qu'on peut empêcher de se développer.

Mais pour obéir aux lois de la nature, il faut les connaître et pour cela il faut les étudier avec patience. Il faut être modeste, car ce que l'on peut découvrir soimême est peu de chose: nos découvertes n'ont été possibles que grâce à la collaboration de centaines de chercheurs.

454. Les tapageurs et les travailleurs. — Galilée. — D un côté, furent toujours les impulsifs, les orgueilleux, les violents, qui ont fait beaucoup de tapage et peu de besogne, et qui ont causé à l'humanité un mal irréparable.

D'un autre côté, les modestes, les patients, les méditatifs, qui ont essayé de voir clair dans le brouillard des préjugés et des croyances irréfléchies. Cest à leur travail patient que Vhumanité doit tous ses progrès. Un de ces savants modestes fut Galilée qui découvrit que la Terre tourne autour du Soleil. Les orgueilleux ignorants d'alors le condamnèrent pour cela à la prison perpétuelle (i633). Ils obligèrent ce grand homme à « abjurer » comme une erreur cette vérité aujourd'hui reconnue de tous (fîg. 37).

Grande leçon pour les intolérants, mais leçon qui ne les a pas corrigés ! Car nous les trouvons aussi bornés et aussi méchants en présence des esprits chercheurs et libres d'aujourd'hui.

455. Le progrés moral est plus lent. — Malheureusement le progrès moral ne va pas aussi vite que le progrès des sciences. Les hommes civilisés sont cependant devenus moins cruels que les ancêtres barbares et nous ne pourrions plus supporter les atrocités du cirque romain où Ton donnait à manger aux animaux féroces les chré-

tiens. Les tortures de l'Inquisition, l'esclavage, nous révoltent. Mais vienne une guerre, une révolution, et les instincts féroces reparaissent chez beaucoup. L'orgueil continue à isoler les gens, et la jalousie, l'envie continuent à causer de cruelles souffrances dans la société.

456. Raisons d'espérer en l'avenir. — Ne nous décourageons pas cependant, car peu à peu, le nombre des hommes et des femmes augmente qui ont un sentiment très vif de l'injustice et qui en souffrent. Le nombre grandit de ceux qui luttent contre le mal soué toutes ses formes : contre la maladie, la misère, les abus de pouvoir, contre la guerre, contre les injustices sociales de toutes sortes.

Ceux qui viendront après nous, grâce à nos efforts, seront plus instruits et meilleurs que nous.

457. Respectons croyants et non-croyants. — Mais l'essentiel est de ne décourager aucune intelligence de chercher la vérité. Soyons tolérants pour les idées. Ne jugeons jamais les gens d'après leurs croyances, mais d'après ce qu'ils font. Si notre voisin est dur, égoïste chez lui,, injuste, orgueilleux, méprisant et rapace au dehors; s'il a la calomnie facile; s'il est envieux et menteur, allât-il tous les jours à l'église ou au temple, c'est un malhonnête homme.

S'il est juste et bon à l'égard de sa femme, de ses enfants, de ses employés, s'il ne médit pas, s'il ne ment pas, c'est un honnête homme à respecter, n'aurait-il aucune croyance religieuse.

458. — Les opinions sont libres : seule la conduite nous regarde. Ne distinguons que deux catégories de gens : ceux qui sont justes et ceux qui ne le sont pas; ceux qui ont choisi de mener une vie humaine et ceux qui mènent une vie bestiale.

459. Collaborateurs de la cité fraternelle I — La tolérance mutuelle et la paix des esprits sera complète le jour où chacun saura que niil homme, nul groupe d'hommes ne connaît la vérité entière. Chaque génération doit,.par le travail, l'étude et la discussion en conquérir une nouvelle partie, que les générations successives augmenteront à leur tour. Les fidèles des diverses religions comprendront un jour que les penseurs libres, par leurs critiques, ont toujours rendu de grands services à la religion en l'épurant de ses erreurs. Loin de les haïr, ils verront qu'en vérité, ils sont des collaborateurs pour la recherche de la vérité '.

Ayons courage, et dans nos discussions soyons courtois, respectueux de la conscience d'autrui. Notre pays donnera l'exemple d'une cité fraternelle où les hommes libres, chacun suivant son caractère, travailleront à lutter contre le mal, contre l'erreur, contre l'injustice.

Sujets à traiter. — D'après quoi jugerons-nous quelqu'un? Quelqu'un connaît-il la vérité entière ? Pourquoi le progrès est-il si lent ? Énumérez ceux qui arrêtent le progrès. A qui devonsnous les progrès? Avons-nous gagné en moralité? Quel idéal devons-nous nous proposer ?

B. — Les sanctions de la conduite La vie digne et heureuse.

Il est faux de dire que parfois les méchants « réussissent ». Le bonheur est en raison de notre liberté intérieure, de l'étendue de notre intelligence, de la noblesse et de l'élévation de nos sentiments.

L'injuste, l'égoïste, habitants de la « grotte du chien » sont des inachevés, dignes de notre pitié.

460. — On appelle sanctions les effets de la bonne ou de la mauvaise conduite : — effets sur la santé, sur la réussite dans la vie (sanctions naturelles);. — effets sur l'opinion de notre entourage ou sur l'opinion publique; — effets sur la justice sociale qui punit de l'amende, de la prison, des travaux forcés, etc. (sanctions pénales) ; — effets sur notre conscience.

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